Au Chili, la journée du jeune combattant commémore l’assassinat le 29 mars 1985 de deux jeunes frères : Rafael et Eduardo Vergara Toledo par des Carabiniers de la dictature de Pinochet. Cette date, devenue éphéméride au Chili, beaucoup d’organisations sociales, anarchistes et des mouvements politiques de gauche réalisent différentes actions culturelles, politiques et mémorielles en commémoration.

En prélude à la journée du jeune combattant, la nuit du dimanche 24 mars a été le théâtre d’affrontements entre les Forces spéciales des Carabiniers et des manifestants dissimulés sous leur capuche alors qu’ils construisaient et incendiaient des barricades dans la région métropolitaine de Villa Franca, bloquant ainsi totalement le trafic sur l’Avenue 5 avril. C’est à l’aide d’autopompes que les Forces Spéciales ont pu venir à bout des incendies constituées par les barricades de planches et de poubelles et à disperser les manifestants. Les Forces Spéciales qui ont affronté les manifestants sont restées sur place.

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Le « Bataillon de Choc » de la police militaire brésilienne est entré en force dans l’ancien Musée de l’Indien (à Maracanã, Rio de Zone Nord) occupé pas des activistes indigènes. Les policiers ont utilisé du gaz au poivre, des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes, et tiré des balles en caoutchouc. Un occupant a été hospitalisé. Les manifestants ont alors essayés de barrer les routes et les affrontements se sont poursuivis.

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Quatre membres du Front nord du PCP-SL ont été arrêtés par des agents de la police nationale dans les départements de Piura et de Cajamarca. Parmi eux celui qui est présenté comme le commandant politique di Front nord,, Solomon Julca Julca Filimon Parra Parra, camarade « Antoni », qui est accusé notament de l’attaque de plusieurs bases militaires et de nombreuses embuscades. On également été capturés Marcial Salvador Huamán (70 ans), Germán Salvador Huancas (42 ans ) et Víctor Puelles Huamán (40 ans).

La nouvelle a des arrestations intervient en pleine recrudescence de l’activité de la guérilla maoïste. une colonne du PCP-SL a ainsi dynamité vendredi une tour relais de téléphonie fixe et mobile dans le district de Llochegua. C’est la troisième tour ainsi dynamitée en quelques temps.

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Le procès de l’ex-dictateur guatémaltèque Efraín Ríos Montt, 86 ans, accusé de génocide et de crimes contre l’humanité, a débuté. Efraín Ríos Montt comparaît en même temps que l’ancien général et chef du renseignement José Mauricio Rodriguez Sánchez. Tous deux sont accusés d’être responsables de 17 massacres, et plus précisément de la mort de 1.771 Indiens de l’ethnie ixil, dans le département de Quiché, pendant la guerre civile qui en trente-six ans (1960-1996) a fait plus de 200.000 morts. Les massacres étaient commis par des membres des forces de contre-guérilla Kaibiles déguisés pour se faire passer pour des guérilleros de la gauche révolutionnaire (tactique « false flag »). Le procès d’Efraín Ríos Montt, qui a dirigé le pays en 1982 et 1983, au moment le plus violent de la guerre civile.

Le Comité d’Unité paysanne (CUP) du Guatemala a dénoncé l’enlèvement de quatre leaders de la communauté indigène de Santa María Xalapán, Jalapa, ce dimanche 17 mars. Il s’agit de Roberto González, Président du Parlement Xinca et responsable de la communauté xinca de la Montaña de Santa María, Xalapán, d’ Exaltación Marcos Ucelo, Secrétaire du Parlement Xinca qui était très engagé dans le suivi des recherches relatives aux droits historiques de la terre telles que prévues par les accords engrangés par la marche paysanne de 2012, de Rigoberto Aguilar et de Roberto López.

Les quatre représentants du Parlement Xinca participaient en tant qu’observateurs à une consultation populaire relative à l’activité minière dans le village El Volcancito de San Rafael Las Flores, Santa Rosa. Ils ont quitté les lieux vers 20 heures. Une douzaine d’individus cagoulés ont intercepté le pick up dans lequel ils voyageaient lors de leur passage par le village Pino Dulce, Mataquescuintla, Jalapa. Rigoberto Aguilar et Roberto López ont réussi à s’échapper. Le corps sans vie d’Exaltación Marcos Ucelo a été retrouvé ce lundi matin dans un ravin.

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EDIT: La population a bloqué les entrées de la ville de Jalapa en signe de protestation et pour exiger qu’une enquête soit réalisée sur ces évènements. Selon le Ministre de l’Intérieur, Le Président du Parlement Xinca, Roberto González a été retrouvé lundi soir dans un hôtel de Chimaltenango suite à l’intervention d’un commando anti séquestration. Le CUP dénonce l’existence d’escadrons de la mort à la solde d’entrepreneurs et de latifundistes qui commettent des assassinats systématiques de leaders indigènes et paysans et la criminalisation de leur lutte par le Ministre de l’Intérieur

Deux soldats ont été tués dimanche dans l’explosion d’un IED dans un secteur rural de San Andres de Cuerquia, une localité d’environ 7 000 habitants située à 560 kilomètres de Bogota, dans la province d’Antioquia. Deux enfants qui se trouvaient à proximité ont été blessés. Cette action est attribuée par les média aux FARC, qui auraient mis fin fin à leur cessez-le-feu unilatéral, mais comme il survient avant la reprise des pourparlers de paix avec le gouvernement, l’hypothèse d’une provocation n’est pas à exclure.

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Jeudi, un appel à manifester à Santiago avait été lancé sur divers médias sociaux pour exiger que soit mis fin aux bénéfices financiers dans le domaine de l’éducation. Le rassemblement, qui avait été interdit par les autorités de la capitale a été étouffé par les forces de l’ordre. Le lieu de rendez-vous avait été préventivement quadriller de barrières et autres obstacles placés par les forces de l’ordre qui ont tiré des gaz lacrymogènes et ont utilisé des canons à eau pour empêcher les étudiants de se rassembler.

Policier chilien

Policier chilien

Les forces de sécurité péruviennes ont attaqué ce qu’elles présentent comme une des principales bases de la guérilla maoïste dans la région de la vallée de l’Apurimac, Ene et Mantaro (VRAEM). Les militaires affirment avoir tué cinq guérilleros, mais n’ont produit aucun corps, ce qui trahit sans doute un « effet d’annonce » propagandiste. Ils affirment également que ce camp était celui d’un des principaux commandants du PCP-SL, Jorge Quispe Palomino, le « camarade Raul », et que l’opération avait pour but de le capturer. Plusieurs effets personnels de ce derniers ont été trouvés dans cette base.

L’offensive de contre-guérilla nommée « crépuscule rouge » s’est déroulée du 23 février au 1er mars dans la zone de la jungle de Vizcatan, dans la région d’Ayacucho. La base avait une cuisine, une grande terrasse pour les réunions politiques, une crèche pour les enfants des guérilleros et un silo. Contrairement à ce que nous écrivions dans notre premier article article sur cette offensive, la « camarade Carmen » n’a pas été capturée. Un guérillera a bien été tuée mais les autorités parlent parfois de la « camarade Carmen », parfois de la « camarade Luisa », deux membres du PCP-SL recherchées de longue date par la contre-guérilla.

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