Depuis le 23 mars, 7 étudiants maoïstes emprisonnés au Maroc sont en grève de la faim pour réclamer des conditions de détention vivables. Quatre autres prisonniers politiques ont rejoint leur mouvement. A Marrakech, les étudiants sahraouis sont également en grève de la faim. Plusieurs grévistes ont perdus connaissance et ont dû être hospitalisés, avant d’être ramenés en cellule.

A Paris, un rassemblement aura lieu ce mercredi 8 avril 2015 de 18h a 20h
devant l’institut du monde arabe, 1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris – Métro JUSSIEU.

Visuel solidaires des étudiants maoïstes en grève de la faim.

Visuel solidaires des étudiants maoïstes en grève de la faim.

Les villageois de Chintagufa, dans le district de Sukma, ont déclaré que la personne tuée dans un combat avec les soldats de la force CoBRA (Commando Battalion for Resolute Action) de la CRPF mardi était un ‘innocent villageois et pas un maoïste’. Mardi dernier, la police du district avait prétendu qu’un maoïste du nom de Kawasi Kosa avait été tué dans un combat ayant opposé des guérilleros maoïstes et une équipe CoBRA près du village de Chintagufa et qu’un fusil SLR avait été retrouvé sur son corps, ainsi que deux chargeurs. Dans un document écrit adressée au commissaire générale de la police du Chhattisgarh, le frère cadet du l’homme abattu n’avait aucune relation avec les maoïstes et qu’il avait été enlevé dans sa maison par l’équipe CoBRA avant d’être tué.

Un autre convoi militaire du 4e bataillon d’artillerie, composé de cinq camions, qui passait par le village Mahayag (San Miguel, Agusan del Sur) est tombé dans une embuscade à l’IED et à l’arme automatique de la NPA mercredi. Deux sous-officiers ont été tués et douze militaires blessés. Un guérillero a également été tué dans la fusillade, et un autre capturé. La veille, un combattant de la NPA a été tué et un policier grièvement blessé dans une fusillade à Ocampo, (Camarines Sur). Un autre membre présumé de la NPA a été arrêté.

Depuis le 23 mars, plusieurs prisonniers maoïstes sont en grève de la faim dans les prisons marocaines : réclamant des conditions de détention vivables, leur rassemblement dans la même prison, de pouvoir poursuivre leurs études, et contre la militarisation de l’université. Le 8 avril, un rassemblement de soutien aux prisonniers est organisé à Paris, de 18h à 20h, devant l’Institut du Monde Arabe, ,1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris.

Un soldat de la force anti-maoïste CoBRA a été blessé ce mardi dans une fusillade entre les forces de sécurité et les maoïstes dans le district de Sukma (Chhattisgarh). Le combat s’est déroulé dans les forêts alors qu’une équipe conjointe du bataillon d’élite de la CRPF – CoBRA (Compact Battallion for Resolute Action) et de la police locale exécutait une opération anti-naxalite dans la zone. Alors que les soldats encerclaient les forêts entre les villages de Burkapal et de Chintafuga, un groupe de guérilleros armés a ouvert le feu, entraînant une violente fusillade longue de plus de trente minutes. A l’issue de celle-ci, les maoïstes ont battu en retraite, après avoir blessé un soldat par balle. Dès qu’elles ont été informées de l’incident, les autorités ont envoyé des renforts sur place, et le blessé a été transporté à l’hôpital. Une opération de ratissage a été déclenchée pour retrouver les guérilleros à l’origine de cette attaque.

Un soldat de la Border Security Force a été blessé par l’explosion d’une bombe tuyau plantée par des guérillero dans le district de Kanker (Chhattisgarh). L’incident a eu lieu entre les villages de Sulangi et de Siksod dimanche après-midi. Ayant appris que des guérilleros avaient bloqué la route entre les deux villages avec des troncs d’arbres, une équipe conjointe d la Border Security Force et de la police locale avait été déployée sur place pour dégager la voie. C’est alors que la bombe a explosé.

Des combattants de la NPA ont abattu un caporal du 57e bataillon d’infanterie jeudi à Makilala. Ils se sont emparé de l’arme et de la moto du militaire. Jeudi en fin d’après-midi, une groupe d’une vingtaine de guerilleros ont attaqué un poste de paramilitaires à Barangay Villaflores, dans la même province de Cotabato-Nord.

Sept prisonniers maoïstes détenus à la prison de Jharpada, à Bhubaneswar, la capitale de l’état de l’Odisha sont en grève de la faim depuis plus d’une semaine. Ils exigent un traitement judiciaire plus rapide de leurs cas, ainsi que de tous les prisonniers accusés de lien avec la guérilla maoïste. Parmi eux, Donna Keshav Rao, alias Azad, accusé d’être l’auteur du meurtre du dirigeant du VHP (organisation nationaliste hindoue d’extrême-droite) Swami Laxmanananda Saraswati en août 2008. Les autorités pénitentiaires ont confirmé cette information, tout en ne révélant pas les noms des six autres grévistes. Selon elles, il y a quelques semaines, les prisonniers leur avait fait parvenir un courrier déclarant qu’ils entameraient une grève de la faim au finish s’ils n’obtenaient pas ne fut-ce qu’une audience au tribunal avec leur avocat.

Une force conjointe de la police et de l’armée a arrêté une membre présumé de la guérilla maoïste dans le village de Dalapan, dans l’hinterland de la province de Zamboanga del Sur. Johnny Anter, alias « Bulldog » a été arrêté dimanche matin. il était en possession d’un revolver .38 et d’une grenade. Il est détenu au quartier général de la police à Pagadian City.

La police péruvienne du district d’Huarmaca, dans la région de Piura, a arrêté Seferino García Ticliahuanca, 43 ans, connu comme le « camarade Peregrino ». Il était recherché depuis plusieurs années sous mandat de la Cour pénale nationale sur le terrorisme. Garcia Ticliahuanca aurait intégré le Comité régional Nord du PCP-SL et participé – entre 1991-1996 – à des opérations de guérilla et de propagande. Le prisonnier a été transféré au siège du Département antiterroriste à Chiclayo et sera envoyé à Lima dans les prochains jours.

Pérou: Encore une arrestation d’un présumé maoïste

A partir du 23 mars 2015, 6 prisonniers maoïstes seront en grève de la faim dans 3 prisons différentes. Ils réclament leur libération, l’abandon des charges contre eux et contre d’autres militants, des droits de visite suffisants, de la nourriture décente, l’accès aux soins de santé et à l’hygiène, le droit de poursuivre leurs études et d’avoir accès aux livres et documentations nécéssaires, le droit d’utiliser des téléphones, plus de temps de promenade, le regroupement des prisonniers politiques dans la même prison. Ils réclament également l’arrêt de la militarisation de l’université et déclarent leur solidarité avec les autres prisonniers politiques.