Le 1er avril 2004, une opération internationale organisée par les autorités turques en coopération avec les autorités de plusieurs pays européens, a permis l’arrestation de 82 personnes en Turquie et de 59 personnes en Allemagne, en Hollande, en Belgique et en Italie. Parmi eux, le militant communiste Avni Er. Le 20 décembre 2006, à l’issue d’un procès scandaleux où des tortionnaires turcs masqués ont été admis à témoigner, la Cour d’assises de Pérouse a condamné Avni Er et Nazan Ercan (alias Zeynep Kiliç) à 7 et 5 ans d’emprisonnement pour appartenance au DHKP-C. Le 23 janvier 2007, la Cour d’appel de Pérouse a confirmé les condamnations de première instance et l’expulsion du territoire italien des deux militants dès la fin de leur peine.

En avril 2007, les autorités turques ont demandé l’extradition d’Avni Er (qui a quitté la Turquie en 1982 à l’âge de 11 ans et n’y est jamais retourné) pour son appartenance au DHKP-C. Cette demande a été rejetée par les autorités italiennes au motif que cet homme risquait d’être jugé deux fois pour la même infraction. Cependant, les poursuites contre Avni Er ont été reprises par la Turquie, et un tribunal italien vient d’autoriser cette extradition.

Une première campagne de mobilisation a permi d’éviter en avril 2008 la première tentative d’extradition d’Avni vers la Turquie. Un rassemblement d’urgence est organisé demain vendredi à 15 heures devant le Consulat général d’Italie, 38 rue de Livourne (la rue parallèle de l’avenue Louise, côté rue du Bailly). Un appel à une manifestation devant l’ambassade italienne, rue Emile Claus, avait été tout d’abord été lancé, cet appel a été annulé et remplacé par celui-ci.

Avni Er

Avni Er

Ce mercredi 7 avril quelques membres du Comités des Libertés et quelques membres de notre Secours Rouge se sont rassemblés devant l’ambassade d’Allemagne contre l’extradition du militant révolutionnaire turc Faruk Ereren de l’Allemagne vers la Turquie.

7e rassemblement pour Faruk Ereren

7e rassemblement pour Faruk Ereren

Une députée Open Vld a introduit une proposition de loi visant à pénaliser l’évasion de prison. A l’heure actuelle, s’évader n’est en effet pas un délit en Belgique, pour autant qu’aucun autre acte illicite n’ait été commis. S’inspirant du régime français, la députée propose un emprisonnement de six mois à trois ans et des amendes de 25 à 200 euros pour les prisonniers cherchant à s’évader des prisons, mais aussi des tribunaux, des commissariats, ou même des hôpitaux où ils sont détenus. Les peines vaudraient aussi pour les prisonniers s’échappant durant un congé pénitentiaire ou alors qu’ils sont au travail hors des murs de la prison. La députée libérale propose par ailleurs de sanctionner pénalement les parents de détenus évadés qui les aideraient à se cacher.

Finalement, ce sont 431 personnes qui ont été arrêtées administrativement ce samedi durant la manifestation d’activistes anti-nucléaire à la base militaire de Kleine Brogel. Pour encadrer le rassemblement pacifiste, la Défense avait mis à disposition 900 militaires pour la sécurité de la base. 250 agents de police locaux et fédéraux étaient également sur place. Selon la porte-parole de la Défense, ce dispositif a coûté 150000€ de plus. Elle a déclaré que l’action avait été non-violente et qu’il n’y a pas eu de dégradations. Tous les manifestants ont été relâchés dans la soirée.

Les Kurdes sont venus des quatre coins d’Europe à l’appel de la Fédération des associations kurdes, pour dénoncer notamment les opérations menées par la police belge il y a tout juste un mois à l’encontre de la télévision ROJ-TV. Il y a d’ailleurs eu un peu d’agitation avant le début de la manifestation, lorsque des organisateurs ont reconnu parmi les policiers en civils présents certains enquêteurs de la police fédérale qui avaient opéré la descente brutale et dévastatrice au siège de ROJ-TV. Les organisateurs ont menacé de ne pas lancer le cortège tant que ces personnes étaient présentes. La police fédérale s’est faite plus discrète et le cortège a démarré.

Les 5.000 manifestants présents au début de la manifestation se sont vite retrouvé 10.000 à la petite ceinture. Comme à la manifestation du 6 mars, notre Secours rouge a participé à la constitution dans la manifestation d’un groupe de solidarité internationaliste (photo 1). Ce groupe était ouvert par une délégation du MLKP. La manifestation a débouché au Cinquantenaire. Ou un podium accueillait des orateurs et des musiciens kurdes. Les manifestants ont repris les slogans, chanté et dansé devant les caméras de ROJ-TV qui organisait une émission en direct (photo 2).

