Une unité de l’armée philippine a été prise dimanche dans une embuscade tendue par les combattants de la NPA dans la ville Presentacion dans la province de Camarines Sur, à 250 kilomètres de Manille. L’embuscade à la grenade et à l’arme automatique a eu lieu tandis que les troupes gouvernementales poursuivaient un groupe de guérilleros qui avaient plus tôt tué un soldat. Des troupes supplémentaires ont été déployées dans le secteur.

Lundi midi, un groupe de guérilleros de la NPA circulant à bord de deux camions a attaqué l’unité militaire protégeant le chantier de la route Mati-Tagum dans Barangay Maputi. Trois soldats ont été tués et quatre d’autres ont été blessés. Des commandos mixtes de l »armée et de police ont lancé des opérations de recherche contre les rebelles. Plus tôt samedi, le NPA a tué trois soldats dans une embuscade dans les environs de la ville de Davao City.

Ce mardi, les combattants de la NPA ont pris en embuscade un convoi transportant des bulletins de vote du scrutin de la vieille dans le sud des Philippines. Deux soldats, deux miliciens gouvernementaux, un responsable électoral et le collaborateur d’un candidat ont été tués durant l’attaque. 17 autres personnes ont également été blessées.

Alors que le pays se prépare pour les élections qui auront lieu la semaine prochaine, les incidents se multiplient. Ce vendredi, les guérilleros ont tendu une embuscade à un convoi de l’armée transportant des machines pour le décompte des votes. Un soldat a été tué et deux autres blessés. Par ailleurs, une fusillade a éclaté entre des guérilleros et une équipe de soldat qui pénétrait dans un village pour le ‘sécuriser’ en vue du scrutin. Il y a eu un mort de part et d’autre, ainsi qu’un soldat blessé. Le gouvernement a annoncé un envoi additionnel de troupes afin de chasser les rebelles.

Au début du mois d’avril, 76 paramilitaires de la CRPF ont été tués lors d’une embuscade tendue par les guérilleros maoïstes dans l’état du Chhattisgarh. D’après les autorités (mais il s’agit peut-être d’une opération de guerre psychologique), il semblerait que la NPA philippine n’y soit pas étrangère. La National Intelligence Coordinating Authority, principal service de renseignements des Philippines, a convié les diplomates en poste à Manille à une réunion dans le courant du mois d’avril. En effet, la NICA disposerait de pistes indiquant que les maoïstes indiens auraient été formés militairement à la guérilla par des maoïstes philippins de la NPA. Elle collabore également avec son homologue indienne afin d’identifier les communistes philippins engagés auprès des rebelles maoïstes.

Quatre policiers ont été tués hier, et cinq autres blessés, dans une embuscade tendue par la guérilla maoïste dans la commune Baras de province Rizal, à l’est de Manille, mardi. Environ 20 combattants de la NPA ont déclenché un IED au passage d’une patrouille et ont ouvert le feu. Deux policiers sont toujours disparus, sans que l’on sache s’ils ont été capturés par les guérilleros qui ont récupéré sur les lieux de l’embuscade au moins neuf fusils d’assaut M16. La police et l’armée ont maintenant lancé une chasse à l’homme massive, fouillant les hôpitaux et les autres endroits où pourraient se trouver des guérilleros blessés.

Une unité de la Nouvelle Armée Populaire a attaqué victorieusement le 27 mars une unité paramilitaire (Unité locale des forces armées citoyennes, CAFGU) à Mlang, Cotabato Nord hier après-midi, ce qui a rapporté au moins 35 fusils haute puissance. Les combattants de la NPA ont pu saisir au moins une vingtaine de fusils automatiques. Un paramilitaire a été tué tandis que deux autres étaient blessés.

Le 13 mars à Brgy, Cagbana, Burauen, Leyte, une unité de la NPA avait tué dans une embuscade cinq soldats du 19ème bataillon d’infanterie et blessé deux autres. Cette attaque était un camouflet de l’armée qui avait déclaré que l’île de Leyte était ‘sans insurrection’. Le 5 mars, un détachement du 25ème bataillon d’infanterie était tombé dans une embuscade de la NPA dans la ville de Monkayo, province de la vallée de Compostela. Quatre soldats avaient été tués et de nombreux autres blessés.

Guérilleros de la NPA

Guérilleros de la NPA

La répression continue de frapper les membres des familles des dirigeants communistes clandestins aux Philippines. Michele Adelantar, 17 ans, est la fille d’un des cadres du Parti Communiste des Philippines et de la Nouvelle Armée Populaire. Elle a été enlevée et placée en détention le 3 février dernier à San Jose de Buan, Samar de L’Ouest par les troupes du 34ème Bataillon d’Infanterie simplement parce qu’elle était l’enfant d’un cadre du CPP-NP. Elle a été placée en garde à vue militaire, mais plus tard transférée au Département de Protection Sociale et du Développement.

L’histoire a des précédents: les militaires s’en sont déjà pris aux parents de membres et de dirigeants de la résistance. Ils ont ainsi violé Rebelyn, la fille de Leoncio ‘Ka Parago’ Pitao.

Onze soldats philippins ont été tués samedi lors d’une embuscade tendue par la guérilla communiste. Les militaires étaient en patrouille sur l’île de Mindoro (sud de Manille) lorsqu’ils sont tombés dans une embuscade des combattants de la Nouvelle Armée du Peuple.

Guérilléros maoïstes philippins

Guérilléros maoïstes philippins

Le 1er février, environ 40 praticiens médicaux et des agents de santé ont participé à une formation de premier secours parrainée par la Community Medicine Foundation, Inc. (COMMED) et le Conseil de la santé et le développement (CHD) à la ferme de M. Melecia VelmonteBgy à Maybangcal, Morong, Rizal. Le docteur Velmonte est un professeur spécialiste respecté et reconnu des maladies infectieuses et consultant à l’Hôpital général des Philippines. Sa ferme est un lieu qui sert régulièrement à des formations de santé, avec des participants venant des communautés et du monde universitaire.

A 6h15 du matin le 6 février, environ 300 policiers lourdement armés de la police militaire ont pénétré dans la ferme du Dr Velmonte. Avec leurs armes, les militaires ont forcé le gardien à ouvrir les portes. À l’intérieur, les soldats se sont dirigés vers des directions différentes. Ils ont également donné un coup de pied sur la porte principale pour entrer dans le bâtiment. Lorsque le Dr Velmonte et son fils, Bob ont exigé de voir un mandat de perquisition, ils ont été bousculés simplement par les militaires.

Tous les praticiens médicaux et les agents de santé ont été fouillés, menotté et interrogés. Les victimes masculines ont ensuite eu les yeux bandés avec de vieilles chemises portées par les soldats et sécurisé avec du ruban d’emballage. Les agents de santé ont été contraints de monter dans les camions militaires et ont été amenés au camp de Capinpin dans Tanay, Rizal, siège de la 202ème Brigade d’infanterie de l’armée philippine. A ce jour, l’armée n’a permis à aucun parent des victimes de voir l’une d’elle. Les personnes arrêtées sont accusées d’appartenir à la Nouvelle Armée Populaire.