Le 15 septembre dernier, à la fin d’une manifestation à Alès, les manifestants sont dépassés par les policiers alors qu’ils se dirigent vers le lycée pour y soutenir le blocage qui y avait lieu. Les manifestants érigent une barricade démontée aussitôt par les la police. Un pavé vole vers la police. Une casquette est retrouvée plus tard dans un sac, c’est cette casquette qui sert de preuve alors que sur les images de vidéo-surveillance le lancer de pavé a disparu. C’est le propriétaire de la casquette qui est à présent poursuivi. Le 11 mai prochain, il passera en procès d’appel. Il est accusé de jet de projectile sur les « forces de l’ordre », il avait été relaxé mais le parquet a fait appel.

Rassemblement de soutien
Nîmes – Jeudi 11 mai – 8h
Devant le tribunal (Boulevard des Arènes)
Départ d’Alès en co-voiturage, à la Bourse du travail, à 6h45

Les policiers déployés devant le lycée à Alès

Les policiers déployés devant le lycée à Alès

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Adem Yildiz, Ilgin Guler et Memet Dogan, trois militants antifascistes turcs sont menacés d’expulsion (voir nos précédents articles sur Adem Yildiz ici et ici, sur Ilgin Guler ici). Deux d’entre eux sont réfugiés politiques et ils sont tous trois en ordre de papiers: c’est leur engagement politique contre le régime turc qui est donc jugé problématique par la France. Dans les DGSI, les reproches sont entre autres d’avoir participé à la Fête de l’Huma, au 1er Mai, à des manifestations pour les prisonniers politiques, des concerts de Grup Yorum, etc. Le procès de Memet Dogan aura lieu le 24 mai (l’audience du 19 avril a été reportée pour absence d’interprète).

Lire le dossier de solidarité.

Cliquer pour télécharger le dossier

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A l’appel de mouvements antifascistes qui entendaient organiser une nuit des barricades au soir du premier tour de la présidentielle, des centaines de militants ont commencé à se rassembler hier dimanche fin d’après-midi autour de la Bastille à Paris. Certains ont tenté d’arracher les palissades puis ont lancé sur les CRS des bouteilles et des pétards. Les forces de l’ordre ont alors chargé les manifestants.

A Nantes, derrière une banderole de tête proclamant « ni banquier, ni raciste » et aux cris de « Nantes debout soulève toi, ni Le Pen, ni Macron » une manifestation a démarré vers 21H15 dans le centre-ville, avant d’être dispersé par les forces de l’ordre moins d’une heure plus tard. Des manifestants ont lancé des cocktails Molotov contre la FNAC et ont cassé des vitrines d’agences bancaires. Les forces de l’ordre, présentes en nombre, ont tiré des grenades lacrymogène et de grenades de désencerclement, ainsi qu’au flashball.

A Rennes, une centaine de manifestants ont défilé dans le centre ville malgré un arrêt préfectoral interdisant toute manifestation. Il y a eu quelques incidents mais pas d’affrontements.

A Nantes hiers soir

A Nantes hiers soir

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Hier samedi, la manifestation « pour un 1er tour social » a réuni environ plus de 2000 personnes et a été émaillée d’incidents. Près de 70 organisations avaient appelé à manifester (CGT, SUD, CNT, le N PA, des collectifs, Droits Devant !…). La manifestation, partie vers 15H30 de la place de la République, s’est dispersée vers 17H30 place de la Bastille. Les manifestants ont défilé derrière une banderole affichant « 22 avril, premier tour social, tous dans la rue ». Parmi les slogans: « Grève générale dans tous les pays, en Guyane comme à Paris ! ». Des premiers heurts ont éclaté durant la manifestation entre manifestants masqués et forces de l’ordre. Les jets de pierres fumigènes et bouteilles, ont croisés les tirs de gaz lacrymogènes. Un policier a été très légèrement blessé.

