Le 29 avril dernier, plus de 20.000 enseignants grévistes et leurs soutiens avaient manifesté à Curitiba dans le sud du Brésil contre une loi qui transfère la responsabilité du paiement de 33.500 enseignants du gouvernement vers la sécurité sociale, ce qui ne sera pas tenable à long terme. La police militaire a brutalement réprimé le rassemblement à coups de balles en caoutchouc, de gaz lacrymogènes et d’auto-pompes. Les représentants des syndicats ont de leur coté été empêché d’assister au vote de la loi qui s’est déroulé à huis clos.

La police militaire attaque les enseignants au Brésil.

La police militaire attaque les enseignants au Brésil.

Au Mexique, voilà déjà plus de sept mois qu’ont disparu les 43 manifestants étudiants d’Ayotzinapa. Dans le cadre de l’enquête, les autorités mexicaines viennent d’arrêter Francisco Salgado, l’ex-sous-directeur de la sécurité publique d’Iguala, la ville où avaient été kidnappés ces futurs maîtres d’écoles. C’est en effet Francisco Salgado qui aurait remis les étudiants aux membres d’un gang qui les ont exécutés, avant de brûler leur corps. Jusqu’alors, ce groupe de narcotrafiquants versait chaque mois à Salgado 35 000 euros, en échange d’une protection de la police municipale.

Manifestation pour les disparus d'Iguala

Manifestation pour les disparus d’Iguala

Le deuxième procès public de Carmen Villalba est l’occasion d’un déploiement de force exceptionnel: police, police anti-émeute, experts en explosifs, etc. La guérillera, dirigeant de l’Armée du Peuple Paraguayen (EPP) est jugée cette fois pour prise d’otages et risque 12 ans de prison pour des faits remontant au 11 juin 2007, lorsque Carmen Villalba a pris en otage un fonctionnaire de prison. Elle purge déjà actuellement une condamnation de 18 ans de prison.

Carmen Villalba

Carmen Villalba

Une grande offensive de l’armée gouvernementale contre l’ELN a été déclenchée le 18 avril. Des bombardements ont eu lieu à dans le Bagadó, dans les secteurs de Mutatá, Santa Isabel, la Esperanza, Limón, Alto Palmira, Kimpara, Quebradamonte, Alto Playa, Iguanero et Vivícora, provoquant des déplacement de populations indigènes.

Quatre guérilleros de l’ELN ont été tués lundi 20 avril dans une opération menée par l’armée et la police dans le nord-ouest de la Colombie dans le département de Choco (nord-ouest). Le commandant en seconde du front Manuel Hernandez el Boche, de l’ELN, a été abattu, ainsi que trois autres guérilleros assurant sa sécurité. Le 1er mai, des troupes de la 15e brigade de l’Armée a capturé « ‘Wilmar » ou « Piquiña », le commandant en second du Front Cacique Calarca, dans la localité de Tadó, toujours dans le Chocó. Plusieurs combattants ont été blessés dans cette opération.

Le commandant

Le commandant

Une équipe spéciale de la DINCOTE (police anti-terroriste) a arrêté Emeterio Máximo Contreras Rosales qui était recherché suite à un mandat d’arrêt à l’encontre de la Cour pénale nationale contre le terrorisme. Contreras Rosales, 62 ans, a été arrêté à Esperanza Alta, un faubourg de Chimbote. Contreras Rosales est accusé d’avoir, sous le nom de « camarade Lorenzo », dirigé la logistique du comité central régional n°1 du PCP-SL, dans la base régionale de Marcamachay de Cajabamba.

Emeterio Máximo Rosales Contreras

Emeterio Máximo Rosales Contreras

Nataly Casanova, Juan Flores et Guillermo Duran ont été rejoints par Enrique Guzmàn dans leur grève de la faim. Voici leurs revendications :

la ré-évaluation des preuves génétiques utilisées contre eux (en utilisant tous les critères scientifiques et pas uniquement ceux du procureur),

la fin des arrestations et du harcèlement envers ceux qui manifestent devant les prisons en solidarité avec eux,

la fin du harcèlement et des sanctions envers Nataly, Juan et les autres prisonniers en lutte,

la libération de Enrique Guzmàn, emprisonné pour avoir trop souvent visité les autres prisonniers, étant ainsi devenu un suspect à son tour,

que Nataly Casanova soit sortie du régime d’isolement, puisse avoir des contacts avec d’autres prisonniers et puisse sortir dans la cour pour un temps suffisant.

A ces revendications, Enrique en a ajouté une : la fin du régime de détention à domicile imposé à Guillermo Duran étant donné qu’aucune preuve n’a été trouvée contre lui.

Lors d’une manifestation contre un projet minier le 22 avril, un agriculteur de 61 ans a été tué, 12 autres manifestants ont été blessés. La manifestation s’opposait à une mine à ciel ouvert qui utilisera l’eau de l’Océan Pacifique pour l’irrigation avant d’être redirigée vers le village d’à coté, polluant massivement l’eau douce.

Un manifestant tué au Pérou.

Un manifestant tué au Pérou.

Les forces de sécurité péruviennes ont arrêté il y a quelques jours un membre présumé de la guérilla maoïste. L’homme, qui était en possession d’une armé, d’explosifs, d’une radio et de vidéo du PCP-SL a été arrêté dans le district de Sivia (province de Huanta). L’homme a été transféré par avion à Lima.

Combattants de la guérilla maoïste au Pérou

Combattants de la guérilla maoïste au Pérou