Quatre membres du Agrupación Campesina Armada (Groupement Paysan Armé, ACA), que le gouvernement présente comme une scission de l’Armée du peuple paraguayen (EPP), ont été tués entre lundi et vendredi lors de plusieurs engagements contre la Force opérationnelle interarmées (FTC) déployée contre eux. Le département de Concepcion, situé à 500 km de la capitale Asuncion, est régulièrement le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et guérilleros. Des commandos de la police paraguayenne traquent le leader de l’ACA, Albino Jara Larrea, qui aurait été blessé vendredi lors d’une fusillade. Les guérilleros tués sont Andrés López Fernández (15 ans), Florence Eduardo Vega (21 ans), Hugo Martinez Daniel Lugo (23 ans) et Marcos Ojeda (20 ans), il serait mal plus albinos, cinq victimes.

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La contamination du fleuve Sonora par les épanchements de déchets toxiques, et la multiplication de barrages privés illégaux, construits par les grands propriétaires, en son long, causent une pénurie d’eau. Le 8 juin 2013, des Yaquis en résistance contre la construction de l’aqueduc « Independencia » avaient bloqué l’autoroute Mexico-Nogales. Un Yaqui en état d’ébriété, Francisco Delgado Romo, avait alors voulu forcer le barrage et avait failli écraser une femme et son fils. Il avait été jugé à ce moment là par autorités coutumières et privé temporairement de sa liberté et de son véhicule.

Le procureur général du Sonora a pris prétexte de cet incident vieux de 15 mois pour faire arrêter le porte-parole du mouvement de résistance yaqui, Mario Luna, et un autre représentant du mouvement, Fernando Jiménez Gutiérrez, en les accusant d’avoir coordonné la « séquestration » de Delgado Romo. Il s’agit d’une grossière manoeuvre d’intimidation du gouverneur de l’État du Sonora, lui-même récemment éclaboussé par un scandale au sujet de la construction illégale d’un barrage « privé » sur ses domaines fonciers. En effet le jugement d’us et coutumes prononcé contre Delgado Romo n’est pas de la responsabilité des inculpés, mais de celle des institutions traditionnelles yaquis.

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Après près de six mois de recherche, lors d’une attaque qui a coûté la vie a deux autres membres des FARC, Guarin Anibal Herrera, alias « Tomate », a été tué par l’armée colombienne. Guarin Anibal Herrera était un des principaux commandant opérationnel des FARC: il commandait la colonne Alirio Torres et coordonnait l’action des compagnies mobiles Víctor Saavedra et Alonso Cortés qui agissent dans la Valle del Cauca. Une prime d’un 1.500.000 dollars était offerte à qui permettrait sa capture. Cinq autres membres des FARC ont été capturés.

Militant à 15 ans, dès 1992, dans la Jeunesse Communiste (JUCO), Guarin Anibal Herrera était passé à la guérilla en 1995 en rejoignant le Front 44 des FARC, dans l’Oriente. C’est à partir de 2005, il a pris le commandement de la colonne mobiles Alirio Torres.

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53 paysans ont été blessés dont trois grièvement, après des affrontements avec la police anti-émeute (ESMAD) le 15 septembre dans le Putumayo. Ce dimanche, Arnoldo Muñoz, un paysan blessé à la tête lors des manifestations d’il y a deux mois est décédé décès à l’hôpital de Quito Ecuador.

Les centaines de manifestants paysans du corridor Puerto Vega-Teteye (une zone rurale du Puerto Asis) exigent des solutions efficaces à la crise sociale et environnementale causée par l’expansion des opérations du consortium Colombia Energy sur plus de 12.000 hectares dans le corridor, ce qui implique le déplacement d’environ 27 communautés.

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Ulser Pillpa Paitan, connu comme « le camarade Johnny » dans les rangs du PCP-SL, et qui avait a été arrêté en Bolivie en juin 2011 lors d’une opération contre le narco-trafic, et qui risquait prochainement l’extradition pour « terrorisme » vers le Pérou, s’est évadé mardi à l’aube avec trois autres prisonniers. Ils ont classiquement franchi le mur de la prison avec un corde de drap dans le quartier central de San Pedro de La Paz. Il s’était évadé une première fois en avril mais avait été repris en août.

