Plus de cent ordres d’arrestation contre le dirigeant des FARC, Timoleon Jimenez dit «Timochenko», ont été suspendus pour faciliter les pourparlers de paix avec le gouvernement colombien à Cuba, a annoncé vendredi dernier le procureur général de Colombie. Timochenko a été reconnu comme négociateur.

 Timoleon «Timochenko» Jimenez

Timoleon «Timochenko» Jimenez

Il y a quelques jours, alors que des centaines de milliers de personnes manifestaient à nouveau à travers le Chili contre la réforme de l’enseignement, deux manifestants de 18 et 24 ans ont été abattus par le fils d’un propriétaire à Valparaiso. Les deux étudiants ont à présent été enterrés et des affrontements ont éclaté à Valparaiso entre la police et les émeutiers qui manifestaient en mémoire des deux morts.

Affrontements à Valparaiso.

Affrontements à Valparaiso.

Deux manifestants du mouvement des étudiants ont été tués par balle ce 14 mai à Valparaiso. Ils avaient 18 et 24 ans. Les manifestants étaient en train de coller des affiches sur la maison d’un homme qui serait sorti avec une arme et aurait fait feu sur la foule. Des rassemblements ont rapidement eu lieu partout au Chili en hommage aux deux morts.

Un des manifestants abattu à Valparaiso.

Un des manifestants abattu à Valparaiso.

Deux militaires colombiens ont été tués samedi par des guérilleros de l’ELN près de la ville de Cubara, au nord-est du pays, près de la frontière du Venezuela. Les militaires participaient à une opération de contre-guérilla ; la semaine passée, le président colopmbien Santos avait ordonné une offensive militaire contre l’ELN.

Combattantes de l'ELN

Combattantes de l’ELN

Le coup de filet, qui a mobilisé plus de 600 militaires, policiers et magistrats, s’est déroulé la semaine dernière dans plusieurs régions du sud et de l’est de la Colombie, des zones frontalières avec le Brésil et le Venezuela. Il a porté un coup au financement des FARC. Les autorités sont intervenues dans 63 sites d’exploitation illégale d’or, de tungstène ou encore de cobalt. Parmi les personnes interpellées figurent 12 guérilleros présumés des FARC ainsi que cinq étrangers, quatre Brésiliens et un Vénézuélien.

Une exploitation minière clandestine des FARC

Une exploitation minière clandestine des FARC

Après 46 jours de grève de la faim, les 4 prisonniers Mapuche ont trouvé un accord avec le gouvernement chilien : deux d’entre eux pourront être transférés au « Centre d’Etude et de Travail ». Les deux autres ne sont pas transférés mais ils auront un régime de visite moins restreints. Les 4 prisonniers avaient perdu entre 12 et 20kg et avaient été transférés à l’hopital Victoria.

Affiche de soutien aux prisonniers Mapuche.

Affiche de soutien aux prisonniers Mapuche.

Le 29 avril dernier, plus de 20.000 enseignants grévistes et leurs soutiens avaient manifesté à Curitiba dans le sud du Brésil contre une loi qui transfère la responsabilité du paiement de 33.500 enseignants du gouvernement vers la sécurité sociale, ce qui ne sera pas tenable à long terme. La police militaire a brutalement réprimé le rassemblement à coups de balles en caoutchouc, de gaz lacrymogènes et d’auto-pompes. Les représentants des syndicats ont de leur coté été empêché d’assister au vote de la loi qui s’est déroulé à huis clos.

La police militaire attaque les enseignants au Brésil.

La police militaire attaque les enseignants au Brésil.

Au Mexique, voilà déjà plus de sept mois qu’ont disparu les 43 manifestants étudiants d’Ayotzinapa. Dans le cadre de l’enquête, les autorités mexicaines viennent d’arrêter Francisco Salgado, l’ex-sous-directeur de la sécurité publique d’Iguala, la ville où avaient été kidnappés ces futurs maîtres d’écoles. C’est en effet Francisco Salgado qui aurait remis les étudiants aux membres d’un gang qui les ont exécutés, avant de brûler leur corps. Jusqu’alors, ce groupe de narcotrafiquants versait chaque mois à Salgado 35 000 euros, en échange d’une protection de la police municipale.

Manifestation pour les disparus d'Iguala

Manifestation pour les disparus d’Iguala

Le deuxième procès public de Carmen Villalba est l’occasion d’un déploiement de force exceptionnel: police, police anti-émeute, experts en explosifs, etc. La guérillera, dirigeant de l’Armée du Peuple Paraguayen (EPP) est jugée cette fois pour prise d’otages et risque 12 ans de prison pour des faits remontant au 11 juin 2007, lorsque Carmen Villalba a pris en otage un fonctionnaire de prison. Elle purge déjà actuellement une condamnation de 18 ans de prison.

Carmen Villalba

Carmen Villalba