Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Le mercredi 14 novembre, deux attaques à la bombe ont eu lieu à Buenos Aires. Au cimetière de la Recoleta, la bombe a explosé dans les mains d’une des deux personnes qui la portait. L’action visait la tombe de Ramón Falcón, chef de police qui fut responsable de la mort de 11 manifestants le 1er mai 1909, et qui fut pour cette raison assassiné plusieurs mois après par l’anarchiste Simón Radowitzky. La blessée est dans un état grave à l’hôpital et l’anarchiste qui l’accompagnait a été arrêté. Quelques heures après, une bombe a été jetée contre la maison du juge fédéral Claudio Bonadi. L’anarchiste qui menait l’attaque a rapidement été arrêté lui aussi.

Dans la nuit du mercredi à jeudi, ce sont 10 personnes qui ont été arrêtées dans un squat de Buenos Aires. Les forces de police ont lancé cette opération dans le but de sécuriser le sommet du G20 dans la capitale argentine vendredi 30 novembre et samedi 1er décembre.

La rafle policière dansl e squat de Buenos Aires

La rafle policière dansl e squat de Buenos Aires

Dès les premières heures de ce jeudi, des dizaines de membres des forces de sécurité se sont affrontés à des habitants de La Sexta (Rosario) et à des militants qui tentaient d’empêcher l’expulsion de familles. Pour le moment, il y a un détenu. Les incidents ont commencé lorsque la société chargée de la construction d’une a été reçue à coups de pierres et de bouteilles. Une personne a été arrêtée.

Les affrontements à La Sexta

Les affrontements à La Sexta

Des dizaines de milliers de militantes féministes de différentes régions d’Argentine et d’autres pays d’Amérique latine ont défilé hier dimanche dans les rues de Trelew, dans le province méridionale de Chulut, où se termine aujourd’hui lundi La 33e Réunion nationale des femmes. La marche a parcouru 5 kilomètres, a traversé différents quartiers, avec des slogans en faveur de l’avortement légal, contre le patriarcat, pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la liberté de genre.

Des manifestantes ont attaqué des biens de l’église et du pouvoir et se sont affrontées avec la police à l’issue de la manifestation. Les forces de sécurité provinciales ont essuyé des jets de pierres et de cocktail Molotov et ont tiré des balles en caoutchouc, blessant plusieurs manifestantes. Il y a au moins 10 manifestantes arrêtées. Les manifestations des années passées avaient aussi donné lieu à de violents affrontements (voir notre article pour 2017; voir notre article pour 2016)

Des manifestantes attaquant au cocktail Molotov la principale église de Trelew

Des manifestantes attaquant au cocktail Molotov la principale église de Trelew

La justice argentine vient de refuser la mise en libération de Daniel Ruiz. Daniel Ruiz est un travailleur du pétrole, représentant syndical et membre du PSTU (LIT, trotskiste). Il fait partie de la coordination qui organise actuellement la mobilisation contre le sommet du G20 en Argentine le 30 novembre. Il avait été arrêté et poursuivi pour sa participation supposée aux manifestations de décembre dernier contre la réforme des retraites (voir notre article). La loi avait été votée le mardi 19 décembre, après plus de douze heures de débat. La veille, des protestations de dizaines de milliers de manifestants opposés à la loi avaient tourné en affrontement devant le Congrès, transformé en champ de bataille.

Daniel Ruiz

Daniel Ruiz

La marche pour la défense des universités publiques et contre la réforme s’est soldée par des affrontements Plaza de Mayo à Buenos Aires. Au moins cinq personnes ont été arrêtées. Des groupes de personnes cagoulées ont provoqués des dégâts dans le cadre d’une marche qui a rassemblé des dizaines de milliers de manifestants appartenant à six syndicat. Rappelons que les enseignants universitaires argentins sont en grève depuis le 6 août pour exiger une augmentation de salaire de 30% contre les 15% accordés par les délégués du gouvernement.

Le déploiement policier à Buenos Aires

Le déploiement policier à Buenos Aires

Ce mardi 21 août, une manifestation des ouvriers du chantier naval Río Santiago de Buenos Aires a été durement réprimée par la police se soldant par plusieurs ouvriers en garde-à-vue, des blessés et un travailleur renversé délibérément par une voiture de police.

