Le collectif anarchiste Rouvikonas appartient à une tradition anarchiste athénienne qui remonte aux années 1970.
Il a été créé à la fin 2013 et, depuis, a mené des actions directes contre les élites et leurs relais.
Ce sont jusqu’à plusieurs dizaines de personnes à la fois qui envahissent et dévastent les administrations, les études de notaires spécialisés dans les saisies, les représentations d’états étrangers (dont l’ambassade de France en solidarité avec la ZAD).
Et ces raids ne sont qu’un aspect des activités de ce groupe dont de nombreux membres sont trainés devant les tribunaux grecs.
Rouvikonas appartient à une tradition anarchiste athénienne qui remonte aux années 1970. Le collectif a été créé en 2013 et pour lui, la Grèce a franchi son «Rubicon» en mars 2012, lorsqu’elle a signé le second plan d’aide de l’Union Européenne et du FMI. Un plan renforçant le programme d’austérité économique qui ravage la société grecque sans relâche depuis lors. Rouvikonas s’en prend aux rouages de la bureaucratie grecque –des cabines de péage dans le Péloponnèse, le ministère de la Défense, le palais de justice de Larissa– mais attire aussi l’attention sur la scène internationale : ambassade d’Espagne, ambassade de l’Arabie Saoudite, comptoir d’enregistrement de la compagnie El Al à l’aéroport international Elefthérios-Venizélos, bureaux de Turkish Airlines, dernièrement l’ambassade de France d’Athènes en solidarité avec la ZAD.
Le groupe distribue des médicaments et invite les associations du secteur sanitaire et social à mettre en place des dispensaires pour les malades. Rouvikonas cherche également des lieux d’hébergement pour les réfugiés au sein des bâtiments abandonnés du centre d’Athènes, et empêche la police d’accéder à ces squats. Suite à toutes ces actions le collectif Rouvikonas fait face à de nombreuses arrestations et procès.
C’est pourquoi le Secours Rouge vous invite ce samedi 2 juin à 19h au Local Sacco-Vanzetti (54 Chausée de Forest, 1060 Saint-Gilles) pour une soirée d’information et de solidarité avec Rouvikonas, avec un drink solidaire, une discussion par Skype avec des membres du collectif et des projections de ses actions.
Turgut Kaya est un révolutionnaire turc qui a été arrêté et emprisonné à de nombreuses reprises en Turquie. En avril 2018, il a été arrêté par l’Etat grec et est toujours détenu à la suite d’un mandat d’arrêt lancé par Interpol. Son extradition a été décidée lors d’une audience du tribunal à Athènes le 30 mai. Des dizaines de rassemblements ont lieu en Europe pour exiger sa libération ces derniers jours.
Rassemblement pour la libération de Turgut Kaya à Bern (Suisse).
Rassemblement pour la libération de Turgut Kaya à Bern (Suisse).
Le quartier athénien d’Exarchia a été de nouveau le théâtre d’affrontements entre des militants anarchistes et la police anti-émeute, vendredi soir. Un groupe de manifestants a attaqué un détachement de la police anti-émeute au coin des rues Patision et Tositsa avec des cocktails Molotov. Les affrontements qui ont suivi ont duré environ deux heures. Aucune arrestation ou blessure n’a été signalée.
Les plus grandes fédérations syndicales grecques ont tenu un rassemblement de grève sur la place Klafthmonos au centre d’Athènes mardi pour célébrer le 1er mai. Vers 14h00, des groupes d’anarchistes se sont détachés du rassemblement du 1er mai et ont attaqué une unité de police à l’extérieur du bâtiment historique de l’Université Polytechnique. Ils ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les policiers et ont barricadé la rue Stournari adjacente avec des poubelles qu’ils ont incendiées.
