Depuis hier, de massives manifestations d’ouvriers du textile ont lieu au Bangladesh, et principalement dans la capitale, Dacca. Plus de 20.000 d’entre eux ont quitté leur travail afin de se rassembler dans les rues pour réclamer de meilleurs salaires. Leur salaire mensuel est fixé à 1662 taka (23 dollars), ce qui constitue une des rémunération mondiale les plus basses. Un comité d’urgence sur les salaires constitué de fonctionnaires du gouvernement, d’industriels et de syndicalistes a annoncé que le salaire minimum allait passer à 3000 taka (43 dollars) dès le 1er novembre. C’est suite à cette déclaration que les ouvriers sont descendus dans la rue. La hausse est jugée clairement insuffisante par les syndicats, qui réclament 5000 taka pour faire face notamment à la hausse du prix de l’alimentation. Hier, au moins 10.000 personnes ont bloqué une route au sud de la capitale. Les forces de police anti-émeute ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour les disperser. A Ashulia, au nord de la capitale, des combats de rue ont opposé les manifestants et les policiers. Jugeant la proposition du comité d’urgence insultante, les syndicats pourraient appeler à la grève nationale jusqu’à ce que le gouvernement accède à leur demande.

Policier anti-émeute au Bangladesh

Policier anti-émeute au Bangladesh

Au moins neuf ouvrières du textile ont été blessées mardi dans des heurts avec la police anti-émeutes cambodgienne qui a utilisé des matraques électriques pour mettre fin à une grève d’une semaine dans une usine à la périphérie de la capitale, Phnom Penh. 3.000 ouvrières faisaient suite au licenciement de leur représentant syndicat.

Le gouvernement sud-coréen vient de mettre en place un nouveau système de protection de ses frontières avec la Corée du Nord. Une série de robots armés ont été récemment installé dans la zone de sécurité démilitarisée pour servir de première ligne de défense en cas d’attaque. Ces robots stationnaires ont un système de commande semblable à celui des drones, et doivent être géré dans un centre de contrôle. Le gouvernement n’a pas dit le nombre de robots déployés, mais après une phase expérimentale de six mois, il décidera du nombre de machines nécessaires en complément de la force humaine présente à la frontière. Les robots n’ont en effet pas été installé pour supplanter l’effectif humain, mais ils prendront place au sein de l’équipe de défense, aux côtés des soldats et pour pallier à leurs défaillances (inattention, sommeil, déconcentration,…).

Robot à la frontière coréenne

Robot à la frontière coréenne

Ils disposent d’un système automatique de surveillance. Lorsque le détecteur remarque une menace potentielle, une alarme s’enclenche sur l’écran du centre de commandement. L’opérateur utilise alors l’équipement de communication audio et vidéo du robot pour parler avant de décider s’il y a lieu de faire feu.

Chaque appareil coûte 200.000 dollars et nécessite un minimum de deux personnes (un opérateur et un commandant) pour être utilisé efficacement. Les robots peuvent identifier une cible à plus de trois kilomètres en journée, à un kilomètre la nuit et peuvent tirer sur une cible située à trois kilomètre de distance. Ils sont aussi capables de tirer des balles en caoutchouc, en guise d’avertissement.

Un officier et six soldats du 54e bataillon d’infanterie de l’armée philippine ont été tués dans un échange de coups de feu avec « des douzaines » de combattants de la NPA dans la ville Bontoc. Ceux-ci, a reconnu le porte-parole de l’armée, se sont emparés des fusils d’assaut des soldats morts avant de quitter le lieu de l’embuscade. Les autorités ont lancé des opérations de poursuite contre les attaquants.

Une troupe de soldats philippins qui rentraient à sa base est tombée dans une embuscade de guérilleros de la NPA ce mercredi. Lors de la fusillade, deux militaires ont été tués et un autre blessé. Les fonctionnaires de l’armée ont affirmé que plusieurs guérilleros avaient également été blessés. Selon le porte-parole de l’armée, les combattants de la NPA ont pris la troupe en embuscade avant de mettre le feu au véhicule militaire et de saisir deux fusils M26.