Le chantier naval Río Santiago est la seule entreprise publique que le gouvernement néo-libéral de Carlos Ménem n’avait pas réussi à privatiser dans les années 90. Les tensions actuelle ont commencé fin juillet lorsque le président argentin Mauricio Macri a déclaré qu’il fallait « dynamiter le chantier naval ». En réponse, les ouvriers ont décidés de se mobiliser pour exiger des explications à la direction de l’entreprise et organiser une manifestation massive. Cette manifestation a réuni des milliers d’ouvriers et leurs familles, ainsi que les syndicats et les organisations solidaires. Le cortège a commencé la journée avec le blocage d’une autoroute. Les travailleurs et leurs soutiens se sont ensuite dirigés vers le siège de la présidence de la région pour exiger que se tiennent les négociations paritaires, négociations annuelles obligatoires, que le gouvernement avait annulée unilatéralement. La police alors attaqué le cortège avec des balles en caoutchouc, des balles en plomb, des canons à eau et du gaz lacrymogène.

Manifestation du chantier naval Río Santiago – manifestant renversé par la police

Manifestation du chantier naval Río Santiago - manifestant renversé par la police

Dès que le Sénat argentin eut rejeté le projet de légalisation de l’avortement par 38 voix contre 31, des manifestants ont jeté des pierres, des cocktails Molotov et d’autres objets sur les barrages policiers protégeant le Congrès. Les incendies, qui avaient pris de l’ampleur, ont été éteints par les arroseuses de la police, mais les affrontements ont continués, la police usant de gaz lacrymogènes. Au moins sept personnes ont été arrêtées.

Les affrontements de Buenos Aires

Les affrontements de Buenos Aires

Dimanche 5 août, la cérémonie du 40ème anniversaire des grands-mères de la Plaza de Mayo avait rassemblé près de 70.000 personnes pour une journée de concerts et discours. À la fin de la journée, des agents de la police, de la gendarmerie et du personnel civil de Buenos Aires ont attaqué violemment les participants. Le nombre exacte de détenus n’est pour l’instant pas connu. Trois personnes ayant été libérées ont déclaré avoir été torturées lors de leur détention.

Répression lors des festivités du 40ème anniversaire de l’organisation des grands-mères de la Plaza de Mayo

Répression lors des festivités du 40ème anniversaire de l'organisation des grands-mères de la Plaza de Mayo

Daniel Solano a disparu le 5 novembre 2011, alors âgé de 26 ans. En octobre 2011, Daniel se rend sur son lieu de travail dans un véhicule de la compagnie de bus El Tucumanito, contractée par l’entreprise Agro-Cosecha, elle-même sous-traitante de la multinationale belge Expofrut. Daniel perçoit son salaire d’octobre le 4 novembre 2011. Le soir même, il sort danser avec ses amis dans une discothèque locale, la Macuba. Sur la base de plusieurs témoignages, on sait qu’il est embarqué par la police vers 2h40 cette nuit-là. Après quoi Daniel disparaît. En Argentine Le procès de 7 policiers de la Province de Rio Negro a récemment été ouvert. Tous sont accusés d’être responsables de la disparition et de l’assassinat de Daniel. Le dossier est lié à 24 autres affaires connexes, s’appuyant sur plus de 400 témoignages. À noter également que la plupart de ces disparitions font suite à divers signalements concernant des trafics de drogues, d’êtres humains, de la prostitution de mineurs, etc.

Une soirée de soutien aura lieu ce vendredi. Le film “Donde esta DANIEL SOLANO” (en espagnol sous-titré anglais) sera projeté avant un débat avec Jessica Visotsky, professeur en Argentine, proche des parents et des avocats de Daniel Solano

Ce vendredi 15 juin, ouverture 19h, film à 20h, au Local Sacco-Vanzetti (Chaussée de Forest 54, 1060 Saint-Gilles).

Où est Daniel Solano ?

Où est Daniel Solano ?

En début de semaine, les travailleurs de deux lignes de métro de Buenos Aires ont entamé une grève qui devait se terminer le mardi midi. Le lundi matin, la police municipale a escorté des membres du personnel de direction de la compagnie de transport Metrovías pour remettre en service les 2 lignes de métro, mais les travailleurs se sont jetés sur les lignes pour les arrêter. La police s’est immédiatement attaquée aux travailleurs grèvistes dans le tunnel en utilisant des gaz lacrymogènes et en tirant des balles en caoutchouc. Une dizaine de personne ont été arrêté dont Nester Segovia, secrétaire adjoint de l’Association des travailleurs du métro et des pre-metro (AGTSyP) ainsi que d’autres représentants syndicaux. En réponse aux arrestations, le secrétaire général du syndicat, Roberto Pianelli, a annoncé une grève indéfinie jusqu’à la libération des collaborateurs détenus.

Les travailleurs du métro mènent régulièrement des actions depuis plusieurs mois suite à une décision de la Cour suprême les empêchant d’entamer des négociations pour une augmentation de salaire supérieure aux 15% convenus plus tôt dans l’année. Depuis avril, plus de 100 travailleurs ont été suspendus par la compagnie de Metro suite à des actions de grève.

Action de grève dans le métro. La police prête à charger

Action de grève dans le métro. La police prête à charger