Vendredi 6 juillet, les Mapuches ont occupés la ferme El Natre pour exiger le départ des latifundistes et la restitution des terres usurpées à la Communauté Wenteche. Ils ont été expulsés par les forces spéciales GOPE qui sont intervenues avec des véhicules blindés et des hélicoptères pour trouver les responsables de l’action. Un membre de la Coordinadora Arauco Malleco, Ernesto Chachallao, recherché depuis 2009 pour son implication présumée dans l’incendie d’une ferme en 2006, a été arrêté ainsi que deux autres comuneros.

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L’ancien dictateur argentin Jorge Videla (1976-1981) a été condamné jeudi à Buenos Aires à 50 ans de prison pour vols de bébés d’opposants sous la dictature (1976-1983), et un de ses co-accusés, Reynaldo Bignone, au pouvoir en 1982 et 1983, à 15 ans, a annoncé le tribunal. Des peines de 40 à 15 ans de prison ont été infligées à plusieurs autres co-accusés, également poursuivis pour avoir participé à un « plan systématique » de vol et d’appropriation de bébés d’opposants.

« Toutes celles qui ont accouché, que je respecte en tant que mères, étaient des militantes actives de la machinerie du terrorisme. Elles ont utilisé leurs enfants comme boucliers humains », a affirmé l’ancien général. Après l’accouchement, les jeunes femmes étaient droguées et embarquées dans des avions par des militaires qui les jetaient en plein vol dans l’océan.

Jorge Videla purge déjà deux peines de prison à perpétuité pour crime contre l’humanité. Reynaldo Bignone purge également deux peines (perpétuité et 25 ans de prison), pour violation des droits de l’homme. Au total, 11 personnes comparaissaient depuis février 2011 à Buenos Aires dans ce premier procès pour « vol systématique » et appropriation d’enfants. On évalue à environ 500 le nombre de « bébés volés » puis « adoptés » par des familles proches du régime sous la dictature.

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La police péruvienne s’est emparée d’un important camp du PCP-SL dans une zone de difficile accès des environs de San Martín de Pangoa (région de Junín, VRAE). Dix maoïstes ont été capturés après une fusillade, des armes et des équipements ont été saisies, et plusieurs enfants vivant dans ce camps (de 2 à 7 ans) ont été confiés à une institution publique.

Le gouvernement péruvien a décrété l’état d’urgence dans la région de Cajamarca (nord) après que trois personnes eurent été tuées et 20 blessées lors d’affrontements entre forces de sécurité et manifestants hostiles à un projet de mine d’or de la société américaine Newmont évalué à 5 milliards de dollars. Les opposants au projet redoutent principalement l’impact de la mine sur les fragiles ressources en eau de la région. Le projet doit sacrifier quatre lacs-réservoirs d’altitude pour les remplacer par des lacs artificiels

Plus de 1000 personnes, qui manifestaient dans la ville de Celendin, s’en sont pris aux bâtiments municipaux par des jets de pierre, en reprochant au maire de Celendin d’être favorable au chantier. Les forces de l’ordre ont répliqué par des tirs à de grenades lacrymogènes et des charges. Fin 2011, la province avait été en partie paralysée par une série de manifestations et de bloquages de routes contre le projet de cette mine, Conga, qui est le plus gros investissement minier du pays (4,8 milliards de dollars). Il doit voir le jour d’ici 2014. Le gouvernement avait alors déjà décrété l’état urgence.

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Des centaines de professeurs ont affronté hier matin à la police dans la localité de Tacna. Les incidents ont commencé quand un groupe des professeurs a attaqué la porte du siège du Gouvernement Régional. La police montée est intervenue, qui s’est faite bombarder d’oeufs, des légumes et des bouteilles. Une enseignante a été blessée d’une coupure dans la tête dans les affrontements qui ont suivi.

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Une colonne d’une vingtaine de combattants du PCP-SL s’est emparé de la localité de Huayopampa, (district de Kimbiri, vrégion de la VRAE). Recherchant en vain les dirigeants du « comité d’auto-défense » mis en place par le gouvernement, les guérilleros maoïstes ont rasseùmblé la population, ont tenu un meeting politique, l’invitant à ne pas appuyer les plans anti-guérilla du gouvernement.

L’armée colombienne est parvenu à encercler un détachement de 20 guérilleros de l’ELN dans une zone rurale autour des villages de Barbacoas et Samaniego (province de Nariño, frontelière de l’Equateur). 16 d’entre eux ont été fait prisoniers. Les opérations de contre-guérilla se multiplient depuis le 13 juin dernier, mobilisant trois brigades et quatre bataillons.