C’est ce jeudi que la Chambre du Conseil se prononcera sur la tenue ou non d’un procès dans le cadre du dossier concernant les quatre militants du Secours Rouge. L’audience avait eu lieu le 25 janvier mais entre temps, en Italie, le procès du 24 juin 2010 de la cour d’appel de Milan contre les militants accusés d’avoir travaillé à la construction du PCPM a été cassé parce que le déli de « terrorisme » avait été incorrectement imputé aux accusés. Or ce qui sert de justification aux poursuites contre les 4 du SR est leur participation présumée aux « activités terroristes » du PCPM. Cette décision devrait dès lors avoir une incidence directe sur la procédure en cours contre les 4, la justice belge pouvant difficilement les accuser de ‘participation à une activité terroriste’ (celle du PCPM), si cette activité n’est plus qualifiée comme telle.

Ce jeudi 8 mars à 19h, nous vous donnons rendez-vous à La Pétroleuse (83, avenue du Parc à 1060 Saint-Gilles) pour boire un verre, manger un morceau en solidarité avec les quatre inculpés de notre Secours Rouge. Ce sera également l’occasion de faire le point sur la situation, après la décision tombée plus tôt dans la journée.

Le 8 février, deux manifestants « No border » comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, suite à des évènements ayant eu lieu lors de la manifestation du 26 septembre 2010, devant le centre fermé de Steenokkerzeel. Le procureur a requis un an de prison avec sursis. Mercredi 7 mars le juge rendra la décision. En solidarité, il y aura un rassemblement sur les marches du Palais de Justice à 8H30

Pol Office, une solution ICT adoptée en 2006, ayant coûté 22,75 millions d’euros (hardware, licences, développement et consultance), et devant permettre une meilleure collaboration entre les systèmes de la police locale et ceux de la police fédérale, est à ce point décevant que la police fédérale (à l’exception de la police judiciaire) préfère utiliser ISLP.

Malgré une amélioration il y a deux/trois ans, ISLP est un logiciel obsolète (datant de 20 ans, il recourt encore à Word 6.0 pour la rédaction des PV). Face aux critiques, le responsable ICT de la police fédérale affirme que « Pol Office partait d’un bon concept, mais était appliqué de manière trop fragmentaire, ce qui lui a fait perdre ses avantages. ISLP par contre était mieux intégré aux autres systèmes. » Pol Office a coûté 9,4 millions d’euros rien qu’en consultance et en développement…

Une trentaine d’activistes issus d’Action Pour la Paix (APLP-Vredesactie) et des ‘indignés’ ont mené une opération conjointe d’occupation d’un site de télécommunications par satellite de l’OTAN à Gooik (Brabant Flammand) pour s’opposer au renforcement du bouclier anti-missile. Des policiers anti-émeutes ont procédés à 18 arrestations. La police prétend avoir procédé à une arrestation judiciaire sur un activiste ayant refusé de donner ses empreintes digitales. Le 1er avril, des milliers d’activistes européens prendront d’assaut le QG de l’OTAN.

Brabant Flammand : 18 arrestations lors d’Occupy NATO

La maison mère de Meister affirme qu’elle a consulté un juriste belge pour savoir si un service d’ordre allemand pouvait effectivement intervenir de ce côté-ci de la frontière. Dans ces circonstances, pas de problème, lui aurait-on répondu. Pourtant, selon la loi Tobback, les sociétés de gardiennage doivent obtenir une autorisation pour opérer sur le territoire belge. Les sociétés, belges ou étrangères, qui ne disposent pas de cette autorisation tombent sous le coup de la loi sur les milices privées et sont passibles de poursuites judiciaires. Plainte a d’ailleurs été déposée.

Les miliciens engagés par le patronat de Meister ont déclaré travailler pour une modeste firme allemande installée entre Aix-la-Chapelle et Cologne, RSG pour Rescue and Security Guard. Selon la direction allemande de Meister qui a fait appel à elle, cette société a été embauchée très peu de temps avant l’opération de dimanche.

Par ailleurs, par l’intermédiaire de leur avocat, les patrons de la société allemande ont ‘justifié’ l’intervention des 35 miliciens allemands dimanche. L’avocat de l’entreprise a indiqué que cette dernière était acculée par ses clients, à qui Meister aurait dû payer un dédommagement énorme. ‘Depuis lundi, les expéditions de pièces produites étaient bloquées. Or, c’est éléments sont livrés, in fine, pour l’essentiel, à BMW et Volkswagen en Allemagne. Le groupe a des accords avec ces constructeurs: en cas de non-livraisons, il aurait dû leur payer une indemnité de 300.000 euros/heures, soit un peu plus de sept millions d’euros par jour’.

