Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

7 bomspotters sont convoqués au tribunal correctionnel le 26 mars et risquent 5 ans de prison et une forte amende. Ces activistes luttent contre la présence d’armes nucléaires américaines en Belgique au site de Kleine Brogel, et plus globalement contre l’armement nucléaire, l’OTAN et la guerre. Les 7 sont accusés de s’être introduit dans le quartier général de l’OTAN, d’y avoir pris des images et de les avoir diffusé. Ils seront convoqués au tribunal correctionnel de Mons le 26 mars (jeudi prochain) et appellent à être présent.

Ils appellent également à des dons de soutien sur le compte IBAN BE71 0013 3162 2969 (BIC GEBABEBB).

S’il est depuis longtemps avéré que les systèmes d’exploitation d’Apple (OSx et iOS) sont autant sujets aux virus et aux attaques informatiques que les autres systèmes d’exploitation : cette information fait mauvaise presse à le marque qui utilise régulièrement l’argument fallacieux de l’absence de virus sur Mac et iphone pour vendre ses machines. Plusieurs antivirus ont ainsi été supprimés de l’App Store -le magasin d’applications officiel d’Apple- parce qu’ils se présentaient comme des solutions de sécurité. C’est donc l’occasion de rappeler que, oui, une machine Apple peut être infecté.

A Bois d’Haine, près de La Louvière, des ouvriers campaient toujours devant les Laminoirs de Longtain où l’on fabrique des tubes métalliques : ils refusent le plan du repreneur qui ne conserve qu’une trentaine d’emplois sur 100. Il y a dix jours, le tribunal de Commerce a validé ce plan. Mais les 70 déçus qui ne retrouveront pas d’emplois ne l’entendent pas ainsi. Ils veulent, et les syndicats les soutiennent, un plan social qui les aidera..

Les travailleurs des Laminoirs de Longtain qui savent qu’ils ne travailleront plus à Bois-d’Haine, mais aussi quelques-uns, solidaires de leurs futurs ex-collègues, qui ont été réembauchés pour la reprise des activités sous la direction de leur (futur) nouveau patron, maintenaient le piquet devant l’usine. Hier en fin d’après-midi, c’est un huissier qui est venu leur signifier un jugement en référé leur ordonnant, sous peine d’une astreinte de 1.000 euros par jour et par personnes, d’évacuer les lieux. Ce n’était pas une surprise pour eux après avoir lu et entendu les déclarations du nouveau propriétaire des Laminoirs.

Belgique: Les huissiers au piquet des Laminoirs de Longtain

Le bilan officiel des affrontements de Francfort est de 14 policiers et 21 manifestants blessés. Les pompiers ont du intervenir 47 fois pour des incendies. 80 policiers et 100 manifestants ont été blessés par les gaz et les pepper-spray. Il y a eu 350 interpellation, (parmi lesquelles celles d’au moins deux Belges, dont un membre de la JOC, interpellés mercredi en fin de matinée).
EDIT: Le membre de la JOC a été remis en liberté mais il écopera au moins d’une amende.

Aux petites heures du matin du mardi 17, les membres de la police anti-terroriste ont arrêté René Montalico Apaza, 47 ans, maire de la petite ville Balzade, dans la province de Puno Collao. René Montalico Apaza a travaillé en outre comme enseignant dans une école primaire de cette même ville. Il est accusé d’être membre du PCP-SL.

René Montalico Apaza

René Montalico Apaza

Début mars, le squat Mummola, situé à l’est d’Helsinki, était menacé d’expulsion. Le matin du mardi 3 mars, les policiers et des employés de la mairie d’Helsinki ont essayé d’expulser le squat, en vain. Le soutien de nombreuses personnes sur place a empêché les autorités d’arriver à leurs fins. Le matin du mercredi 4 mars, des employés de la mairie arrivent avec une sorte de grue pour couper l’électricité au squat. En début d’après-midi, les policiers arrivent pour aider les employés de la mairie.