A Paris hier samedi

A Paris hier samedi

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Le centre social Attiéké à Saint-Denis, qui existe depuis plus de trois ans, est menacé d’expulsion. Ses habitant-es risquent de se retrouver à la rue et les activités qui s’y déroulent de disparaître. Des piquets de défense avaient lieu tous les matins à partir de 6h(voir notre article) : ces piquets sont provisoirement suspendus.

(pour en savoir plus)

L'Attiéké

L’Attiéké

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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche 16 avril d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à Paris contre le meeting de Marine Le Pen prévu lundi soir au Zénith de la Villette. De brefs heurts ont éclaté vers 16 heures aux abords du parc de la Villette quand une cinquantaine de manifestants vêtus de noir et le visage masqué ont lancé des fumigènes et projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Ces incidents ont eu lieu non loin du Zénith de la Villette. La manifestation, qui est arrivée devant la mairie du 19e arrondissement vers 17 heures, s’est achevée sans autre incident notable. Cette manifestation se déroule quelques jours après l’incendie qui a dévasté les locaux de campagne de Marine Le Pen à Paris.

La manifestation d'Aubervilliers

La manifestation d’Aubervilliers

Correctif: Le local du FN n’a pas été « dévasté » à Paris, les dégâts y ont été plutôt légers – à la différence du local de Valence (voir ici)…

Le centre social Attiéké à Saint-Denis, qui existe depuis plus de trois ans, est menacé d’expulsion. Ses habitant-es risquent de se retrouver à la rue et les activités qui s’y déroulent de disparaître. Alors, piquets de défense du lieu tous les matins à partir de 6h, du lundi au samedi. Plus il y aura de monde, plus la préfecture hésitera à engager l’expulsion, n’hésitez pas à venir au cours de la matinée relayer les piquetistes les plus matinaux, apporter du café, du thé, ou filer un coup de main pour differ des tracts.

En cas d’expulsion, il faudra rester groupé-es, éviter les arrestations, et s’organiser avec les habitant-es pour sortir leurs affaires et le matériel collectif. Et bien évidemment prévenir le plus de monde. Une assemblée se tiendra ensuite le plus tôt possible au square de Geyter juste à côté. Assemblée générale tous les dimanche à 18h.

L'Attiéké

L’Attiéké

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Damien Camelio, emprisonné à Fleury-Mérogis, fait l’objet de deux enquêtes internes. Une concernant un collage d’affiches anti-électorales (« Nous n’irons pas voter » et « Pour en finir avec l’illusion de la démocratie ») sur le mur de la cour de promenade, une autre concernant un sabotage effectué sur une chaine de production des ateliers de la prison (où, via des prestataires comme Iccub, sont emballés des produits de marques comme Hachette, Bourjois Parfums, Yves Rocher, Post-it..). Trois autres détenus sont également accusés de ce sabotage. En solidarité avec eux, des tags ont fait apparition sur les murs de la cour de promenade : « Feu aux prisons » et « Maton suicidé à moitié pardonné ». Damien et les trois autres saboteurs présumés sont actuellement dans l’attente d’éventuelles poursuites.

Damien Camelio à son premier procès

Damien Camelio à son premier procès

La Guyane connaît depuis deux semaines un vaste mouvement social. Une « grève générale illimitée » a été décrétée le 25 mars. Le blocage du port de Cayenne, par lequel passent plus de 90% des importations et exportations de la Guyane, provoque des pénuries. Dans les supermarchés, les rayons de produits frais sont vides. Le mouvement de contestation a débouché sur de sérieux affrontements lors d’une manifestation devant la préfecture à Cayenne.

Un rassemblement avait été organisé devant le préfecture, pour exiger la prise en compte de ses revendications des grévistes, en milieu d’après-midi. L’ambiance était devenue électrique, alors qu’une délégation ayant rendez-vous avec le préfet avait longuement patienté, avant d’être éconduite. Les manifestants ont alors débordé le service d’ordre et pris les policiers à partie. Un commissaire de police a été sérieusement blessé, et plusieurs autres policiers plus légèrement.

Manifestation en Guyane

Manifestation en Guyane

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