La police a utilisé des canons à eau sur la manifestation de militants communistes, d’agriculteurs et d’étudiants, qui progressait sur l’avenue Taft, à environ 6 kilomètres du lieu où se réunissaient les dirigeants de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). Les affrontements ont alors commencé entre manifestants et policiers. Le chef du district de police de Manille a déclaré que six policiers avaient été blessés, tandis que les organisateurs du rassemblement ont déclaré que 10 manifestants avaient été blessés, dont deux ont été transportés à l’hôpital après avoir été frappés à la tête par la police.

Les manifestants ont crié des slogans anti-américains, exigeant que les forces américaines quittent les Philippines et que Washington cesse d’imposer des politiques économiques impérialistes dans le pays. Ils ont mis le feu à l’effigie de Trump de 4 mètres alors que le président américain devait rencontrer le président des Philippines, Rodrigo Duterte. Cette rencontre a dû être retardée. L’effigie sous la forme d’une croix gammée symbolisait le fascisme, la guerre et le pillage, a déclaré le Secrétaire général de Bayan, un des organisateurs des manifestations.

Les affrontements à Manille

Les affrontements à Manille

Jeudi soir, vers 19h, une brigade de terrain de la New People’s Army a pris une voiture de patrouille policière en embuscade. Le véhicule circulait sur la route reliant Ticalaan et Dominorog, dans le Talakag, Bukidnon. Selon les premières informations communiquées par le parti maoïste, le chef de la police et quatre de ses subordonnées ont été blessés au cours de l’action. Les guérilleros ont sont également parvenus à s’emparer de leurs armes. D’après les médias locaux, quatre civils auraient aussi été blessés en marge de cette action.

Guérilleros

Guérilleros

Trois membres de la NPA ont été tués dans un affrontement avec l’armée dans la province de Capiz mardi après-midi. Remy Beraye, diplômé en sciences politiques de l’Université d’État de West Visayas dans la ville d’Iloilo, est mort lors de cet affrontement d’une heure avec un détachement du 61e Bataillon d’Infanterie à Barangay Putian (Cuartero). Beraye avait été vice-président du Conseil des étudiants de l’université de WVSU et président du groupe d’étudiants militants de la Ligue des étudiants philippins. Les deux autres guérilleros tués ont été identifiés comme Federico Diaz de Cuartero et Alan Lerona, un résident de la ville de Mambusao. Des soldats ont saisi sur le terrain un AK-47, un fusil M16, une grenade, deux ordinateurs portables, des téléphones portables et des effets personnels.

Remy Beraye

Remy Beraye

À partir du 15 décembre prochain, les Thaïlandais qui voudront acquérir une carte SIM devront obligatoirement fournir leurs empreintes digitales ou une photo. La junte militaire thaïlandaise rejoint avec ses mesures le Bangladesh, l’Arabie saoudite et le Pakistan. Les empreintes ou la photo seront ensuite comparées aux données du registre national des cartes d’identité, afin de vérifier que l’identité fournie est vraie. Officiellement, la junte présente l’opération comme une sécurisation des paiements par téléphone. Les touristes et étrangers seront également concernés, puisque la photo prise au moment de l’achat sera comparée à la photo du passeport.

Thaïlande : Il faut désormais donner ses empreintes digitales pour acheter une carte SIM

Thaïlande : Il faut désormais donner ses empreintes digitales pour acheter une carte SIM

Deux cadres maoïstes recherchés pour de nombreux dossiers ont été arrêtés dans les Negros Occidental la semaine dernière. Aurora Cayon et Louie Antonio Martinez, également connus sous le nom de Louie Castro, ont été arrêtés par des policiers et des militaires à Barangay Dulao (Negros Occidental). Cayon était recherché pour « vol avec violence ou intimidation » et d’incendie criminel, tandis que Martinez l’était pour meurtre et pour de multiples tentatives de meurtre. Ils étaient en possession d’un pistole .45 et d’une grenade au moment de l’arrestation. Cayon serait un membre de la Commission nationale des finances de la NPA, tandis que Martinez aurait des responsabilités militaires.

Louie Antonio Martinez et Aurora Cayon aux mains de la police

Louie Antonio Martinez et Aurora Cayon aux mains de la police

Junaid Awan, le secrétaire général de la division des syndicats de Karachi, ainsi que des collègues du syndicat ont été arrêtés le 24 octobre à Karachi, plus de deux semaines après l’organisation par le syndicat d’une réunion des travailleurs. Junaid Awan a été présenté au tribunal antiterroriste de Hyderabad le 25 octobre, qui l’a placé en détention provisoire sur base de l’article 7 de la loi anti-terroriste (ATA – Anti-Terrorist Act) et accusé d’avoir prononcé des discours contre le ministre des Chemins de fer et d’autres personnes. Le 26 octobre, le juge de la Cour Anti-terroriste a supprimé le volet ATA de la plainte et a passé une ordonnance, ordonnant à la police d’obtenir la détention provisoire d’Awan de la cour de justice ordinaire.

