Pérou construira cette année 12 nouvelles bases militaires dans la vallée de la rivière Apurimac Ene et Mantaro (Vraem) pour lutter contre la guérilla maoïste du PCP-SL, a annoncé mardi le ministre de la Défense lors de l’inauguration de la nouvelle base militaire Boca anapati. Cette base, situé dans la ville de Satipo, à 440 km de Lima, est équipée de systèmes modernes d’alerte et la surveillance, de caméras de vision nocturne et d’un héliport. Le ministre a aussi déclaré que 8 des 24 hélicoptères MI-171 SP-P achetés à la Russie opèrent déjà contre la guérilla dans la région Vraem.

Hélicoptères Mi-171 péruviens

Hélicoptères Mi-171 péruviens

Ce mercredi 11 février, des milliers de professeurs venus de la région d’Oaxaca manifestaient sur une grande artère de Mexico pour réclamer le paiement des pensions, un statut à plein-temps, la libération des prisonniers politiques et le retour des étudiants disparus (déclarés morts par l’état). La police anti-émeutes a bloqué les manifestants avant la fin du rassemblement alors que ceux-ci comptaient rester dans les rues jusqu’à ce que leurs demandes soient acceptées. Les manifestants reviendront ce samedi.

Les centaines de policiers venus chasser les manifestants des rues.

Les centaines de policiers venus chasser les manifestants des rues.

Arrêté le 7 février après 5 ans de clandestinité, l’anarchiste Diego Rios est passé devant le tribunal le 9 février. Le procureur a tenté de ré-ouvrir le dossier ‘Caso Bombas’ dans lequel Diego avait été acquitté en son absence. Vraisemblablement, Diego sera jugé d’après la législation sur le contrôle des armes. Il est donc rentré dans une période de détention administrative de 30 jours. Diego était rentré dans la clandestinité il y a 5 ans après que sa mère l’ait dénoncé à la police chilienne pour possession et fabrication d’engins explosifs.

Affiche solidaire avec Diego Rios

Affiche solidaire avec Diego Rios

L’anarchiste Diego Rios a été arrêté à La Ligua après 5 ans de clandestinité. Il y était passé en 2009 après que sa mère ait découvert du matériel explosif lui appartenant et en ait informé la police. Le 7 février, une opération policière a aboutit à son arrestation. Des solidaires du collectif ‘Lucha Revolucionaria’ ont immédiatement collé des affiches en solidarité.

Affiche en solidarité avec Diego Rios

Affiche en solidarité avec Diego Rios

Gustavo Salgado Delgado, dirigeant du Front populaire révolutionnaire (FPR, organisation de masse du Parti communiste marxiste-léniniste), avait disparu le 3 février au retour d’un meeting avec des journaliers agricoles de la Montaña de Guerrero. Son corps a été retrouvé hier, décapité et portant des signes évidents de torture, à Ciudad Ayala dans le Morelos. Défenseur actif et connu des paysans pauvres de la région, il a été victime – comme les étudiants d’Ayotzinapa il y a quelques mois – d’un de ces groupes paramilitaro-mafieux reliés aux plus hautes sphères du pouvoir politique local, peut-être même au gouverneur de l’État comme le soutient son organisation dans un communiqué.

A l’aube du mardi 3 février, une attaque incendiaire a eu lieu contre le bureau du Partido Popular d’Espagne à Montevideo. L’action a été revendiqué en solidarité avec Mónica Caballero et Francisco Solar, détenus et incarcérés depuis plus d’un an par l’État espagnol, accusés d’appartenir à une « organisation terroriste » et d’avoir déposé un engin explosif en octobre 2013 dans la Basílique de Pilar à Saragosse.

L’armée colombienne a saisi, au sud-ouest du pays, 16 lance-roquettes antichars de fabrication russe RPG destinés au front n°29 FARC. C’est dans la ville de Pasto, capitale du département de Nariño, que ces armes ont été saisies avec 470 grenades. Cet armement aurait permis aux FARC d’attaquer les véhicules blindés qui assurent la sécurité du trafic, voire même les avions de reconnaissance de l’armée.

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Lundi matin, au moins 5 travailleurs haïtiens travaillant sur le chantier de construction de l’hôpital Darío Contreras, ont été blessés par des tirs de chevrotines, quand un employé de sécurité a tiré sur eux, alors que les ingénieurs procédaient à une réduction d’effectifs (de 350 à 100), l’hôpital entrant dans une phase de finition. Les ingénieurs auraient voulu payer moins de jours que prévu, ce qui aurait suscité le mouvement de protestation au cours duquel le vigile (un sergent de l’armée) à ouvert le feu sur à la chevrotines sur les protestataires, blessant au moins 5 d’entre eux.

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