Ulser Pillpa Paitán

Ulser Pillpa Paitán

Le groupe anarchiste Conspiration des cellules du feu (CCF) a revendiqué les deux attentats à la bombe survenus en juillet puis le 8 septembre dernier dans deux stations de métro d’un quartier chic de la capitale. Ces actions visaient les structures du pouvoir sur son territoire et non pas les consommateurs et/ou les travailleurs, a indiqué la CCF qui avaient prévu l’explosion à un endroit et un moment où elle ne pouvait blesser personne. Mais un employé a déplacé le sac dans un endroit passant et 14 personnes ont été blessées.

Cette revendication est intervenue quelques heures après l’annonce de l’arrestation de trois anarchistes, deux hommes et d’une femme, considérés comme suspects dans l’attentat du 8 septembre, dans le cadre d’une opération ayant mobilisé 200 carabiniers (photo). Il s’agit de Natalie Casanova Muñoz (26 ans), Juan Flores Riquelme (22 ans), et Guillermo Durán Méndez (25 ans). Ils nient leur participation. Durant les cinq jours à venir, la police doit mener des analyses ADN et chimiques (détection d’explosif). Ils sont détenu à l’isolement à la prison de Santiago 1 et de San Miguel.

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La ferme de Monte Peloni, non loin de la petite ville d’Olivarría, au sud de Buenos Aires était un des centres de détention clandestin où des militants de gauche, des syndicalistes et plus tard des membres du mouvement étudiant ont été torturés, violés et assassinés pendant la disctature, en 1976 et 1983. Quatre anciens militaires – généraux, sergents et officiers de renseignement – doivent répondre devant la Cour d’Olivarría pour leur rôle à Monte Peloni. Ils sont accusés de crimes contre l’humanité.

Lors du procès, les cas de 21 victimes seront analysés. La ville d’Olivarría avait été ébranlée début août par la réapparition du petit-fils d’Estela de Carlotto, la présidente de l’association des Grand-Mères de la place de Mai. Cet enfant avait été, comme tant d’autres, volé à sa mère biologique juste après sa naissance pour être donné à une famille proche du régime militaire.

En Argentine, on appelle « carancho » un oiseau charognard se nourrissant de cadavres d’animaux percutés sur les routes de la Pampa, et dont le nom a été repris pour désigner les avocats qui tirent profit de manière frauduleuse d’accidents de la route, allant jusqu’à monter ceux-ci de toutes pièces… Début juillet, lors d’une journée d’action des travailleurs de Lear, en lutte plus depuis trois mois, contre les licenciements, le traditionnel blocage de l’autoroute Panaméricaine avait été remplacé par une « opération escargot ». Face à des voitures roulant à 5 km / h, un gendarme s’est jeté sur une voiture pour faire semblant d’avoir été renversé et inculper le conducteur.

Plusieurs semaines après, une vidéo du « plongeon » du gendarme a fait le tour des médias. Sur cette même vidéo, on voit aussi un ancien militaire réembauché en tant que « coordonnateur d’opérations » par le secrétaire d’État à la sécurité infiltré dans les manifestations. Les autorités ont d’abord soutenu le gendarme, immédiatement surnommé le « gendarme  carancho  », puis ont du reconnaître les faits.

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Les affrontements, liés à l’éjection de 200 familles (800 personnes!) d’un grand hôtel squatté de São Paulo, se sont soldés par neuf arrestations «pour agression, vol, incendie et affrontements avec la police». Les affrontements ont commencé quand les occupants et des militants cagoulés solidaires ont résisté à l’ordre d’expulsion, se retranchant dans l’immeuble et lançant des pierres, des bouts de bois et même des vieux fauteuils sur les force de l’ordre. Cinq policiers auraient été blessés.

La police a riposté par des tirs nourris de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. À l’aide d’un blindé, elle a fini par entrer dans ce bâtiment de 20 étages et à en expulser les sans-logis qui l’occupaient depuis six mois. Ces derniers avaient érigé des barricades à proximité de l’immeuble. Ils ont envahi des magasins et incendié un bus devant le Théâtre municipal. Deux policiers et une femme enceinte ont été blessés et hospitalisés. Les affrontements se sont étendus à d’autres secteurs du centre de la capitale économique du Brésil où la police est intervenue contre des activistes ayant pris fait et cause pour les expulsés.

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Carlos Inchaustegui a été libéré samedi à la prison de sécurité maximale de Miguel Castro Castro après avoir été emprisonné pendant 22 années. Il avait été arrêté avec sa conjointe de l’époque, Maritza Garrido Lecca, et, Abimael Guzman, (le président Gonzalo) du PCP-SL. Maritza Garrido elle purge une peine de 25 ans de prison à la prison de Santa Monica.

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