En procès depuis 2015, 69 membres du parti néonazi d’Aube dorée sont accusés d’avoir dirigé une organisation criminelle. Lundi et mercredi derniers, une série d’appels téléphoniques et d’échanges par SMS, présentée lors du procès, a révélé une nouvelles fois des liens étroits et une coordination entre les partisans d’Aube dorée et certains membres de la police hellénique, y compris les unités antiterroristes et anti-émeutes. Ces appels, qui ont été enregistrés pendant les opérations d’écoute téléphonique par les services de renseignements, ont détaillé les communications entre les membres du parti au sujet, notamment, de l’assassinat du rappeur antifasciste Pávlos Fýssas, le 18 septembre 2013. Giorgos Roupakias, membre d’Aube Dorée, avait alors reconnu l’avoir poignardé.
Une grande partie des nouvelles preuves introduites lors du procès, qui se tient à Athènes, se concentrent sur les enregistrements de conversations impliquant Sotiris Develekos. Membre d’Aube Dorée, il est accusé d’être impliqué dans une récente attaque contre un centre social de gauche au Pirée et soupçonné d’avoir été en contact direct avec un policier de l’unité antiémeute, qui l’a informé du mouvement de manifestants lors d’une contestation antifasciste. Dans un autre appel téléphonique, Sotiris Develekos admet avoir fait disparaître les preuves de l’assassinat de Pávlos Fýssas. Les échanges téléphoniques révèlent par ailleurs que Tasos Pantazis, leader d’Aube dorée dans la banlieue athénienne, se vante d’avoir été averti de l’identité d’un indic par un policier antiterroriste. Le verdict du procès devrait être rendu cette année.
Athènes: fresque à la mémoire de Pávlos Fýssas AKA
Athènes: fresque à la mémoire de Pávlos Fýssas, rappeur assassiné par Aube Dorée
Le 22 avril dernier, le collectif anarchiste Rouvikonas a attaqué à le peinture les locaux de l’ambassade et du consulat de France à Athènes. L’action a eu lieu en pleine journée et à quelques mètres de policiers, le bâtiment est situé tout près du parlement grec dans un quartier très surveillé. Les participants à l’action étaient plusieurs dizaines et sont arrivés sur les lieux en moto. Rouvikonas a revendiqué l’action en solidarité avec la Zad, les étudiants et grévistes partout en France et contre l’intervention impérialiste en Syrie.
Attaque à la peinture contre l’ambassade de France à Athènes
Attaque à la peinture contre l'ambassade de France à Athènes
Les partisans du Parti communiste grec (KKE) ont tenté hier lundi de démolir une statue de l’ancien président américain Harry Truman, à Athènes, lors d’une manifestation contre les frappes aériennes contre la Syrie. Les manifestants ont commencé à couper les pieds de la statue avec une disqueuse pour tenter de l’abattre en tirant avec des cordes, mais la police anti-émeute est intervenue en tirant des gaz lacrymogènes, provoquant des affrontements. La statue a subi des dommages mineurs. Au moins trois manifestants ont été blessés. La statue de Truman a été régulièrement la cible de manifestants. Elle a même dû être enlevée et restaurée en 1986 après avoir été visée par une attaque à la bombe.
Ce sont finalement 30 personnes qui ont participé à la soirée de solidarité avec Nikos Maziotis et Pola Roupa, prisonniers de « Lutte Révolutionnaire », au Sacco-Vanzetti hier samedi. Nikos et Pola avaient adressé un message à cette soirée.
Des anarchistes et des membres de la police anti-émeutes se sont affrontés en Grèce après que quelque 2.000 manifestants venus des Balkans ont défilé dans la ville de Thessalonique contre le nationalisme. La police a utilisé des gaz lacrymogènes et a lancé des grenades assourdissantes sur les anarchistes, qui se sont également barricadés à l’Université de Thessalonique. Le rassemblement des anarchistes balkaniques a été organisé après que des fascistes aient incendié les locaux d’un collectif anarchiste lors d’une manifestation chauviniste pour protester contre l’utilisation du nom de Macédoine par le voisin du nord de la Grèce.