Le 21 mars, les forces de l’ordre ont procédé à l’expulsion du centre social occupé « La Solidaria » rue Fernández Crespo, à Montevideo. Deux personnes ont été arrêtées le jour même de l’expulsion, juste après les protestations contre celle-ci. Le 4 avril, des membres des services de renseignement et de la police ont effectué deux perquisitions conjointes liées à « La Solidaria ». Les perquisitions se sont soldées par l’arrestation de cinq personnes, dont une a été mise en examen pour dégradations. Une sixième personne a été ensuite arrêtée puis relâché quelques heures après avec une convocation. Le 21 mars, une manifestation a été organisée à Montevideo contre l’expulsion de « La Solidaria », qui a donné lieu à des affrontements avec les forces de sécurités, et une nouvelle manifestation est prévue ce jeudi 20 avril.

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Bacilio Chiquez Chacon, 44 ans, a été arrêté par la police alors qu’il circulait en mototaxi à Huanchaquito, (district de Huanchaco, province de Trujillo). Il était porteur d’une arme de fabrication artisanale permettant de tirer des cartouches de fusil de chasse. L’homme avait déjà purgé une peine dans la prison « Huacaris » de Cajamarca dans les années 1994-2001 pour son appartenance au PCP-SL. Il n’est pour l’instant inculpé que de détention illégale d’armes à feu et a été emprisonné.

Bacilio Chiquez Chacon

Bacilio Chiquez Chacon

Un soldat a été tué et un autre blessé lors d’une attaque menée par la guérilla de l’ELN contre une patrouille militaire dans une zone rurale du département de Cauca. C’est dans la municipalité de Caloto que l’embuscade a eu lieu. Elle a été menée par les combattants de la Compagnie Milton Hernandez Ortiz, du Front Manuel Vasquez Castano de l’ELN.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Près de 90.000 étudiants ont défilé mardi dans les rues de Santiago contre un projet de loi soutenu par le gouvernement qui vise à réformer le système d’enseignement supérieur. La manifestation, organisée par la Confédération chilienne des étudiants (CONFECH) et d’autres groupes, a été rejointe par de nombreux enseignants. Quelques affrontements avec la police ont été signalés. La police anti-émeute a tiré des gaz lacrymogènes et utilisé des canons à eau contre des groupes de manifestants masqués. 68 manifestants ont été arrêtés. Les étudiants appellent depuis 2011 à la gratuité de l’enseignement supérieur, une promesse électorale de la présidente Bachelet qui ne se traduit que par de timides réformes. Des protestations ont également eu lieu dans les villes de Concepcion, Arica, Temuco et Puerto Montt, mais sans incident.

La manifestation d'hier à Santiago

La manifestation d’hier à Santiago

Les troupes de l’armée ont découvert à Laureles 2, dans la municipalité de Arauquita (département de l’Arauca), un dépôt de 55 IED appartenant à la Commission «Camilo Cienfuegos » du Front « Domingo Lain Saenzé » de l’ELN. Les engins explosifs étaient emballés dans des containers métalliques. Ils ont été détruits par les experts du Groupe d’explosifs et de démolition (Exde) de la Brigade mobile n°5.

Un expert de l'EXDE préparant la destruction des IED de la guérilla

Un expert de l’EXDE préparant la destruction des IED de la guérilla

De violents affrontements ont eu lieu ce lundi en Argentine entre les forces de police et des enseignants venus manifester devant le Congrès à Buenos Aires. Depuis des semaines, ces derniers réclament une hausse des salaires. Ils avaient décidé d’installer sur le site un campement, une école publique itinérante comme symbole de leur protestation. La police ne leur en a pas laissé le temps. Quatre personnes ont été arrêtées.

Le 22 mars derniers, les enseignants en grève envahissaient le centre de Buenos Aires

Le 22 mars derniers, les enseignants en grève envahissaient le centre de Buenos Aires

Les faits se sont passés le 17 mars, trois policiers péruviens ont été tués et un autre a été blessé après avoir été pris en embuscade lorsqu’ils se déplaçaient dans le secteur rural de Cumumpiari, (Ayacucho, région VRAEM). Des tirs nourris sont parti de la jungle et ont fauché les policiers. Cette région de jungle montagneuse vaste et accidentée est sous le régime de l’état d’urgence en raison des activités de guérilla du PCP-SL. C’est à la guérilla maoïste que l’on attribue l’embuscade du 17 mars ainsi que le mitraillage, le 12 mars, d’un hélicoptère militaire près de la localité de Libertad, dans la région d’Acobamba (Junín, VRAEM). Des militaires ont été blessés par ces tirs.

Toute la région VRAEM reste sous le régime de l'état d'urgence en raison des activités du PCP-SL

Toute la région VRAEM reste sous le régime de l’état d’urgence en raison des activités du PCP-SL

Des manifestants en Argentine se sont affrontés hier jeudi avec la police et la gendarmerie lors de manifestations contre les mesures d’austérité du gouvernement. Les forces de sécurité ont utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes à haute puissance pour contrôler les marins-pêcheurs qui avaient bloqué la route pan-américaine à Buenos Aires. La grève d’une journée contre les réductions des dépenses publiques et la hausse des prix a été bien suivie par les enseignants, les ouvriers d’usine et les employés du secteur public.

Grève générale hier en Argentine

Grève générale hier en Argentine

Des manifestants ont violemment occupé samedi soir le Congrès du Paraguay en réaction au vote par les sénateurs d’un projet d’amendement de la Constitution permettant au président d‘être réélu. Aux cris de “Plus jamais de dictature”, les manifestants ont fait irruption à l’intérieur du Congrès après avoir cassé des portes, des palissades et des baies vitrées. Ils ont saccagé les bureaux des sénateurs favorables à l’amendement avant de provoquer des débuts d’incendie. Les affrontements avec la police ont fait un mort, des dizaines de blessés, et au moins 200 arrestations.

Une majorité de 25 sénateurs sur 45 ont voté l’amendement lors d’une session spéciale qui s’est tenue dans les bureaux du Sénat, la salle de l’assemblée plénière étant occupée par les sénateurs opposés à la réforme. L’amendement permettrait au président libéral Horacio Cartes, mais aussi à l’ex-président de gauche Fernando Lugo de briguer un nouveau mandat. Le Paraguay reste marqué par les 45 années de dictature du général Stroessner. Il avait été réélu sept fois de suite et les manifestants refusent la remise en cause du principe du mandat présidentiel unique instauré en 2012.

Les affrontements dans la capitale, Asuncion

Les affrontements dans la capitale, Asuncion

Huit combattants de l’ELN ont été tués dimanche dans un violent combat avec des forces armées gouvernementales et la police nationale. Parmi les morts, tous membres du Front de guerre du Nord-Est, figure le commandant adjoint du Front connu sous le nom de guerre de « Gabino », membre de l’ELN depuis vingt ans. Le combat a eu lieu dans la zone rurale d’El Carmen, une municipalité du Norte de Santander, un département à la frontière du Venezuela. Trois soldats ont été blessés dans l’opération. L’ELN et le gouvernement tiennent des pourparlers à Quito, en Equateur, mais loin de limiter les affrontements, ces négociations semblent les durcir, comme si les protagonistes voulaient renforcer leurs positions respectives dans les pourparlers.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN