Jeudi 5 mai, l’anarchiste emprisonné Alfredo Cospito a été informé qu’on lui avait imposé le régime de détention 41 bis. Ce régime, particulièrement dur, a pour but d’empêcher toute forme de communication. Il prévoit l’isolement, l’interdiction de tout moment en commun entre détenus et de toute activité interne à la prison, le silence, la censure du courrier, une heure de parloir par mois, séparés par une vitre par un interphone et avec l’enregistrement des dialogues, dix minutes d’appels téléphoniques par mois avec une membre de la famille qui a reçu une autorisation et qui est obligé d’appeler à partir d’une caserne des Carabinieri. Les détenus ont l’interdiction de recevoir des journaux et des livres, la majorité du courrier est bloqué de manière préventive, ils n’ont pas la possibilité d’acheter des journaux et ont des fortes limitation quant aux objets qu’ils peuvent garder dans leur cellule (il y a un nombre maximale de livres, d’habits, de nourriture, de papier et de stylos).

Ce n’est pas la première fois que ce régime de détention est appliqué à des révolutionnaires : il a été décrété contre quatre prisonniers des Brigades Rouges PCC. Une des prisonnière s’est depuis suicidée, les autres restent détenus sous ce régime. Ce qui est particulier en ce cas, c’est que le 41bis est demandé contre Alfredo… après dix ans d’emprisonnement. Alfredo Cospito avait participé à la jambisation du PDG d’Ansaldo Nucleare. Le fait que l’État n’a pas réussi à isoler Alfredo ni à faire taire sa contribution révolutionnaire, a été une épine dans le pied pour la magistrature et la police. Cela a mené, ces dernières années, à d’autres mesures répressives à son encontre.

Alfredo Cospito

Alfredo Cospito

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Il y a quelques semaines, les enquêtes concernant l’opération « Scripta Manent » ont été clôturées. Après une audition préliminaire, le juge décidera de mettre en jugement les anarchistes soupçonnés. Avant-hier, mercredi 3 mai, le prisonnier anarchiste Alfredo Cospito a commencé une grève de la faim de dix jours contre la censure qui lui a été imposée par le procureur chargé du dossier « Scripta Manent », qui bloque presque toute la correspondance entrante et sortante. Alfredo demande à tous les camarades à l’extérieur d’envoyer des livres, des magazines, des lettres et des documents imprimés en général, en signe de protestation et en appui à sa grève.

Alfredo Cospito: Via Arginone, 327 – 44122 Ferrara, Italie

Alfredo Cospito

Alfredo Cospito

Alfredo Cospito purge actuellement une peine de prison de 9 ans et demi pour la jambisation de Roberto Adinolfi, le PDG d’une entreprise d’énergie nucléaire, il est également inculpé dans une nouvelle opération judiciaire anti-anarchiste « Scripta Manent ». Il est emprisonné en aile de haute sécurité à la prison de Ferrara. Il a récemment été invité à participer à une nouvelle publication anarchiste qui paraîtra probablement au début de l’année prochaine. Il s’est rendu compte que sa longue contribution avait été censurée une dizaine de jours plus tard en recevant des demandes de ses camarades. C’est le chef de l’aile, chargé de photocopier le moindre courrier entrant ou sortant, qui a transmis la contribution au procureur en charge de Scripta Manent, qui a décidé d’en empêcher la publication.

Scripta Manent est une opération de la police italienne qui vise actuellement 8 anarchistes (dont deux étaient déjà emprisonnés), accusés d’appartenir à une « organisation terroriste », à savoir la FAI.

Alfredo Cospito

Alfredo Cospito

La cour de cassation a décidé de réduire les condamnations d’Alfredo Cospito et de Nicola Gai, qui avaient été condamnés pour avoir jambisé le manager de la société Ansaldo Nucleare, Roberto Adinolfi, le 5 mai 2012. Les condamnations finales sont: pour Alfredo Cospito: 9 ans, 5 mois et 10 jours (au lieu de 10 ans et 8 mois) ; pour Nicola Gai: 8 ans, 8 mois et 20 jours (au lieu de 9 ans et 4 mois).

Alfredo Cospito et Nicola Gai

Alfredo Cospito et Nicola Gai

Arrêtés le 14 septembre pour la jambisation d’un PDG nucléaire, les deux anarchistes Alfredo et Nicola sont accusé ‘d’attentat avec finalité de terrorisme, blessures graves et vol’ et se trouvent toujours aujourd’hui à l’isolement dans la prison de Sanremo. Ils subissent une fouille corporelle ainsi que de leur cellule tous les jours. Ils ne peuvent communiquer ni entre eux ni avec les autres prisonniers. Leur courrier est censuré (les lettres sont lues par l’autorité pénitentiaire et transmises, quand elles le sont, dix à quinze jours après), et si des lettres sont saisies, ils n’en sont pas informés. Ils ne peuvent avoir accès à aucun livres ni journaux. Les deux hommes font déjà l’objet d’une enquête pour « terrorisme » du parquet de Pérouse, dans le centre de l’Italie.