Mardi 10 mars, toujours dans la matinée, les policiers anti-émeute ont attaqué le squat Mummola… L’expulsion a été suivie de la destruction de la maison. Le soir-même à Helsinki, une manif sauvage réunissant environ 150 personnes a eu lieu en solidarité avec les squatters expulsé-e-s. Des ampoules de peinture ont été jetées sur la police, des voitures de police ont eu leurs fenêtres brisées.

Finlande: Un squat expulsé par la police.

Le conflit salarial qui paralyse la fourrière départementale (gérée par une société privée Caraïbes Développement) depuis 48 jours se retrouve devant le Tribunal de Grande Instance de Fort-de-France. Le secrétaire général de la CSTM, et quatre salariés du site de Mangot Vulcin sont assignés à comparaître ce matin pour répondre d’entrave à l’accès de la fourrière. Le juge doit se prononcer sur la liquidation des astreintes retenues contre les salariés et le leader syndical pour le blocage du site. Si le magistrat prend cette décision, la CSTM et son secrétaire général devraient verser 35.000 euros à la société Caraïbes Développement.

Après plus de 9 années d’activisme, les déboulonneurs lillois préparent leur premier procès. Lors de l’action du 26 mai 2014, des déboulonneurs ont inscrit des slogans antipub sur des panneaux publicitaires, rue Solférino. Conduits au poste, ils ont été auditionnés dans la soirée et ont refusé de donner leur ADN. Le 25 novembre 2014, les deux barbouilleurs ont été convoqués devant le délégué du procureur qui leur demandait chacun des amendes de 100 pour dégradation et 200 pour refus de prélèvement ADN. Poursuivant leur démarche de désobéissance civile, ils ont refusé de payer ces amendes.

Ces deux déboulonneurs ont reçu une convocation pour leur procès qui aura lieu : Mardi 9 juin à 14h au Tribunal Correctionnel de Lille. Pour plus d’info:
www.helloasso.com/associations/rap/collectes/proces-des-deboulonneurs-lillois

France: Les « déboulonneurs » lillois en procès

De premiers incidents ont eu lieu tôt mercredi matin dans les rues de Francfort, où des milliers de manifestants anticapitalistes se sont rassemblés à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de la Banque centrale européenne. Des voitures de police ont été brûlées et des heurts entre police et manifestants ont eu lieu en cours de matinée. Quelque 350 personnes auraient été interpellées en milieu de matinée, a indiqué sur Twitter la police de Francfort qui a mobilisé plusieurs milliers d’hommes. Huit policiers ont été blessés par des jets de pierres et 80 ont été aspergés de gaz irritants.

Devant un commissariat du centre de Francfort, quatre voitures de police ont été incendiées, alors que les hélicoptères survolaient la ville. Sept voitures de police ont été incendiées et sept autres caillassées, selon un bilan de la police. Quatre voitures individuelles avaient aussi été incendiées pendant la nuit. Une mairie de quartier a été la cible de jets de pavés, plusieurs vitres du rez-de-chaussée sont criblées d’impacts. Des bousculades entre forces de l’ordre et manifestants avaient également lieu dans un parc du centre-ville, alors que des véhicules à eau avaient pris position sur la principale artère commerçante de la ville.

Affrontements à Francfort au Blockupy.


Affrontements à Francfort

Affrontements à Francfort

L’armée française assure actuellement la protection de 682 sites, dont 78 au titre de Vigipirate renforcé et 604 au titre de l’opération Sentinelle. Près de la moitié (330) sont situés en Ile de France. Au total, 10.000 militaires sont engagés dans les missions de sécurité intérieures, dont 7000 dans Sentinelle – les autres l’étant dans Vigipirate ou la posture permanente de sûreté. Cette mobilisation devrait se prolonger au moins jusqu’au 1er juillet, date à laquelle elle sera réévaluée.

France: 10.000 militaires affectés à la « sécurité intérieure »