Les enseignants du Sindicato Unitario de Trabajadores en la Educación, qui suivent actuellement une nouvelle grève, se sont affrontés à la police ce matin à la Plaza de Armas, dans le centre de Lima, face au Palais du Gouvernement. La police a dfait unsage d’autopompe et de lacrymogène. Les enseignants péruviens sont en grève depuis le 18 juin.

La manifestation des enseignants dans le centre de Lima

La manifestation des enseignants dans le centre de Lima

Les vagues de protestation et leur répression se poursuivent au Nicaragua. Le vaste mouvement de protestation est, comme au Venezuela, un mélange de légitimes protestations populaires (en l’occurrence, contre le népotisme et la corruption du gouvernement Ortega, héritier de la guérilla sandiniste) et de manoeuvres de déstabilisation des forces de droite liées à l’impérialisme et à la grande bourgeoisie. Le bilan du mouvement, dont l’étincelle a été une protestation contre la réforme de la loi sur les retraites (voir notre article) serait de plus de 200 morts et 1300 blessés.

L’Église catholique est la principale force médiatrice. C’est ainsi qu’elle a obtenu la libération de jeunes protestataires. C’est aussi sous ses auspices que les négociations gouvernement/opposition ont repris ce lundi. Il est question d’élections anticipées qui devraient en mars 2019 (au lieu de fin 2021 comme prévu par la loi).

Insurgés défendant une barricade avec des armes artisanales

Insurgés défendant une barricade avec des armes artisanales

Mercredi 20 juin, un membre présumé du front Manuel Hernandez de l’ELN a été arrêté dans la municipalité de Medio Atrato (dans le département de Choco). Ce combattant portant l’alias « Le Grand » serait responsable des finances de la guérilla et de l’exploitation de ses gisements miniers. Cette capture a été réalisée dans le cadre du plan Horus de la force opérationnelle interarmées de la septième division et a bénéficié du soutien de la police du département.

Les négociations entre l’ELN et le gouvernement sont a l’arrêt depuis le 15 juin à cause du deuxième round des élections présidentielles. Ces dernières ont été gagnées, dimanche 17 juin par Ivan Durque, candidat conservateur et proche de l’extrême droite, qui est partisan d’une attitude plus dure envers l’ELN (voir notre article). Suite à cette victoire, Pablo Beltran, négociateur de l’ELN, a appelé le futur président à continuer les négociations de paix.

Pablo Beltrán

Pablo Beltrán

16 combattants des FARC opposés à l’accord de paix de 2016 ont été tués dans un bombardements réalisé par les Kfir et les SuperTucano de l’aviation colombienne dans la municipalité de Fortul (Arauca). Le bombardement visait les Fronts (dissidents) 1, 10 et 45 des FARC, commandés par Alexis Enrique Ramos, surnommé « El Burro », qui se trouve parmi les morts. Il s’agit du second bombardement contre ces dissidents des FARC depuis le début de l’année. Fin mai, une autre opération militaire avait tué onze dissidents des FARC (voir notre article). Sans commandement unifié, les groupes dissidents compteraient environ 1.200 combattants et opèrent dans des zones isolées de Colombie où ils se lient parfois avec l’ELN.

Image du bombardement

Image du bombardement

Au moins six soldats péruviens ont été blessés (dont un sous-officier très gravement) lors d’un affrontement avec la guérilla maoïste en début de semaine. L’affrontement a eu lieu le 11 juin à 11h20 heure locale, lorsque la guérilla a attaqué la base de « contre-terrorisme » Nueva Libertad, dans la région centrale de Junin (VRAEM). L’attaque contre la base militaire a eu lieu quatre jours seulement après l’embuscade qui a coûté la vie à quatre policiers dans la province de Churcampa (voir notre article).

Militaires de la base de

Militaires de la base de

Quatre policiers ont été tués dans une embuscade de la guérilla maoïste dans la vallée des rivières Apurimac, Ene et Mantaro (VRAEM), au Pérou. L’attaque a eu lieu environ 17 heure locale dans la zone connue sous le nom Huajoto, sur la route reliant les districts de Churcampa et Anco, dans la province de Churcampa. Les policiers ont été mitraillés alors qu’ils se déplaçaient dans un fourgon de police. Des policiers venus à leur secours ont également essuyé des coups de feu de la part des combattants du PCP-SL qui ont laissé un document sur place.

L'embuscade de jeudi à Huajoto

L’embuscade de jeudi à Huajoto


Le document laissé sur place par les guérilleros

Le document laissé sur place par les guérilleros

Ce lundi l’ELN a décrété un nouveau cessez-le-feu unilatéral pour le deuxième tour des élections présidentielles pour le week-end du 17 juin. Au premier tour, le candidat de droite conservateur Ivan Duque, l’avait emporté. Il est notamment opposé à l’accord de paix avec les FARC et partisan d’une approche plus dure avec l’ELN. Un autre cessez-le-feu unilatéral avait déjà été appliqué par l’ELN au cours du premier tour des élections (voir notre article).

Par ailleurs, vendredi 8 juin, trois membres présumés du front urbain de l’ELN ont été arrêtés à Bogota. Ils sont accusés d’homicide, de détention et de port d’arme illégal. Il s’agirait de trois coordinateurs du groupe : Jusef Morales Betancur, alias Manuel, coordinateur de la structure; Harry Alejandro Gil, alias Óscar, coordinateur logistique, et Julián Andrés Gil, coordinateur de masse dans les universités publiques.

Membre de l'ELN

Membre de l’ELN

Mardi 5 juin, quatre soldats de l’armée colombienne, dont deux sous-officiers ont été blessés dans des affrontements avec l’EPL dans la région du Catatumbo. Ces combats ont lieu dans la zone rurale de Hacari, dans le cadre d’une offensive lancée par la task force Tarea Vulcano. Cette offensive a pour but la prise de contrôle par l’armée de la région de Catatumbo et plus largement du département du nord de Santander.

Deux civils ont également été blessé dans des bombardements de l’armée. Le ministère public a appelé les civils à ne pas se déplacer en masse au risque de générer des bombardement de l’armée.

Combattants de l'Ejército Popular de Liberación (EPL)

Combattants de l’Ejército Popular de Liberación (EPL)

Une manifestation, appelée « Fermer le Congrès » et convoqué sur les réseaux sociaux, s’est terminée dans le centre historique de Lima par des affrontements avec la police anti-émeute. Cette manifestation rassemblant des citoyens, des groupes politiques, des syndicats et des étudiants, a commencé Plaza San Martín. Après avoir arpenté plusieurs rues du centre historique, les manifestants ont été empêchés de se rendre au siège du Congrès par la police anti-émeute, ce qui a provoqué plusieurs affrontements dans lesquels un véhicule de police a été incendié.

C’était la deuxième marche du genre qui a eu lieu depuis jeudi dernier à Lima contre le Congrès. Les mobilisations font suite à la révélation par les médias locaux d’une série d’achats faites par le Congrès (ainsi pour des dizaines de milliers de dollars de téléviseurs et de réfrigérateurs, probablement pour que les congressistes puissent suivre la Coupe du monde…) alors que le gouvernement promeut une politique d’austérité dans la dépense des fonds publics.

Un véhicule de police en feu hier dans les rue de Lima

Un véhicule de police en feu hier dans les rue de Lima

Santiago Quispe Aroni (58 ans), qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour appartenance au PCP-SL, a été arrêté à Vítor (Arequipa). Il était recherché par le tribunal de Juliaca depuis octobre 2017 pour avoir participé aux écoles de formation pour les nouveaux militants de PCP-SL mais aussi pour homicide (à Juliaca) et « vols aggravés » en mars et avril 2017 à Cusco. Pour sa capture, le programme « Most Wanted » du ministère de l’Intérieur offrait 15.000 soles.

Santiago Quispe Aroni

Santiago Quispe Aroni