Des soldats du 84ème bataillon de l’infanterie appuyés par la Force d’action spéciale de la police effectuaient des patrouilles de sécurité dans les villages de Catigan et de Baracatan dans le district de Toril (Mindanao) lorsqu’ils se sont trouvés sous le feu d’une trentaine de combattants de la NPA. Les deux groupes ont alors échangé des tirs pendant une demi-heure. Cinq membres du commando de la police et un soldat ont été blessés par les maoïstes qui ont disparus dans la jungle. Une opération de poursuite a été lancée par l’armée.

Des combattants de la NPA ont ouvert le feu mardi matin sur un convoi militaire de deux camionettes et un camion dans la région montagneuse de la ville de Impasug-ong, dans la province de Bukidnon. Les pertes des militaires sont inconnues mais le maire de la ville, qui circulait en moto sous la protection du convoi, a été mortellement blessé.

40’000 personnes manifestent à Tokyo contre le fascisme et la guerre alors que le gouvernement japonais s’apprête à reformer la structure militaire et policière du pays, modifiant un amendement constitutionnel limitant les effectifs sécuritaires. La manifestation dont le mot d’ordre de départ était antifasciste s’est généralisée contre la guerre, l’énergie nucléaire et le capitalisme suite à l’immolation d’un japonais de 60 ans il y a quelques jours.

Manifestation antifasciste au Japon

Manifestation antifasciste au Japon

L’état indonésien a fait don d’un territoire de 350 hectares appartenant à de petits paysans à Agung Podomoro, une industrie de produits immobiliers de luxe. Les habitants n’ont aucun recours si ce n’est de résister. 7000 policiers accompagnées d’auto-pompes ont été amenés pour chasser les paysans. Durant l’expulsion, il y a eu un mort et 10 blessés coté manifestant, et 13 personnes arretées.

Les paysans indonésiens résistent à l'expulsion

Les paysans indonésiens résistent à l’expulsion

Une forces combinées de la police et de l’armée a arrêté vendredi Corsio Ganima, alias Toy-ob », 55 ans, présenté comme le commandant de la NPA pour la vaste région montagneuse de Kilusang Larangang, à cheval sur les provinces d’Abra, de Mountain, et d’Ilocos Sur. L’arrestation a eu lieu le 18 juin à Tabangaoen (Benguet). Les autorités avaient depuis dix ans mis à prix la tête Corsio Ganima pour 1,8 millions de pesos. Il était recherché pour plusieurs actions de la guérilla, dont l’embuscade d’un convoi militaire à Bontoc, en 2003, où neuf militaires avaient été tués.

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Une patrouille du 26e bataillon d’infanterie est tombée hier matin sous le feu d’une dizaine de combattants de la NPA dans le village de Mt. Ararat (province d’Agusan del Sur). Deux soldats ont été blessés et ont rapidement été évacué vers un hôpital local. Une opération de poursuite a été engagée par l’armée.

Les forces de sécurité ont lancé des opérations de poursuite contre les combattants de la NPA qui ont emmené prisonniers vendredi, avant de les libérer, deux conseillers municipaux à Malungon, (Sarangani). La 1002e brigade de l’armée mène une vaste opération de ratissage dans la région montagneuse de Malita, (Davao Occidental).

D’autre part, au moins un combattant de la NPA a été blessé lors d’un combat, la semaine passée, dans la localité de Caglatawan, dans les montagnes de San Miguel, avec un détachement du 83e bataillon d’infanterie. Les guérilleros ont pu décrocher vers l’arrière-pays de Virac et San Andres, les militaires ont récupérés un fusil M-16 et ont trouvé des traces de sang sur le site de la fusillade.

Une commission d’arbitrage du droit du travail en Chine a donné tort à un employeur qui avait licencié 40 salariés pour grève. Ces employés du secteur manufacturier avaient observé une grève de 16 jours en février, pour protester contre le projet de délocalisation de leur entreprise, située dans la province du Fujian (sud-est). Ils avaient été licenciés le mois suivant.

Ces licenciements ont ensuite été jugés illégaux par une commission officielle, jouant un rôle de conseil de prud’hommes. L’employeur a manifesté son intention de faire appel. En Chine, le Parti au pouvoir n’autorise qu’un syndicat unique, directement placé sous son contrôle. Ce dernier est toutefois régulièrement débordé, les salariés étant de plus en plus prompts à exprimer leur mécontentement lors de conflits sociaux, qui se comptent par dizaines de milliers chaque année en Chine, notamment dans le Sud manufacturier et exportateur.

Le gouvernement a tendance à laisser davantage s’exprimer les revendications salariales dans les usines travaillant pour des groupes étrangers, mais se méfie et réprime tout mouvement qui pourrait faire tache d’huile.