L’article 7 de la l’ATA prévoit les peines prévues pour des actes de terrorisme qui sont la condamnation à mort ou à la réclusion criminelle à perpétuité. La loi antiterroriste du Pakistan, qui inclut dans la définition le terrorisme comme «créant un sentiment de peur ou d’insécurité dans la société» a déjà été critiquée comme laissant la porte ouverte à tous les abus. Les autorités pakistanaises ont déjà utilisé des lois antiterroristes pour cibler des grévistes (voir notre article) et des journalistes.

Grève des travailleurs des chemins de fer pakistanais (archive)

Grève des travailleurs des chemins de fer pakistanais (archive)

Fin septembre, plus de 300 travailleurs ont été licenciés de chez Amertron Incorporated Philippines pour avoir formé un syndicat. Amertron fabrique des semi-conducteurs et des composants optroniques, utilisés pour les smartphones ainsi que dans l’industrie automobile et aérospatiale et a comme clients Hewlett-Packard, Siemens et Osram. La société mère malaisienne, Inari Amertron Berhad possède deux usines aux Philippines: Clark (± 2000 travailleurs) et Parañaque (± 700 travailleurs). En janvier 2017, les travailleurs de chez Amertron ont formé un syndicat, United Amertronians Organization (UAO), pour représenter leurs intérêts. En juin, la compagnie a annoncé le transfert (et donc la fermeture) en 2019 de la production de l’usine de Parañaque vers l’usine de Clark (située à 120 km de celle de Parañaque). Les travailleurs ont dû choisir entre être transférés à l’usine de Clark ou une indemnité de licenciement standard. Le 15 août, le syndicat a déposé une requête auprès du ministère du Travail et de l’Emploi pour être reconnu en tant qu’unique agent négociateur de la compagnie. La compagnie a alors commencé à harceler les dirigeants et membres du syndicat. Des dirigeants du syndicat se sont vus offrir des pots-de-vin pour quitter le syndicat et deux employés ont été suspendus de leurs fonctions pour avoir distribué des tracts syndicaux.

Suite à la plainte contre les pratiques déloyales de travail et anti-syndicales déposée auprès du ministère, la compagnie a licencié environ 300 travailleurs syndiqués fin septembre. L’entreprise affirme que les licenciements seraient dus au transfert de la production vers l’usine de Clark qui ne devrait s’achever qu’en 2019 pendant que l’usine de Parañaque continue à tourner grâce aux intérimaires embauchés pour remplacer les travailleurs syndiqués licenciés. L’entreprise a jusqu’à présent licencié 532 travailleurs syndiqués, qui se sont vus interdire l’accès à leur lieu de travail. Ceux-ci manifestent régulièrement à l’extérieur des locaux de l’usine.

Travailleurs manifestant devant les locaux d'Amertron Incorporated

Travailleurs manifestant devant les locaux d’Amertron Incorporated

Deux militaires et deux guérilleros maoïstes tués dans des affrontements séparés dans les provinces d’Albay et d’Ilocos Sur la semaine passée. À Albay, deux membres présumés de la NPA et un soldat ont été tués mardi dans un combat dans le village de Joroan. Une patrouille de la 901ème brigade d’infanterie de l’armée a accroché un groupe de maoïstes à 8h30 heure locale. Deux guérilleros et un soldat ont été tués et les militaires ont récupéré un équipement important (des IED, six fusils et des documents) sur le site de l’affrontement. A Ilocos Sur, un soldat du 81e bataillon d’infanterie a été tué et un autre a été blessé lorsque des guérilleros ont effectué un raid dans le village de Patiacan.

Combattant de la NPA

Combattant de la NPA

Un soldat a été tué et un autre a été blessé dans une attaque de la guérilla maoïste dans la village de Patiacan, à Ilocos, avant-hier samedi, dans l’après-midi. Les militaires appartenaient au 81e Bataillon d’infanterie, et qui se livraient à une opération de relations publiques, ont été mitraillé par les guérilleros.

Forces gouvernementales philippines

Forces gouvernementales philippines

Six militaires ont été blessés dans une embuscade de la NPA à Barangay Pangilihan (Janiuay, Iloil) dans la nuit de vendredi. Le groupe de militaires appartenant au 61e Bataillon d’infanterie circulait à bord d’un camion quand les guérilleros ont fait exploser un IED camouflé au bord de la route à leur passage. Les guérilleros ont ensuite mitraillé le camion avant de se retirer.

Toujours vendredi, une cinquantaine de guérilleros maoïstes ont désarmés les vigiles qui gardaient un chantier à Sitio Karayatan, Barangay Dungeg (Sta. Teresita) et mis le feu à trois gros engins appartenant à la DDT Construction Co. que les maoïstes accusent de saccager l’environnement et de dégrader les conditions de vie des villageois. Le chantier préparait un système d’irrigation pour l’exploitation industrielle du riz dans la région. Toujours vendredi, les combattants de la NPA ont confisqués les armes de responsables et de vigiles municipaux à Barangay Villa Cielo (Buguey town).

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA