13/07/2013

ACAB

ACAB est l’acronyme de l’anglais « All cops [plus anciennement: « coppers »] are bastards » (« Tous les flics sont des salauds »). Il a pour origine une chansonnette répandues dans les milieux populaires cockney, qui a connu un grand nombre de versions, et qui a été notamment chantée par les grévistes à partir de l’entre-deux guerres:
I’ll sing you a song that won’t take long /
All coppers are bastards /
I’ll sing you another just like the other /
All coppers are bastards /
Third verse, same as the first /
All coppers are bastards

Plusieurs histoires courent à propos de cette chanson très populaire. On raconte qu’à Glasgow, un policier ayant entendu un gamin l’entonner, l’amène au poste pour lui montrer tous l’appareillage de la police scientifique avant de lui demander ce qu’il en pense: réponse « all coppers are clever bastards » (tous les flics sont des salauds futés »). Autre histoire: une homme surpris en train de la chanter a été arrêté et inculpé, primo, pour offense aux forces de l’ordre, secundo, pour divulgation de secret d’état.

ACAB Tattoo

ACAB Tattoo

L’acronyme ACAB a souvent été utilisé en tant que tatouage dans les prisons au Royaume-Uni à partir des années ’40. Il peut apparaitre comme tel ou sous la forme d’une série de quatre points. Ce tatouage se portait sur la première phalange de l’index, du majeur, de l’annulaire et de l’auriculaire, de telle sorte que les lettres ou les points apparaissent alignés le poing fermé. Cet endroit était choisi parce que particulièrement douloureux, donc la marque des durs à cuire. Aux Etats-Unis, il est repris par la culture très codifiée des bikers à partir des années ’60: seul un hells angel qui a eu maille à partir avec la justice peut porter un badge ou un patch ACAB. En 1980, The 4-Skins, groupe britannique de Oi a définitivement popularisé l’acronyme dans une chanson du même nom.

Il a été massivement utilisé lors de la grève des mineurs britanniques de 1984-1985 et a adopté par les supporters de football Ultras (sur des tatouages, T-shirts, tifos, casquettes ou écharpes).

ACAB Tifo

ACAB Tifo

Pour échapper à la répression et/ou pour jouer sur un effet de connivence, il apparait sous des formes déguisées : comme « 1.3.1.2 » (référence à la position des lettres ACAB dans l’alphabet), et cela de différentes manières : cartes à jouer (As-3-As-2), dés, calcul (« 32 X 41 =1312 »), dessins de quatre mains dont les doigts forment ces chiffres, etc. Le 13 décembre est donc l’ « ACAB Day »… On rapporte qu’un jeune britannique a été trainé au tribunal pour avoir porté un vêtement marqué ACAB et qu’il a été condamné malgré la plaidoirie de son avocat qui, de manière moyennement convaincante, soutenait qu’ACAB signifiait « All Canadians Are Bastards »…
Dans le même esprit, il apparait parfois dans des tags, des stickers, des motifs de vêtements inclus dans un autre mot, mais signalé par une nuance graphique (majuscule, couleur…), par exemple « copACABana », ou avec un pseudo contenu (« Acht Cola Acht Bier »)

Tag ACAB

Tag ACAB

L’acronyme « ACAB » sera popularisé hors de Grande-Bretagne surtout après les émeutes anti-G8 de Gênes de 2001 où la police blessa 600 manifestant et en tuant un, Carlo Giuliani. Dans l’espace francophone, il remplace le traditionnel « Mort aux vaches » (lui-même symbolisé le plus souvent, en tatouage, par trois points en triangles).
Il a été détourné, le plus souvent en gardant un double sens implicite en « All Communists Are Beautiful » (banderole autonomes en Allemagne), « Anti Cuts Action Bristol » (campagne locale contre une taxe d’austérité), « All Colors are Beautiful » (dans le cadre de manifestation anti-raciste). A ne pas confondre, en Angleterre, avec l’argotique « A-cab » qui désigne un chauffeur de taxi originaire des Caraïbes ou du Moyen-Orient. L’acronyme et/ou l’expression ont été repris dans plusieurs chansons, comme titre d’un film italien de 2012 sur une brigade de policiers, dans une série de pochoirs de Banksy et dans divers memes internet (« All Cats Are Beautifull »).