La nouvelle vient de tomber, 300 à 400 manifestants qui avaient manifesté à Ixelles en décembre – durant les émeutes de Matongé – devront payer une amende administrative de 60€. Il y a une semaine, les participants à la ‘Rave Party’ ont également reçu un courrier de la part du fonctionnaire sanctionnateur de la ville de Bruxelles qui, après réponse, décidera de sanctionner les participants ou non, l’amende pouvant s’élever à 250€. Ce phénomène se développe alors que la contradiction entre le droit constitutionnel de manifester et les réglements communaux et de police contre les manifestations sont régulièrement soulevés par les avocats: du coup, en règle générale, la police envoie désormais des courriers pour prévenir qu’il est interdit de manifester sans autorisation, tout en abandonnant l’amende.

Bruxelles: Amendes administratives en cascades

Les service de la police fédérale de Liège seront réunis d’ici quelques années, sur un seul et même site, celui de Vottem. Les policiers réclamait depuis longtemps des investissements dans les locaux jugés vétustes. Un préavis de grève avait même été déposé. Finalement, seront basé à Vottem la police judiciaire fédérale, la police de la route, la police de la navigation, les services du commissariat général décentralisé et le département formation. L’échéance annoncée est 2015. Le site de Vottem devrait accueillir à terme près de 800 personnes, pour 3 à 500 actuellement.

Dimanche, 35 miliciens allemands (photo) armés de matraques et de battes de base-ball étaient arrivés sur le site de Sprimont avec l’intention d’emporter du matériel de gré ou de force. Une centaine de membres du personnel et des délégués syndicaux s’étaient alors postés devant l’usine, déterminés à empêcher tout convoi de sortir. Les hommes engagés par la direction avaient fini par être évacué, dans la nuit, par la police et raccompagnés à la frontière sans même avoir été auditionnés par le parquet ou un juge d’instruction… Ce fait fera peut-être l’objet d’une enquête du comité permanent de contrôle des services de police, le comité P à l’initiative de députés PS. Les identités des miliciens patronaux n’ont même pas été relevées…

Les syndicats ont déposé lundi une plainte, en front commun, contre la direction et la milice, au civil et au pénal. La justice liégeoise a ouvert une information judiciaire à la suite du dépôt de trois plaintes des ouvriers moldestés.

Belgique: Suite de l’affaire Meister

Depuis plusieurs jours, les employés bloquent la production de l’usine allemande Meister de Sprimont spécialisée dans les pièces automobiles, pour protester contre une future délocalisation. Profitant du week-end la direction a voulu récupérer des pièces produites dans l’entreprise, de gré ou de force, à l’aide d’une milice lourdement armée. Armés (matraques, battes de baseball et gaz au poivre) et équipés de gilets par-balles, venus d’Allemagne, les miliciens ont investi l’entreprise à 14h, tenant de séquester les trois ouvriers qui assuraient la maintenance. L’un d’eux a pu prévenir l’extérieur et la police et les autres grévistes sont arrivés.
Les trois ouvriers ont porté plainte pour coups et blessures. A l’heure qu’il est, les hommes du groupe privé sont bloqués à l’intérieur avec trois camionnettes et deux camions. Dehors, une cinquantaine de travailleurs et de syndicalistes refusent de les laisser sortir et cela risque de durer toute la soirée. Une trentaine de policiers se trouvent également sur place.

EDIT:
Les miliciens de Meister ont été évacués par la police cette nuit. Le matériel qu’ils comptaient embarquer a été déchargé de leur camion et remis dans l’usine. Travailleurs et délégués ont désormais levé le camp. Les miliciens de Meister ont vraisemblablement fouillé tous les casiers du personnel à l’intérieur de l’entreprise. Certains dégâts matériels ont également été constatés.

Le procès du 24 juin 2010 à la cour d’appel de Milan contre les militants accusés d’avoir travaillé à la construction de l’organisation clandestine Parti Communiste Politico-Militaire et jugés pour « association subversive », « association à finalité terroriste » et « bande armée » vient d’être cassé. Le détail de la décision n’a pas encore été rendu public, mais la décision porterait justement sur le manque de motivation de ces qualifications (« finalité terroriste » etc.). Un autre point concerne une constitution de partie civile irrégulière (celle du sénateur Pietro Ichino qui était, selon la police, une des cibles du PCPM). Les condamnés restent en prison de toute façon, en attendant un nouveau procès.

Cette décision devrait avoir une incidence directe sur la procédure en cours contre quatre membres de notre Secours Rouge, la justice belge pouvant difficilement les accuser de « participation à une activité terroriste » (celle du PCPM) si cette activité n’est plus qualifiée comme telle dans un nouveau jugement italien.