La police bruxelloise a interpellé mercredi les quatre dernières personnes suspectées d’être impliqués dans les violences survenues lors de la manifestation nationale du 6 novembre 2014. Il s’agit de quatre dockers originaires de Bruges, Beernem, Le Coq et Schilde. Le parquet a décidé de renvoyer les quatre hommes devant le tribunal correctionnel à l’issue de leur audition. Ces dernières interpellations portent le nombre de celles-ci à 54. Plusieurs personnes ont déjà comparu devant le tribunal correctionnel et ont été condamnées à des peines de travail, a indiqué mercredi la police bruxelloise. Quelque 150 agents de police ont été blessés lors de la manifestation du 6 novembre 2014 par des jets d’objets divers. Onze véhicules ont été incendiés et 62 autres endommagés. La plupart des suspects ont pu être appréhendés dans les semaines et mois qui ont suivi grâce aux images des caméras de surveillance et à celles prises par des policiers en civil.

La manifestation du 6 novembre

La manifestation du 6 novembre

La semaine culturelle kurde a été l’occasion du lancement de la campagne commune du Secours Rouge, d’Alternative Libertaire BXL, de la Sosyalist Kadınlar Birliği, de l’Iranian Youth Committee Belgium et du Belçika Göçmenler Kolektifi de soutien au Bataillon International de Libération combattant au Rojava. Vingt membres de ces différents collectifs se sont relayés pendant quatre jours pour exposer le projet, la situation et les besoin du Bataillon International. 500 tracts ont été diffusés, 250 euros récoltés.

Voir le dossier de cette campagne

semkurd1.jpg

A la semaine kurde.

A la semaine kurde.

Depuis jeudi et jusqu’à dimanche a lieu Place d’Espagne (près de la gare de Bruxelles-Central) la 2e édition de la semaine culturelle kurde.

Dans le « village kurde », le Secours Rouge, Alternative Libertaire BXL, la Sosyalist Kadınlar Birliği, l’Iranian Youth Committee Belgium et le Belçika Göçmenler Kolektifi auront une tente pour vous présenter leur campagne commune de soutien au Bataillon International de Libération combattant au Rojava. Nous serons encore là ce week end de 12H à 20H.


Voir le dossier de cette campagne

Voir le programme de la semaine kurde (concerts, films, etc.)

Poster

Poster

Jusqu’à présent, la sécurité est assurée par des membres de la police locale et du Corps de sécurité, service dépendant du SPF Justice et chargé du transfert et de la surveillance de détenus ainsi que du maintien de l’ordre dans les cours et tribunaux. La mission ne se déroule toutefois pas sans heurt depuis quelques mois à Bruxelles. Dernier épisode en date: le 11 septembre, des agents ont quitté le Palais de justice en pleine audience de la Cour d’assises pour protester contre les heures supplémentaires qui s’accumulent et qu’ils ne peuvent récupérer. Dix agents de la police fédérale seront déployés pour renforcer les services de sécurité au Palais de justice de Bruxelles jusqu’à la fin février au plus tard, en attendant un renforcement du Corps de sécurité par le recrutement de 20 personnes.

Au palais de justice de Bruxelles

Au palais de justice de Bruxelles

Suite à l’enfermement de plusieurs dizaines de demandeurs d’asile irakiens en vue de les déporter, une soixantaine de prisonniers du Centre Fermé 127bis et une quinzaine du Caricole, les deux prisons pour personnes sans-papiers de Steenokkerzeel ont commencé une grève de la faim. Ils avaient appelé les militants à manifester ce dimanche devant le centre fermé. Les détenus avaient l’autorisation de rester dans la cour jusqu’à 14h30, ils y ont manifesté avec de nombreuses banderoles et ont ensuite refusé de la quitter, permettant aux manifestants des deux cotés de la clôture de discuter. Un détenu est également monté sur le toit et y a accroché des calicots. De l’autre coté du centre, les détenus se sont également rebellés au même moment, mais la police a empêché les manifestants d’approcher. Au moins trois manifestants ont été arrêtés à l’extérieur du centre. Les forces spéciales de la police ont également forcé les détenus à rentrer dans le centre vers 23h.

Un sans-papier sur le toit du Centre Fermé 127bis.

Un sans-papier sur le toit du Centre Fermé 127bis.

La police a expulsé ce lundi 21 le terrain occupé où sera probablement construite la future ‘maxi-prison de Haren’. Sept personnes ont été arrêtées puis libérées dans la soirée, mais l’une d’entre elles a été immédiatement ré-arrêtée. Les personnes arrêtées sont poursuivies pour rébellion et/ou port d’armes. Il semblerait également que le Commissaire Vandersmissen, bien connu du milieu militant bruxellois, ait été arrosé de bière et du contenu d’une toilette sèche. Deux militants sont toujours présent sur le terrain et occupent une cabane dans un arbre. Les autres occupants se sont installés sur le terrain juste à coté du Keelbeek. La police a quitté les lieux vers 19h, laissant deux vigiles et leurs chiens sur place.