ACAB Polizei

ACAB Polizei

De la prise de possession par la France de la Nouvelle-Calédonie en 1853 jusqu’à 1858, les attributions de terres aux colons étaient limitées. Mais à partir de 1858, l’administration française entame une politique de colonisation offensive, spoliant les autochtones. De 1862 à 1877, l’emprise foncière européenne passe de 27.000 à 150.000 ha. En assimilant les jachères à des terres vacantes qu’elle accapare l’administration déstabilise l’économie vivrière. Le bétail des colons dévaste les cultures autochtones. Les Canaques sont repoussés dans les hautes vallées de la chaîne sur des terrains pauvres, et sont décimés par les maladies importées par les colons (il y avait 32.000 Canaques en 1860, et 24.000 en 1878).

C’est pendant cette sombre période que Louise Michel arrive en Nouvelle-Calédonie. Communarde célèbre qui, circonstance aggravante pour les tribunaux d’exception, avait fait le coup de feu sur les barricades. D’abord détenue au fameux camp de Satory près de Versailles, elle assiste alors aux exécutions en masse des Communards, elle passe vingt mois en détention et se voit condamnée à la déportation. Créé par Napoléon III en 1864, le bagne néo-calédonien accueillera au total 40.000 prisonniers dont 5.000 communards. Embarquée en août 1873, Louise Michel arrive à Nouméa après quatre mois de voyage. Elle est assignée sur la presqu’île Ducos et prend vite la défense des Canaques contre la spoliation coloniale, tandis que la majorité des déportés épousaient les préjugés racistes coloniaux.

Elle se lie d’amitié avec un Canaque et ils deviennent ami : elle lui apprend à lire, à calculer. Lui, conte les légendes de sa tribu, les voyages aventureux, les épopées guerrières. Louise recueille et transcrit ces récits, et en étudiait les différents dialectes. Malgré les avertissements, elle part à la rencontre d’une tribu à laquelle elle se lie. Elle pu parler avec eux des misères et des luttes, et ils s’entendirent de telle manière que cette tribu prêta assistance à un communard évadé reconnu comme « ami des malheureux », alors que l’usage était d’être sans pitié avec bagnards évadés.

Louise Michel à Nouméa

Louise Michel à Nouméa

En 1878, un chef canaque de Komalé appelé Ataï, tente plusieurs fois pacifiquement d’obtenir des autorités françaises la fin des spoliations. Il déclare au gouverneur français, en déversant d’abord un sac de terre: « Voilà ce que nous avions », et ensuite déversant un sac de pierres: « Voici ce que tu nous laisses », et lorsque le gouverneur lui conseille de construire des barrières pour protéger les cultures du bétail des colons, il répond: « Quand mes légumes iront manger ton bétail, je construirai des barrières. »

La spoliation continuant, Ataï et d’autres chefs (Cavio chef de Nékou secondé par Dionnet chef de guerre à Bourail) se décident pour l’insurrection. Les préparatifs d’une offensive sur Nouméa sont conduits dans le plus grand secret. Plusieurs clans sont impliqués dont ceux de Houailou et Canala. Un événement imprévu va précipiter les événements. Le 19 juin 1878, un ancien forçat, gardien d’une propriété coloniale est assassinée par des Canaques. L’administration coloniale réagit en incarcérant 10 chefs de tribus. La préparation de l’attaque de Nouméa est abandonné et l’offensive est lancée de Poya à la Baie Saint Vincent. La veille de l’insurrection, un groupe de Canaques vint faire ses adieux à Louise. Louise leur donna son écharpe rouge de la Commune, conservée à travers mille difficultés, et leur apprit à couper les fils télégraphiques.

Le 25 juin les quatre gendarmes de La Foa sont assassinés et les canaques massacrent la plupart des colons, propriétaires et gérants, de la région. Au total 40 civils sont tués. L’insurrection, se répand comme une trainée de poudre. A Nouméa c’est la panique, on croît que l’avance des insurgés va se poursuivre vers le sud. Une vingtaine de Canaques sont exécutés à Dumbéa (les derniers Ouamous) suite au pillage d’un magasin. Tous les Canaques vivant à Nouméa sont internés à l’île Nou.

L'insurrection canaque

L’insurrection canaque

La réaction militaire est inadaptée aux tactiques de la guérilla des Canaques. Les forces coloniales tombent dans des embuscades et leur chef, le commandant Gally Passeboc, est tué le 3 juillet. Il est remplacé par son second Rivière qui va former des colonnes de contre-guérilla associant aux gendarmes et troupes coloniales, des déportés politiques et de droit commun, des colons français et arabes, et des auxiliaires canaques. Toutefois, en juillet et en août les colonnes tendent à s’enliser dans une guérillas peut productive, brûlant les villages et détruisant les récoltes mais n’arrivant pas à cerner les insurgés. Un fort est construit à La Foa pour servir de base à la contre-insurrection. Il est attaqué en vain par 500 guerriers canaques.

Mais un officier de marine réussit à retourner et rallier le grand chef des Canala, Gélina et surtout son chef de guerre Nondo. Les Canaques sont désormais divisés. Les troupes française cernent le périmètre des insurgés et attaquent par surprise le1er septembre à Fonimoulou, en progressant hors des sentiers canaques. Ataï est surpris dans son campement par la colonne Le Golleur-Gallet formée de Canalas et de déportés dirigés un surveillant du bagne. Dans un passage fameux de ses Mémoires, Louise Michel a raconté la mort d’Ataï:
« Ataï lui-même fut frappé par un traître. Que partout les traîtres soient maudits ! Suivant la loi canaque, un chef ne peut être frappé que par un chef ou par procuration. Nondo, chef vendu aux blancs, donna sa procuration à Segou, en lui remettant les armes qui devaient frapper Ataï. Entre les cases nègres et Amboa, Ataï, avec quelques-uns des siens, regagnait son campement, quand, se détachant des colonnes des blancs, Segou indiqua le grand chef, reconnaissable à la blancheur de neige de ses cheveux. Sa fronde roulée autour de sa tête, tenant de la main droite un sabre de gendarmerie, de la gauche un tomahawk, ayant autour de lui ses trois fils et le barde Andja, qui se servait d’une sagaie comme d’une lance, Ataï fit face à la colonne des blancs. Il aperçut Segou. Ah ! dit-il, te voilà ! Le traître chancela un instant sous le regard du vieux chef ; mais, voulant en finir, il lui lance une sagaie qui lui traverse le bras droit. Ataï, alors, lève le tomahawk qu’il tenait du bras gauche ; ses fils tombent, l’un mort, les autres blessés ; Andja s’élance, criant : tango ! tango ! (maudit ! maudit !) et tombe frappé à mort. Alors, à coups de hache, comme on abat un arbre, Segou frappe Ataï ; il porte la main à sa tête à demi détachée et ce n’est qu’après plusieurs coups encore qu’Ataï est mort. Le cri de mort fut alors poussé par les Canaques, allant comme un écho par les montagnes. »

Le chef insurégé canaque Ataï

Le chef insurégé canaque Ataï

L’insurrection continue mais les insurgés sont déstabilisés. Des renforts arrivent d’Indochine et, à partir de septembre les insurgés sont sur la défensive. ils seront définitivement écrasés avec la chute de la forteresse canaque d’Adio en décembre 1878. Près de 5% des Canaques auront été tués (un millier sur une population totale de 24.000) au combat ou par la répression qui fut féroce : tous les chefs (sauf un) furent exécutés sans jugement. 200 européens (sur 16.000) avaient été tués. L’administration confisqua les terres des clans rebelles qui furent déplacés et cantonnés dans le Sud et à l’île des Pins. Déstabilisée par cette saignée, le cantonnement et la destruction de ses structures coutumières, et l’accaparement des terres, la population canaque va décroître jusqu’en 1921 où elle tombera à 16.000 individus, la moitié de ce qu’elle était soixante ans plus tôt.

La tête d’Ataï qui avait été mise à prix est conservée dans du formol, montrée à Nouméa puis emportée en métropole. Quant à Louise Michel, elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés (notamment des Algériens), puis dans les écoles de filles. Louise Michel restera sept années au total en Nouvelle-Calédonie, où elle aura créé le journal Petites Affiches de la Nouvelle-Calédonie. Elle est de retour à Paris le 9 novembre 1880 (suite à l’amnistie générale) où elle est chaleureusement accueillie par la foule. Elle reprend ses activités politiques, sans oublier la tragédie calédonienne, puisqu’elle publie à Paris, en 1885 les Légendes et chansons de gestes canaques transcrites douze ans plus tôt.

permis de Louise Michel de s'établir à Noumea

permis de Louise Michel de s’établir à Noumea

Les informations et les photos de nouvelles initiatives menées les 5 et 6 juillet pour Georges Ibrahim Abdallah à l’appel du SRI nous parviennent. Les militants du Secours rouge de Suisse (Rote Hilfe/Revolutionarer Aufbau) ont été accrocher des banderoles sur le consulat de France à Zurich et sur le siège de la BNP-Paribas de Bâle. Des affiches ont aussi été collées à Winterthur.
Une banderole a été accrochée au fronton de l’usine Fraisnor, près d’Arras. Cette usine en grève est occupée par ses ouvriers depuis mai. A Toulouse, une grande peinture murale a été réalisée.

BNP Paribas, Bale, Georges Ibrahim Abdallah

BNP Paribas, Bale, Georges Ibrahim Abdallah


consulat France Zurich Georges ibrahim Abdallah

consulat France Zurich Georges ibrahim Abdallah


Fraisnor Georges Abdallah

Fraisnor Georges Abdallah


peinture murale toulouse georges ibrahim abdallah

peinture murale toulouse georges ibrahim abdallah

Nous continuons à recevoir des informations et des photos des activités pour Georges Abdallah à l’occasion des Journées internationales d’action auxquelles avait appelé le SRI.

A Paris, un rassemblement du Secours rouge arabe et du comité anti-impérialiste a eu lieu devant la permanence du Parti socialiste pour les 1er et 2e arrondissements. Des affiches ont été collées sur la façade de la permanence. En Allemagne, à Hambourg, une manifestation a eu lieu dans le quartier d’Altona, suivie par un meeting d’information.

Collage Georges Ibrahim Abdallah siège PS Paris

Collage Georges Ibrahim Abdallah siège PS Paris


Rassemblement Georges Abdallah Hambourg

Rassemblement Georges Abdallah Hambourg


Banderoles Georges Ibrahim Abdallah Zurich

Banderoles Georges Ibrahim Abdallah Zurich

Les informations continuent à nous parvenir sur les mobilisation à l’occasion des deux journées internationales d’action pour Georges Ibrahim Abdallah. Samedi 5 juillet un rassemblement a eu lieu à Bordeaux, un rassemblement et des collages d’affiches ont eu lieu à Stuttgart, et un rassemblement a eu lieu à Bâle, des affiches ont été collées et des banderoles accrochées à Zürich.

Rassemblement Georges ibrahim Abdallah Bordeaux

Rassemblement Georges ibrahim Abdallah Bordeaux


Affiche Stuttgart Georges Ibrahim Abdallah

Affiche Stuttgart Georges Ibrahim Abdallah


Rassemblement Georges Ibrahim Abdallah Berne

Rassemblement Georges Ibrahim Abdallah Berne

Plusieurs activités solidaires avec Georges Abdallah ont eu lieu en Belgique et dans le Nord de la France. Vendredi 5 juillet un rassemblement s’est tenu à Bruxelles à l’appel du Secours Rouge de Belgique devant l’ambassade de France. Samedi 6 juillet un groupe de militants solidaires du nord de la France et de Belgique a accrochés six banderoles aux entrées autoroutières de Lille – et dans le centre ville. Toujours samedi, le comité « libérez-les! » et le comité « bassin minier » est intervenu au Festival de la résistance de Carvin pour Georges Abdallah

Rassemblement Bruxelles Georges Abdallah

Rassemblement Bruxelles Georges Abdallah


banderoles Georges Ibrahim Abdallah Lille 6 juillet 2013

banderoles Georges Ibrahim Abdallah Lille 6 juillet 2013

Dix prisonniers politiques marxistes-léninistes-maoïstes, membre de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc/Groupe Aziz ELBOUR et de la Voie démocratique basiste, sont entré aujourd’hui en grève de la faim en solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah dans le cadre des journées internationales d’actions des 5 et 6 juillet.

Ces prisonniers ont été condamnés fin avril à des peines de deux à trois ans de prisons pour « attroupement armé », « outrage à fonctionnaires » ou encore « dégradation de biens publics », suite à des manifestations à l »université Cadi Ayad à Marrakech et sont détenus à la prison locale de Boulmherez de Marrakech. Il s’agit de Ibrahim ENNAJMI, Hamid ELBAGHDADI, Abdelhak ETTALHAWI, Aziz ELBOUR, Hicham ELMASKINI, Hamid ZADOU, Mohamed ELWAKASSI, Mohamed ELMOADEN, Boujmâa JAMOU, Mohamed AHRIK.

groupe Aziz Elbour

groupe Aziz Elbour

Lire le communiqué des prisonniers en arabe – format pdf

EDIT: Lire le communiqué des prisonniers en français – format pdf

Depuis, dimanche Andrea « Andi » Stauffacher (membre de la Révolutionarer Aufbau et du Secrétariat du Secours rouge international) et Marco Camenisch (prisonnier vert-anarchiste de longue durée) sont en grève de la faim. Cette grève est leur contribution aux journées internationales d’action pour Georges Ibrahim Abdallah.

Mercredi matin, le service compétent de l’Office cantonal de correction a posé à Andi un ultimatum: soit elle cesse la grève de la faim dans les 24 heures, soit elle est transférée dans une prison de haute sécurité. Cet ultimatum est une réponse à l’initiative collective des prisonniers politiques pour participer à la campagne pour Georges. C’est le même département qui maintient Marco en prison alors qu’il est libérable depuis longtemps, parce qu’il maintient son identité anarchiste, il ne doit pas sortir. Andi a refusé de céder à l’ultimatum, et elle a été transférée.

Voir la déclaration de grève de la faim de Marco et Andi

Les activité de solidarité avec Georges ont commencées. Le comité tunisien de soutien à Georges a efftué plusieurs collages d’affiche jeudi 3.

affiche Georges Abdallah Tunis

affiche Georges Abdallah Tunis

Dans le cadre des journées internationales d’action pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, ce vendredi 5 juillet:

– le Secours Rouge de Belgique appelle à un rassemblement devant la résidence de l’ambassadeur de France à Bruxelles, 42 boulevard du Régent (métro Art-Loi) à 17H !

– le Secours rouge du Canada appelle à un rassemblement à 13H30 devant le consulat de France à Montréal, 1501 Av. McGill College (métro McGill).

Rassemblent à Bruxelles pour Georges Ibrahim Abdallah

Rassemblent à Bruxelles pour Georges Ibrahim Abdallah