Le 1er septembre, le déboisement nécessaire à la mise en chantier du barrage de Sivens doit débuter. Ils étaient donc une petite centaine d’opposants présents sur le site dès lundi matin, malgré l’arrêté d’interdiction de circuler sur la zone. Face à eux, 70 gendarmes issus de la compagnie de Gaillac, le PSIG et des éléments venus de compagnies voisines.

Du côté de la D32, le conseil général a décidé de barrer la route dès 9 h 30. Les camions du département étant obligés de passer devant le campement, ce qui a déclenché les incidents. Les gendarmes ont tenté de préserver l’ordre et défendre les camions tant bien que mal. Le face-à-face s’est parfois transformé en mêlée générale. Le calme est revenu hier dans l’après-midi. Les gendarmes se sont postés à l’ombre, d’un côté de la route D132 ; les « zadistes » poursuivant leur occupation de l’autre côté.

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Plus de 70 personnes ont accompagné José Luis devant l’Hôtel de police de Montpellier où il devait répondre d’une plainte pour « dégradation de biens d’autrui », suite à l’action menée (avec de la gouache lavable à l’eau savonneuse…) contre le siège du PS pour le département de l’Hérault le 30 juillet. Le 30 juillet, BDS France et le MIB avaient mobilisé 35 personnes pour occuper les locaux du PS de Montpellier, y laissant dfes empreintes de mains ensanglantées. Cette action avait été initiée par le comité BDS et le MIB suite aux déclarations de Hollande le 9 juillet en soutien unilatéral à l’Etat d’Israël et justifiant ainsi les massacres des populations palestiniennes.

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Déjà très utilisées par la police aux États-Unis (et en projet en Belgique), la police française a testé depuis mai 2013, 235 « mini-caméras » (ou body-cams). Au début de l’expérience les policiers avaient peur pour leur vie privée mais le test leur a permis de remarquer qu’ils avaient le contrôle des images qu’ils portaient. Les policiers ont fait remarquer comme points positifs que « les individus sont plus calmes lorsqu’on les filme » et que des « suspects se couvraient le visage ». Les caméras peuvent enregistrer 6 heures de vidéo, la qualité laisse à désirer et dés que le policier qui la porte se met à courir l’image est pratiquement inutilisable. Les caméras sont fabriquées par une entreprise française dans le Gard (Exavision) pour 1’500€/pièce. Plusieurs policiers ont avoué avoir adopté personnellement et utiliser professionnellement une Gopro qui est 4x moins chère et de bien meilleure qualité que la bodycam « officielle ». Le flou juridique entourant l’utilisation de body-cams ou de caméras personnelles par les policiers ne semblent déranger personne parmi les autorités. Vu les retours positifs des testeurs, le gouvernement français devrait orner 4’500 policiers supplémentaires du dispositif dans les 5 prochaines années.

Une body-cam Exavision

Une body-cam Exavision

Le 15 août est le jour de l’indépendance en Inde. C’est aussi une journée de solidarité avec les prisonniers politiques. Dans ce cadre, une banderole a été déployée devant le consulat de l’Inde à Bruxelles, une fresque a été peinte à Toulouse, des calicots et des affiches ont été apposées au festival international du fil à Locarno (Suisse).

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Suite à la grève de 13 jours des cheminots en juin pour protester contre la réforme ferroviaire, la direction de la SNCF a porté plainte pour des dégradations contre 19 cheminots de Midi-Pyrénées. En réaction, plusieurs syndicats, la CGT et Sud-Rail notamment, se sont rassemblés jeudi matin devant le siège de l’établissement traction Midi-Pyrénées de la SNCF à Toulouse.

Le trafic avait été fortement perturbé en Midi-Pyrénées où la grève avait été très suivie. D’après les représentants syndicaux, la SNCF veut se venger des grévistes qui n’avaient fait qu’allumer un feu de palette devant un établissement SNCF en signe de protestation.

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De quinze jours à un mois de mise à pied voilà ce que onze postiers risquent pour avoir retard2 d’un peu plus d’une heure le départ de véhicules postaux du centre de Laon lors du mouvement de grève du 19 mai dernier. Cette mesure signifie une perte financière importante et peut avoir des conséquences importantes pour la suite de leur carrière. Les conseils de discipline sont prévus à Amiens, à partir du jeudi 28 août.

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Un homme vient d’être arrêté après avoir été identifié sur les vidéos des caméras de vidéo-surveillance, il est suspecté d’avoir participé à la destruction d’une camionnette de la RATP lors de la manifestation interdite pro-palestinienne du 19 juillet dernier. Celui-ci vient s’ajouter à la dizaine de personnes qui écoperont de peines en rapport avec cette manifestation. En tout, 110 personnes avaient été arrêtées lors des deux rassemblements à Barbès.

La camionnette

La camionnette

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Samedi 26 juillet, 8 femmes et 4 hommes ont voulu jouer une pièce de théâtre intitulée « Check-Point » devant un grand cinéma de Paris Montparnasse. Une initiative artistique montrant des soldats de l’armée d’occupation israélienne empêchant les Palestiniens de circuler en Palestine et les brutalisant. Quelques minutes après le début du spectacle, la police débarque et enjoint aux acteurs de partir, ce qu’ils font. Mais ils les rattraperont quelques instant plus tard dans la bouche du métro pour les arrêter. Les acteurs qui passeront 24 heures en garde à vue pour « attroupement non armé ». Les policiers leur ont dit qu’ils avaient décidé de les laisser partir mais que « un ordre venu d’en haut », une « décision ministérielle », avait commandé l’arrestation.

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Deux hommes de 24 et 26 ans ont été condamnés mercredi soir à de la prison ferme et trois mineurs mis en examen suite aux émeutes qui ont éclaté à Sarcelles (Val-d’Oise) lors de la manifestation propalestinienne du 20 juillet. Ils étaient accusés d’avoir attaqué plusieurs policiers, pris à partie alors que leur véhicule s’était retrouvé coincé dans la manifestation. Les cinq prévenus avaient été interpellés mardi matin après avoir été identifiés sur des images de vidéosurveillance.

Les deux majeurs, déjà condamnés à de multiples reprises, ont été condamnés à 10 mois de prison ferme et 30 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Pontoise. Les deux jeunes, originaires de Sarcelles et de Villiers-le-Bel, et qui étaient jugés en comparution immédiate, ont reconnu à l’audience avoir jeté des pierres sur des policiers. Trois mineurs ont par ailleurs été déférés devant le TGI de Paris pour ces mêmes faits. Ils ont été mis en examen pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». La semaine passée, quatre hommes avaient déjà été condamnés à des peines de prison ferme pour leur implication dans les émeutes de Sarcelles.

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