Ce mercredi 25 juillet, plus de 50.000 personnes ont participé à la sixième marche nationale pour un avortement légal, libre et sûr au Chili réclamant le droit à l’avortement sans motif et à une éducation non sexiste. Lors de la marche, trois femmes ont été poignardées et un carabiner bléssé. Les attaques ont été revendiquées par le groupe néo-nazi «Movimiento social patriota » via les réseaux sociaux.
D’après nos informations, les trois femmes vont bien.

Cette marche est organisée depuis 2013, tous les 25 juillet, en réaction à l’affaire Belén, une jeune fille de 11 ans, qui s’est retrouvée enceinte après avoir été violé par son beau-père et qui a dû poursuivre sa grossesse malgré son âge. En août 2017, le parlement avait ouvert le droit à l’avortement pour trois raisons: risque de vie de la mère, non-viabilité du fœtus à la naissance et viol. Jusque là, l’avortement était interdit sous toutes ses formes.

Sixième marche nationale pour un avortement légal, libre et sûr au Chili

Sixième marche nationale pour un avortement légal, libre et sûr au Chili

Lundi 23 juillet, l’armée colombienne a mené une opération dans la région de Santander visant à libérer un homme d’affaire que l’ELN avait capturé. Cette opération a mené à des combats entre l’ELN et l’armée, au cours de laquelle un guérillero a été tué et trois autres capturés.

L’ELN et le gouvernement sont toujours dans leur sixième round de négociation. Le gouvernement colombien refuse cependant de mettre en place un cessez-le-feu si certaines conditions ne sont pas remplies. Le gouvernement demande que l’ELN arrête de détenir des prisonniers. Il demande également que les forces gouvernementales puissent circuler dans l’ensemble du pays sans avoir besoin de l’autorisation de la guérilla.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Le mois passé, Freddy Fuentevilla Saa a été libéré de la prison de haute sécurité de Santiago du Chili, après dix ans et presque trois mois d’emprisonnement. Militant marxiste-léniniste, Freddy a été accusé d’avoir participé à l’attaque de la Banco Santander en septembre 2007 à Valparaíso et à celle de la Banco Security en octobre 2007 à Santiago, au cours de laquelle un sous-officier des carabinier a été tué. Il a été arrêté en Argentine le 15 mars 2008 avec un anarchiste, Marcelo Villarroel. Ils ont ensuite été expulsés vers le Chili le 15 décembre 2009. Freddy, Marcelo et Juan Aliste Vega, un autre anarchiste, ont été inculpés ensemble des deux attaques de banques. Le 2 juillet 2014, Freddy avait été condamné à 15 ans de prison (voir notre article)

 Freddy Fuentevilla Saa

Freddy Fuentevilla Saa

Un sous-officier des troupes d’élite de la marine a été tué aujourd’hui jeudi dans un raid de l’armée contre un camp de la guérilla du PCP-SL dans un territoire accidenté du centre du Pérou, la région de Vizcatán, une partie de la VRAEM (vallée des rivières Apurímac, Ene et Mantaro). Les militaires ont capturé quatre guérilleros, les autres parvenant à échapper à l’encerclement, et récupéré armes et équipements.

Opération anti-guérilla au Pérou

Opération anti-guérilla au Pérou

Samedi 7 juillet, l’ELN a abattu un soldat lors d’un affrontement avec l’armée colombienne. Cet affrontement s’est déroulé dans le cadre d’une attaque de l’ELN dans une zone rurale de la municipalité de San José de Palmar, dans le département du Chocó (ouest). Une autre attaque contre un poste de police du village d’Andagoya, situé également dans le département du Chocó, a également été menée le même jour, possiblement par l’ELN.

Ces affrontements ont eut lieux alors que l’ELN et le gouvernement en sont à leur sixième round de négociations en vue d’un cessez-le-feu bilatéral. Ces négociations semblent cependant fortement compromises par l’arrivée au pouvoir du président Ivan Duque partisan d’une ligne dure envers l’ELN (voir notre article).