Manifestation kurde à Bruxelles

Manifestation kurde à Bruxelles

Manifestation kurde à Bruxelles

Manifestation kurde à Bruxelles

A l’occasion de la journée d’actions européennes contre les armes nucléaires, plus de 800 personnes s’étaient rassemblées à la base militaire de Kleine Brogel pour y dénoncer la présence de vingt bombes. Malgré la forte présence policière locale ainsi que celle d’agents fédéraux et de militaires, une quarantaine de personnes ont réussi à pénétrer dans l’enceinte pour organiser un pic-nique sur la piste d’atterrissage des F-16. Elles ont toutes été interpellées et seront détenues administrativement jusqu’à ce que le parquet décide de les libérer. Le mot d’ordre de la manifestation était de mener une action de désobéissance afin de paralyser la base de Kleine Brogel et ainsi rendre impossible l’usage des bombes nucléaires étasuniennes qui y sont entreposées.

Action à la base de Kleine Brogel

Action à la base de Kleine Brogel

Arrestation à base de Kleine Brogel

Arrestation à base de Kleine Brogel

Ce samedi 3 avril, la Confédération des associations kurdes en Europe organise à Bruxelles une grande manifestation en soutien à ROJ-TV et en protestation contre l’opération policière anti-PKK du 4 mars. Des milliers de Kurdes sont attendus d’Allemagne, de France, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne et de Scandinavie. Le départ aura lieu à 11 heures gare du Nord.

Le Secours Rouge propose aux forces révolutionnaires et progressistes de Belgique de former un bloc solidaire dans la manifestation, avec comme premier lieu de rendez-vous la petite pyramide de la place Rogier entre 10h00 et 10h30. A 10h30, nous irons ensemble rejoindre le rassemblement kurde.

[rouge]EDIT: modification du lieu de rendez-vous (pour cause de travaux); nouveau lieu: place Rogier devant le Sheraton.[/rouge]

Ce mercredi 31 mars s’est tenu, comme tous les mercredi, un rassemblement contre l’extradition du militant révolutionnaire turc Faruk Ereren de l’Allemagne vers la Turquie. Un tract a été distribué.

Lire le tract – format pdf

Manifestation pour Faruk Ereren

Manifestation pour Faruk Ereren

Le 15 avril 2009, une quinzaine de militants du comité d’action et de soutien aux sans-papiers avaient perturbé le lancement de la campagne des libéraux européens pour les prochaines élections européennes. Aux cris de ‘A bas les frontières, stoppez les déportations!’, les militants ont fait irruption peu après le début du congrès organisé à Tours et Taxis devant un petit millier de militants libéraux venus de toute l’Europe. Après un bref instant de confusion, la police est intervenue pour déloger manu militari les militants qui avaient tous été appréhendés, parfois brutalement, par la police.

C’est aujourd’hui que se tenait la première audience du procès de cette affaire. Les avocats des six membres du CAS poursuivis à cette occasion ont demandé et obtenu le report de l’affaire au 24 avril. Ils ont fait remarquer que les seuls témoignages présents dans le dossier étaient des témoignages de policier, et qu’un procès ne pouvait se faire sur base d’une telle ‘enquête’.

Par ailleurs, la date de la prochaine audience du deuxième procès CAS (les échauffourées lors de l’occupation du hall de l’Office des étrangers) vient d’être fixée au 6 mai. On sait que le parquet essaie de joindre ces deux affaires, et que les avocats des activistes tentent d’empêcher cette jonction.

La police a déployé des moyens exceptionnels pour sécuriser le Palais de Justice de Bruxelles. Le procès d’une filière islamiste s’y tient toujours. Déjà sévères depuis l’ouverture du procès le 8 mars, les mesures de sécurité ont été encore renforcées ce lundi. Des véhicules blindés de la police sont stationnés devant le bâtiment. Au pied des marches, des hommes des unités spéciales de la police fédérale, cagoulés et équipés d’armes automatiques, effectuaient un premier filtrage.

Pour se rendre dans la salle du procès, il fallait ensuite subir un contrôle d’identité stricte et passer par des détecteurs de métaux. Dans les couloirs, des barrières munies de fils barbelés étaient prêtes à être déployées, tandis que d’autres hommes des unités spéciales, également armés et portant cagoules et gilets pare-balles, effectuaient des patrouilles. Selon des témoins, une arme monté sur pied a été placé au balcon de la salle des pas perdus mais cette information n’a pas été confirmée de source officielle.

Selon le centre de crise du ministère de l’Intérieur, un tel déploiement policier est dû à une information reçue la semaine dernière par le parquet fédéral, selon laquelle ‘des gens lourdement armés se préparaient à une attaque pour faire évader’ Malika El Aroud et d’autres prévenus, a expliqué le porte-parole du centre de crise, Benoît Ramacker. Ces informations ont été évaluées comme très sérieuses et classées au niveau 3, sur une échelle d’alerte de 4.

Siège au palais de justice de Bruxelles

Siège au palais de justice de Bruxelles