Des manifestants en Argentine se sont affrontés hier jeudi avec la police et la gendarmerie lors de manifestations contre les mesures d’austérité du gouvernement. Les forces de sécurité ont utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes à haute puissance pour contrôler les marins-pêcheurs qui avaient bloqué la route pan-américaine à Buenos Aires. La grève d’une journée contre les réductions des dépenses publiques et la hausse des prix a été bien suivie par les enseignants, les ouvriers d’usine et les employés du secteur public.

Grève générale hier en Argentine

Grève générale hier en Argentine

Des manifestants ont violemment occupé samedi soir le Congrès du Paraguay en réaction au vote par les sénateurs d’un projet d’amendement de la Constitution permettant au président d‘être réélu. Aux cris de “Plus jamais de dictature”, les manifestants ont fait irruption à l’intérieur du Congrès après avoir cassé des portes, des palissades et des baies vitrées. Ils ont saccagé les bureaux des sénateurs favorables à l’amendement avant de provoquer des débuts d’incendie. Les affrontements avec la police ont fait un mort, des dizaines de blessés, et au moins 200 arrestations.

Une majorité de 25 sénateurs sur 45 ont voté l’amendement lors d’une session spéciale qui s’est tenue dans les bureaux du Sénat, la salle de l’assemblée plénière étant occupée par les sénateurs opposés à la réforme. L’amendement permettrait au président libéral Horacio Cartes, mais aussi à l’ex-président de gauche Fernando Lugo de briguer un nouveau mandat. Le Paraguay reste marqué par les 45 années de dictature du général Stroessner. Il avait été réélu sept fois de suite et les manifestants refusent la remise en cause du principe du mandat présidentiel unique instauré en 2012.

Les affrontements dans la capitale, Asuncion

Les affrontements dans la capitale, Asuncion

Huit combattants de l’ELN ont été tués dimanche dans un violent combat avec des forces armées gouvernementales et la police nationale. Parmi les morts, tous membres du Front de guerre du Nord-Est, figure le commandant adjoint du Front connu sous le nom de guerre de « Gabino », membre de l’ELN depuis vingt ans. Le combat a eu lieu dans la zone rurale d’El Carmen, une municipalité du Norte de Santander, un département à la frontière du Venezuela. Trois soldats ont été blessés dans l’opération. L’ELN et le gouvernement tiennent des pourparlers à Quito, en Equateur, mais loin de limiter les affrontements, ces négociations semblent les durcir, comme si les protagonistes voulaient renforcer leurs positions respectives dans les pourparlers.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Des étudiants de l’Université nationale ont manifestés à environ 16h30 jeudi à Bogota. ils sont sortis du campus et bloqué les rues 26 et 30 qui passent devant l’université. Ils protestaient suite à l’annonce, par l’administration du district, de l’augmentation des tarifs du TransMilenio, le système de transport en commun de Bogota (un réseau de bus roulant le plus souvent est en site propre). Les forces anti-émeutes (ESMAD) sont intervenues et ont essuyé des jets de pierres et de bombes artisanales de la part de manifestants masqués.

Les ESMAD devant l'université

Les ESMAD devant l’université

Deux policiers et un garde privé ont été blessés, et 38 personnes arrêtées, lors de violents affrontements mercredi à Santiago, à l’occasion de la Journée du Jeune Combattant. Un sous-officier de police a été blessé d’une pierre en plein visage lors d’incidents dans le secteur de San Bernardo, au sud de Santiago; et un autre a été atteint par un tir des chevrotines alors qu’il patrouillait à Quilicura, dans le nord de la ville. Pour ce dernier incident, trois des suspects ont été arrêtés après une course poursuite.

La Journée du Jeune Combattant est célébrée au Chili depuis le 29 mars 1985, lorsque la police a tué deux adolescents pendant une protestation contre la dictature de Pinochet. Le crime a eu lieu à Villa Francia, un quartier particulièrement combatif. Les frères Rafael et Eduardo Vergara Toledo, qui étaient membres du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR), avaient été arrêtés, emmenés dans un poste de police, et abattus. Leurs corps criblés ont été abandonnés dans une rues du quartier.

Les affrontements mercredi à Santiago

Les affrontements mercredi à Santiago

Un combattant de l’ELN a été tué et deux autres ont été faits prisonniers lors de deux opérations militaires contre la guérilla. Les deux opérations ont eu lieu dans le département de Narino, au sud-ouest du pays. D’autres membres de l’ELN auraient été capturés dans une opération dans le département de l’Arauca. Enfin, 800 militaires mènent une quatrième opération dans le département du Chocos. L’ELN et le gouvernement de Bogota mènent depuis février des négociations de paix en Equateur en vue de mettre fin à un conflit de plus d’un demi-siècle, mais contrairement à ce qui s’était passé avec les FARC, le dialogue avec l’ELN se déroule sans qu’un cessez-le-feu n’ait été décrété.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Plus de 150 membres de la police et de l’armée nationale qui ont participé à l’opération « Centauro », préparée depuis plus de 10 mois par les services d’enquêtes du procureur général. L’opération s’est déroulée sous forme de douze raids simultanés dans les municipalités de Morales, Tiquisio, Arenal del Sur et Norosí, situées dans une région difficile d’accès du Sud Bolivar. Douze personnes ont été arêtées sous l’accusation de soutien à l’ELN. Parmi les personnes arrêtées sont les leaders communautaires Milena Quiroz, Isidro Alarcón et Arisolina Rodríguez. Les douze personnes arrêtées ont été amenées hier après-midi à Carthagène dans des hélicoptères de la police nationale. Ils ont été emmenés au quartier général de la police du district de Crespo et devraient être présentées aujourd’hui devant un juge.

L'arrivée des prisonniers à Carthagènes

L’arrivée des prisonniers à Carthagènes

Les troupes de l’armée gouvernementale, appuyées par la force aérienne colombienne, ont démantelés trois camps de l’ELN dans la municipalité de Jurado (département de Chocó). Les camps sont ceux de la Compagnie Néstor Tulio Durán du Front de guerre occidental de l’ELN. Un guérillero a été capturé, des armes et des équipements (notament de télécommunication) ont été saisis.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Les sept prisonniers détenus à la base navale du port de Callao, située à environ 200 mètres de l’embouchure de la rivière Rimac dans l’océan Pacifique, ont été transférés parce que la prison risque d’être inondée par la crue de la rivière. La prison de la base de Callao abrite les plus importants prisonniers du pays dans des conditions de sécurité extrême. Parmi ces prisonniers le principal dirigeant du PCP-SL, Abimael Guzmann, le « président Gonzalo », leader militaire du PCP-SL, Oscar Ramirez, le camarade ‘Feliciano’, et Victor Polay, dirigeant et fondateur du Mouvement Révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA) ainsi qu’un autre dirigeant du MRTA: Miguel Rincon. Les prisonniers ont été transférés à la prison de Ancón I, situé dans le nord de Lima.

La base navale de Callao

La base navale de Callao

Des dizaines de milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue, mercredi 15 mars, pour dénoncer la réforme des retraites voulue par le gouvernement du président conservateur Michel Temer. Des manifestations ont eu lieu dans les capitales de pratiquement tous les Etats du Brésil. A Sao Paulo, le poumon économique du pays, la grève des transports a provoqué des embouteillages monstres. A Rio de Janeiro, où les écoles publiques étaient en grève, des affrontements ont éclaté entre des manifestants et la police antiémeutes. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour contenir la foule en colère qui, elle, a lancé des pierres et incendié des poubelles.

Les affrontements à Rio

Les affrontements à Rio