Aux Philippines, le 6 février 2010, 43 personnels médicaux ont été arrêté par des militaires et des policiers, dans la ville de Morong (province de Rizal). Parmi ces personnes figurent deux médecins, un infirmier et deux sages-femmes, et surtout des travailleurs et travailleuses de santé communautaire. La situation sanitaire est, dans l’archipel, déplorable et la population, dans les villes comme dans les campagnes, a largement recours à ces « personnels de santé communautaire », des bénévoles formés aux premiers soins et aux médecines traditionnelles (phytothérapie, massages et acupuncture notamment). Lors de leur arrestation, les 43 suivaient une formation à l’intervention en l’absence d’équipements médicaux. Leur formation était sponsorisée par deux ONG connues et reconnues pour leur engagement dans la santé communautaire.

Les militaires ont accusé les 43 d’être des membres de la Nouvelle Armée Populaire (NPA). Pendant leur détention dans le Camp de Capinpin à Tanay, les militaires les ont soumis à des tortures psychiques, physiques et à caractère sexuel. Suite à cela, cinq des travailleurs de santé communautaire sont devenus des « témoins de l’Etat » à charge contre leurs collègues. Ce n’est pas la première fois que des personnels de santé communautaire sont, aux Philippines, accusés d’être membres de la guérilla communiste et cette répression s’inscrit dans la logique de lutte contre-insurrectionnelle menée par l’État philippin dont sont victimes les communautés les plus pauvres.

Depuis l’arrestation des 43, de nombreuses manifestations ont, aux Philippines, demandé leur libération. Elles ont permis que leurs proches puissent les visiter. Maintenant, 38 des 43 sont détenus dans le Camp militaire de Bagong Diwa et attendent une décision de la Cour Suprême des Philippines. Un appel à la solidarité internationale est lancé.

Manifestation pour la libération des 43 de Morong

Manifestation pour la libération des 43 de Morong

lien de la campagne internationale: « Free the health workers »

Des milliers d’ouvriers du textile bangladais en grève pour obtenir des augmentations ont jeté des pierres et se sont accrochés avec la police samedi dans une zone industrielle proche de Dacca, la capitale du pays. Un manifestant a fait état d’une centaine de blessés, une quarantaine de policiers auraient été blessés. Les forces de l’ordre ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser la foule à Ashulia. Une cinquantaine d’usines du secteur sont fermées de peur d’attaques. Les ouvriers demandent le relèvement du salaire minimum à 5000 takas (58 euros) par mois, sachant que le salaire moyen actuel tourne autour de 2000 takas (23 euros). L’industrie textile, qui emploie deux millions de personnes au Bangladesh, est un secteur crucial pour l’économie de ce pays frappé de plein fouet par la récession mondiale.

Emeutes au Bengladesh

Emeutes au Bengladesh

Un affrontement a eu lieu ce vendredi lorsqu’une patrouille de l’armée s’est retrouvée face à des guérilleros de la NPA à Guihulngan, à 570 kilomètres au sud de Manille. Quatre soldats ont été blessés durant le combat.

Un autre affrontement s’est soldé par la mort de cinq rmaoïstes dans la ville Cateel de province(domaine) Orientale Davao en Philippines du sud, toujours vendredi. L’affrontement a éclaté quand environ 50 guérilleros, embarqués à bord de deux camions ont fait un raid sur un avant-poste de police. Trois policiers ont été blessés dans le combat.

C’est ce vendredi que débutera la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud. Les forces de sécurité jouent la carte de la présence en masse. Au total, 44.000 personnes ont été recrutées pour l’occasion, ce qui porte à 180.000 l’effectif policier. Des milliers d’agents patrouilleront à pied et à cheval aux abords des stades. En outre, des policiers seront affectés à la protection des VIP qui ont pour la plupart déjà leurs propres gardes du corps. A l’intérieur des stades, des policiers venus des 27 pays participants seront dans les stades pour repérer les comportements à risque de leurs ressortissants. Toutes ces mesures sont complétées par la réquisition de nombreux hélicoptères, de démineurs, de caméras de surveillance et de la coopération d’Interpol. L’espace aérien au-dessus des stades a été restreint. Enfin, des cellules ont été construites dans les stades pour accueillir les personnes interpellées et des tribunaux spéciaux permettront de les juger rapidement.

Dispositif policier pour la Coupe du Monde de football

Dispositif policier pour la Coupe du Monde de football