A l’aube du 11 novembre, il y a eu des nombreuses perquisitions dans différents ville italiennes et six anarchistes s’étaient vu notifier des ordonnances de surveillance judiciaire : une détention préventive pour Alfredo Cospito (déjà détenu), une arrestation domiciliaire pour Michele Fabiani, et pour quatre autre personnes l’interdiction de sortir de la commune de résidence et l’obligation de pointer à la police trois fois par semaine. L’opération policière, nommée « Sibilla », visait un délit prévu par l’article 270 bis (association avec finalité de terrorisme et subversion de l’ordre démocratique), à cause de la conception, de l’impression et la diffusion, aussi par des moyens numériques et informatiques, du journal anarchiste Vetriolo, ainsi que pour des tags sur des murs au contenu considéré comme outrage et incitation, en plus d’un cas de dégradations. Les anarchistes étaient aussi inculpés en vertu de l’art. 414 (provocation aux crimes et délits), pour la rédaction et la diffusion de communiqués au contenu incitant à la perpétration de délits contre la personnalité de l’État, avec finalité de terrorisme et de subversion de l’ordre démocratique.

Toutes les mesures préventives de contrôle judiciaire qui ont été imposées suite à l’opération « Sibilla » ont été annulées par le Juge des liberté, lors de la séance du 14 décembre. Alfredo reste en prison suite à la condamnation à 20 ans dans le procès de l’opération « Scripta Manent ». Cette décision fait suite aux acquittements des inculpés de l’opération « Prometeo » (voir notre article).

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A l’appel d’une mouvance anarchiste un rassemblement s’est tenu samedi 2 devant la prison de haute sécurité de Terni, où sont détenu notamment deux anarchistes qui, déjà lourdement condamnés, risquent aggravation de leur peine dans un autre procès. Il s’agit de Juan Sorroche et Alfredo Cospito (voir notre article). Le tout dans le contexte actuel de durcissement répressif général. La délégation présente du Secours Rouge International a aussi porté la dernier salutation de Paola Staccioli (une camarade décédée récemment) à la dizaine d’anciens prisonniers des Brigades Rouges enfermés à Terni depuis les années ’80. Un lien solidaire et de reconnaissance politique ayant toujours unis Paola à ces camarades. Nombre des travaux littéraires, ou plus proprement politiques, de Paola ont donné une grande place aux protagonistes de cet engagement à travers les décennies. C’est dans cet esprit que les manifestants ont dialogué, malgré la distance et les murs, avec les prisonniers pendant trois bonnes heures, sur l’exigence d’élargir la solidarité, d’unir les secteurs en lutte – ouvriers, migrants, femmes, NoTav – dans un front commun, aussi contre la répression et la prison.

Le prison de haute sécurité de Terni

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La grève de la faim pour la fermeture de la section AS2 (« Haute Surveillance 2 ») de la prison d’Aquila, lancée par les prisonnières anarchistes Anna Beniamino et Silvia Ruggeri le 29 mai (voir cet article) se poursuit et s’étend. Les prisonniers anarchistes Salvatore Vespertino, Giovanni Ghezzi, Alfredo Cospito, Marco Bisesti et Luca Dolce ont rejoint la grève de la faim.

Anna et Silvia AS2

Anna et Silvia AS2

A l’aube du 6 septembre, une opération dirigée par la DIGOS de Turin a mené à la perquisition d’une trentaine d’habitations et à l’arrestation de cinq anarchistes, avec l’accusation d’association subversive avec finalité de terrorisme, savoir la FAI (voir notre article). Il s’agit d’Anna, Marco, Sandrone, Danilo et Valentina, en plus de la notification de l’enquête en cours à Nicola et Alfredo, déjà emprisonnés.

Les huit anarchistes poursuivis dans le cadre de cette opération policière baptisée « Scripta Manent » sont dans quatre prisons différentes et dans les sections AS2 de haute sécurité. Ils sont tous à l’isolement (pas de contact avec les autres prisonniers etc.), mais le courrier peut arriver. Alfredo Cospito et Anna Beniamino sont en grève de la faim depuis respectivement le 3 et 10 octobre contre le régime d’isolement.

Voici leurs adresses
BISESTI Marco: Strada Alessandria, 50/A – 15121 San Michele, Alessandria (AL)
MERCOGLIANO Alessandro: Strada Alessandria, 50/A – 15121 San Michele, Alessandria (AL)
BENIAMINO Anna: Via Aspromonte, 100 – 04100 – Latina LT
CREMONESE Danilo Emiliano: Str. delle Campore, 32 – 05100 Terni TR
SPEZIALE Valentina: Via Aspromonte, 100 – 04100 – Latina LT
COSPITO Alfredo et Nicola sont détenu à Ferrara AS2
CORTELLI Daniele: Str. delle Campore, 32 – 05100 Terni TR

L’opération policière

L'opération policière

Ce mardi 6 septembre, 7 anarchistes ont été arrêtés car accusés d’être membres de la Fédération Anarchiste Informelle (FAI-FRI). L’opération a été menée par la DIGOS (Division des Investigations Générales et des Opérations Spéciales) dirigée par le procureur Roberto Sparagna. Le chef d’inculpation est « appartenance à une association subversive avec intention de commettre des actes terroristes ». Ils sont accusés d’avoir placé trois bombes: une dans le quartier de Crocetta à Turin le 5 mars 2007 eu les 2 autres au centre d’entraînement de la police de Fossano le 2 juin 2006.

L’opération a visé 29 habitations, 8 autres personnes sont visées par l’enquête. Les 7 arrêtés sont Anna Beniamino (46), Marco Biseti (33), Emiliano Danilo Cremonese (40), Alsessandro Mercogliano (43), Valentina Spaziale et deux autres personnes qui pourraient bien être les deux anarchistes déjà emprisonnés pour la jambisation de Roberto Adinolfi à Gênes en 2012, c’est à dire Nicola Gai et Alfredo Cospito.

La jambisation d’Adinolfi

La jambisation d'Adinolfi