Le ‘terrain du Keelbeek’ est occupé depuis plusieurs mois pour empêcher la construction de la plus grande prison de Belgique, la maxi-prison de Haren.

Une assemblée aura lieu ce mardi soir à 18h à l’entrée de la ZAD.

Expulsion de la ZAD du Keelbeek.

Expulsion de la ZAD du Keelbeek.

Une trentaine de policiers sont venus avec un bulldozer ce lundi matin sur la plaine de Keelbeek, à Haren, en vue de démonter le campement des opposants à la future méga-prison. La Régie des Bâtiments a obtenu un ordre d’expulsion devant le tribunal de Bruxelles, ordre qu’elle a choisi d’exécuter. L’opération policière s’est déroulé au moment même ou l’audience en appel de ce jugement se déroulait. Au Keelbeek, la police a procédé à l’arrestation administrative de trois militants français, ils sont détenus au commissariat de Laeken et on annonce leur libération pour ce soir. Le bulldozer a déjà détruit, la citerne, la douche, la cabane à outil et WC. Cinq personnes ont été autorisées à trier les affaires de valeur. L’évacuation se déroule dans le calme: 20 personnes sont tenues à l’écart par la police. La décision de la cour d’appel est attendue dans les prochains jours.

EDIT: Il y a finalement eu sept arrestations pour rébellion suite à quelques incidents.

Les policiers sur le site de la ZAD

Les policiers sur le site de la ZAD

Le ministre de l’Intérieur a demandé à la Régie des bâtiments de mener une enquête après qu’il soit apparu que des plans de prisons et de bâtiments européens étaient accessibles en ligne. La Régie a également démarré une enquête de son propre chef. La Régie des bâtiments a retiré le document de son site après que le quotidien De Morgen lui a signalé le problème. «Notre objectif n’était pas de rendre cette page accessible au public», a commenté le porte-parole de la Régie. Celle-ci a dès lors décidé d’enquêter via un audit externe.

Le document de 144 pages donnait notamment des informations sur la sécurité des entrées du palais de justice de Bruxelles. Des plans détaillés de plusieurs maisons de justice et de prisons, dont celles de Termonde, Eupen, Ypres, Louvain et Tournai, figuraient également dans des documents non sécurisés. Par ailleurs, un plan du Residence Palace, le nouveau bâtiment de haute sécurité qui accueillera dans le futur le Conseil européen, était disponible. La page web où était hébergé le document pouvait être trouvée via une simple recherche sur Google.

La prison de Leuze-en-Hainaut

La prison de Leuze-en-Hainaut

Les dirigeants du groupe SNCB ont présenté trois scénarios d’offre ferroviaire pour un service minimum en cas de grève. Les grands axes vers Bruxelles devraient être desservis et quelques correspondances seront assurées. Ces premières propositions du groupe SNCB ont été exposées la semaine dernière en comité de pilotage et trois scénarios possibles ont été mis sur la table. Selon les données du trafic d’une semaine de travail, les dirigeants de la SNCB estiment qu’en cas de grève, ils pourront proposer au minimum 214.830 places assises (soit 14,4% de l’offre d’une semaine de travail normale) et un maximum de 580.063 places (soit 38,9%). Un scénario intermédiaire table sur 505.625 places (33,9%). Les lignes desservies seraient principalement les grands axes reliant Bruxelles et les deux dorsales (wallonne et flamande).

Grève à la SNCB (image d'archive)

Grève à la SNCB (image d’archive)

Le conseil communal d’Anvers votera lundi l’achat de 27 armes de calibre 300 Whisper pour un budget de 80.000 € ainsi que les munitions adéquates pour 85.000€. Ce sont des armes de guerre (dont la munition à une longue portée) qui seront utilisées par les équipes de réponse rapide (SRT), présentes au sein de la police Anversoise depuis ce premier septembre. Les équipes de SRT sont composées de trois inspecteurs, se déplaçant en voitures banalisées.

En l’état actuel de la réglementation belge, ces armes et munitions ne sont pas légales. Pour qu’un policier ou un corps de police puisse utiliser ce type d’armes, une permission doit être demandée à la « commission de l’armement policier ». Cette commission fait partie de la direction générale de l’appui et de la gestion de la police fédérale. Elle étudie chaque demande d’utilisation de nouvelles armes selon plusieurs critères: point de vue efficacité, impact juridique, sécurité des policiers et intérêt général de la population. Le débat sur la demande du Bourgmestre d’Anvers a été introduit lors de la dernière réunion de la « commission de l’armement policier », le 28 mai dernier. Ils devraient avoir une réponse d’ici la fin de l’année.

.300 Whisper

.300 Whisper