Après avoir passé environ 20 ans en prison, José Miguel Sanchez a été libéré.
Déjà à minuit le 28 février, sa famille et ses camarades s’étaient rassemblés devant la prison de l’ex-Penitanciaria pour le saluer dans la rue. Parmi banderoles, tracts, des pétards et des slogans en faveur d’autres prisonniers révolutionnaires. Entre étreintes, des salutations et des affrontements verbaux avec les gardes, la journée s’est terminée par aucune arrestation. José Miguel Sánchez Jiménez était un membre actif de la lutte contre la dictature de Pinochet, faisant partie de la guérilla du FPMR. Dans la prétendue « transition démocratique » il a continue à lutter, avant d’être arrêté et condamné à 20 ans de prison pour différentes actions.

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Un projet de loi contre le terrorisme est en cours d’examen au Congrès de Brasilia. Le projet est contesté en raison du flou laissé autour de la définition de notion de « terrorisme », qui pourrait aboutir à un usage de cette loi contre certains mouvements sociaux. Ainsi le projet de texte de loi, n’exclurait la contestation sociale du champ du terrorisme uniquement « si les mouvements sociaux mènent des actions proportionnées », sans définir ceux-ci. Les mouvements sociaux s’inquiète: Est-ce qu’une occupation de terres par des militants des sans-terre sera considérée comme une action militante proportionnée ? Lorsqu’un bus sera brûlé, cela relèvera-t-il de la loi contre le terrorisme ? Il y a trois ans, au Chili, la loi contre le terrorisme a servi à réprimer une révolte étudiante.

Dès tôt le matin hier, des centaines de personnes ont bloqué des terminaux de bus à différents endroits de Bogota pour dénoncer la médiocrité des services publics, et notamment des transports en commun. Au moins sept terminaux du système Transmilenio ont été occupés. C’est à la station Suba que la situation s’est rapidement dégradée, la police anti-émeute ayant tiré des gaz lacrymogène depuis ses véhicules blindés. Un homme a chuté de trois mètres de haut et a été du être opéré d’urgence. Trois autres personnes ont également du être hospitalisées, tandis que quatre manifestants ont été soignés sur place. A la station Venecia, dans un autre quartier de Bogota, une femme enceinte a du être hospitalisée d’urgence après avoir inhalé des gaz lacrymogène.

Police anti-émeute à Bogota

Police anti-émeute à Bogota

Mardi et mercredi, des centaines de personnes se sont jointes au vaste mouvement de protestation contre l’immobilisme des autorités péruviennes en matière de développement dans le sud-est du pays. Les manifestants exigeaient que le gouvernement tienne ses promesses après l’annonce récente du report de divers travaux d’aménagement. Le président Ollanta Humala s’était, entre autre, engagé à construire un gazoduc et un aéroport à Cuzco. Au deuxième jour de contestation, la police anti-émeute a dispersé la foule à coups de tirs de gaz lacrymogène. Selon la presse locale, au moins cinq personnes ont été blessées, et un certain nombre de personnes ont été arrêtées.

Des robots Packbots, déjà utilisés en Irak, en Afghanistan et à Fukushima seront déployés au Brésil lors de la Coupe du Monde, le gouvernement brésilien a en effet signé un contrat de 7.2 millions de dollars pour l’acquisition d’une trentaine d’engins auprès de la société états-unienne IRobot. Les Packbots se déplacent sur chenilles, sont équipés d’un bras polyvalent, de plusieurs caméras haute-résolution, d’un GPS, d’une boussole et de divers engins de mesure destinés à détecter les explosifs. Les packbots patrouilleront pour détecter les colis suspects et surveiller les alentours des stades. En plus de celà, la police disposera d’un système de reconnaissance faciale capable de capter 400 images par seconde et de comparer les visages à une base de données de 13 millions de visages.

Un robot 'Packbot'

Un robot ‘Packbot’

Plus de mille personnes, encadrées par un important dispositif policier, ont défilé hier contre la tenue de la prochaine Coupe du Monde au Brésil à Sao Paulo. A la fin de ce vaste rassemblement, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser la foule rassemblée dans le centre-ville, entraînant une soirée d’affrontements. Le porte-parole de la manifestation a déclaré ‘Il n’y avait même pas une vitre cassée, mais la police a commencé à attaquer tout le monde’. Des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes ont été tirées contre les manifestants qui hurlaient ‘Police terroriste’. En fin de soirée, la police militaire a déclaré que 230 personnes avaient été interpellées. Au moins sept personnes ont été blessées.

Affrontements police/manifestants à Sao Paulo

Affrontements police/manifestants à Sao Paulo

Cinq policiers ont été tués et trois autres blessés lundi dans une embuscade des FARC dans la municipalité de Taraza (département d’Antioquia, nord-ouest du pays), où ces agents se livraient à l’arrachage de plants de coca. Les blessés ont été transportés vers les centres hospitaliers les plus proches, avec l’appui de l’armée de l’air.

Le gouvernement péruvien a demandé à l’Argentine l’extradition d’Oswaldo Quispe Caso. Celui-ci serait poursuivi comme dirigeant présumé du PCP-SL par la Chambre criminelle permanente de la Cour suprême pour plus attaques à l’explosifs contre diverses entreprises et plusieurs organismes publics, et pour la mort de plusieurs policiers.

La guérilla maoïste a attaqué coup sur coup deux bases « contre-subversives » mardi dans la région de la vallée de la rivière Apurimac Ene et du Mantaro (VRAEM). La base située à Union Mantaro a été longuement mitraillée par les combattants du PCP-SL à partir les collines environnantes. Au même moment, une autre base était attaquée de la même manière dans le secteur voisin de Vila Quinoa Tincuy.