Combattante de l'ELN

Combattante de l’ELN

Lundi 2 juillet, l’ELN et le gouvernement colombien ont entamé le sixième cycle des négociations (voir notre article). A l’issue de la première journée l’ELN a annoncé qu’elle n’était pas parvenue à un accord avec le gouvernement colombien sur un cessez-le-feu bilatéral.

Depuis la fin des élections, l’ELN et le gouvernement colombien de Juan Manuel Santos ont mené des négociations intenses, pour parvenir un accord avant la prise de fonction du président élu Ivan Duque. Cependant les négociations portant sur un cessez-le-feu bilatéral n’ont pas abouties. Cet échec serait du à l’intransigeance du gouvernement colombien. Celui-ci refuserait de se conformer au droit international, de modifier sa politique sur la protection de l’environnement face à l’industrie minière et la privatisation des pipelines de pétrole. Enfin le gouvernement n’apporterait pas de solutions aux persécutions et aux assassinats des leaders de mouvements sociaux.

Pablo Beltrán

Pablo Beltrán

Lundi 25 juin, l’ELN et le nouveau gouvernement colombien ont annoncé qu’ils reprendront les pourparlers de paix à la Havane le 2 juillet. Il s’agira du début du sixième cycle de négociations qui devait initialement être entamé le 20 juin. Cependant il avait été reporté sur proposition du gouvernement colombien sortant afin qu’il ait le temps de communiquer avec le nouveau gouvernement sur la continuité du processus de paix.

L’ELN est préoccupée par l’arrivée au pouvoir du nouveau président, Iván Duque, qui souhaite établir une ligne plus dure vis-à-vis de l’ELN (voir notre article). A ce titre, il a récemment marqué son scepticisme par rapport au bilan actuel des négociations et a affirmé vouloir revenir sur certains accords déjà conclus entre l’ELN et le précédent gouvernement.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Les enseignants du Sindicato Unitario de Trabajadores en la Educación, qui suivent actuellement une nouvelle grève, se sont affrontés à la police ce matin à la Plaza de Armas, dans le centre de Lima, face au Palais du Gouvernement. La police a dfait unsage d’autopompe et de lacrymogène. Les enseignants péruviens sont en grève depuis le 18 juin.

La manifestation des enseignants dans le centre de Lima

La manifestation des enseignants dans le centre de Lima

Les vagues de protestation et leur répression se poursuivent au Nicaragua. Le vaste mouvement de protestation est, comme au Venezuela, un mélange de légitimes protestations populaires (en l’occurrence, contre le népotisme et la corruption du gouvernement Ortega, héritier de la guérilla sandiniste) et de manoeuvres de déstabilisation des forces de droite liées à l’impérialisme et à la grande bourgeoisie. Le bilan du mouvement, dont l’étincelle a été une protestation contre la réforme de la loi sur les retraites (voir notre article) serait de plus de 200 morts et 1300 blessés.

L’Église catholique est la principale force médiatrice. C’est ainsi qu’elle a obtenu la libération de jeunes protestataires. C’est aussi sous ses auspices que les négociations gouvernement/opposition ont repris ce lundi. Il est question d’élections anticipées qui devraient en mars 2019 (au lieu de fin 2021 comme prévu par la loi).

Insurgés défendant une barricade avec des armes artisanales

Insurgés défendant une barricade avec des armes artisanales

Mercredi 20 juin, un membre présumé du front Manuel Hernandez de l’ELN a été arrêté dans la municipalité de Medio Atrato (dans le département de Choco). Ce combattant portant l’alias « Le Grand » serait responsable des finances de la guérilla et de l’exploitation de ses gisements miniers. Cette capture a été réalisée dans le cadre du plan Horus de la force opérationnelle interarmées de la septième division et a bénéficié du soutien de la police du département.

Les négociations entre l’ELN et le gouvernement sont a l’arrêt depuis le 15 juin à cause du deuxième round des élections présidentielles. Ces dernières ont été gagnées, dimanche 17 juin par Ivan Durque, candidat conservateur et proche de l’extrême droite, qui est partisan d’une attitude plus dure envers l’ELN (voir notre article). Suite à cette victoire, Pablo Beltran, négociateur de l’ELN, a appelé le futur président à continuer les négociations de paix.

Pablo Beltrán

Pablo Beltrán