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Inde-Népal 1886

Umakanta Mahato, un dirigeant du Comité Populaire contre des Atrocités Policières (PCPA, une organisation anti-répression proche du mouvement maoïste), a été tué par la police dans la jungle Lodhashuli dans l’ouest du Bengale. Le police affirme que Mahato est mort dans une fusillade entre les forces de sécurité et les guérilleros maoïstes, mais c’est d’ordinaire ainsi qu’elle rend « présentable » ses exécutions extra-judiciaires.
Mahato était recherché par les autorités suite au déraillement de l’Express de Calcutta-Mumbai près de Jhargram le 28 mai, qui avait fait 150 victimes et que le gouvernement impute au PCPA, malgré le clair démenti de celui-ci.

Mort d'Umakanta Mahato

Mort d’Umakanta Mahato

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Les guérilleros maoïstes ont déclenché plusieurs offensives tôt ce jeudi matin en représailles de l’arrestation de deux de leurs dirigeants dans la journée de mercredi. Avant l’aube, un groupe de guérilleros armés a pris d’assaut un commissariat du district de Giridih dans le Jharkhand. Les forces de sécurité ont répliqué par des tirs. Cette confrontation n’a fait aucun blessé. Dans le même temps, deux explosions ont détruit un bâtiment du gouvernement à proximité du commissariat. Enfin, plus tard, les guérilleros ont incendié plusieurs camions à la frontière du district.

Les forces de sécurité ont attaqué de nuit un camp de la guérilla maoïste dans la jungle du district du Midnapore occidental. Les guérilleros ont résistés et la fusillade a duré plus de deux heures. Quand les forces gouvernementales ont pu pénétrer dans le camp, elles y ont retrouvé le corps d’un maoïste décédé durant les échanges de tir. Elles ont également saisi des armes, des détonateurs et des fils électriques.

Dans le même temps, un violent combat a eu lieu entre les forces de sécurité et les maoïstes dans le Jharkhand. Aucun détail n’a encore été communiqué quant aux conséquences de cet affrontement, qui a résulté d’une vaste opération de ratissage anti-guérilla menée dans le district du Singhbhum oriental.

Cinq soldats avaient été tués et un autre blessé quand environ 30 combattants de la NPA ont attaqué un poste d’armée à proximité de la commune de Veruela dans la province d’Agusan del Sur. Les troupes d’un camp militaire voisin sont venus à la rescousse de l’avant-poste assiégé, mais les guérilleros ont pu disparaître. Une opération de ratissage est en cours dans le secteur pour capturer les attaquants. il y a trois jours, huit soldats ont été tués dans une attaque semblable près deCatarman, dans la province du Samar du Nord.

Guérilléros de la NPA

Guérilléros de la NPA

Un dirigeant du CPI (maoïste) a été arrêté ce samedi par une équipe formée de policiers du Bihar et des membres de la Special Task Force de Kolkata. Musafi Sahani, également connu sous les pseudonymes de Anand, Alokda et Manik est un membre des comités du CPI(m) des états du Bihar et de l’Uttar Pradesh. Il est notamment accusé par l’Etat du Bihar de « meurtres, incendies volontaires et séditions ». Cette arrestation intervient alors que les maoïstes mènent durant le week-end une grève générale dans trois districts de la région pour protester contre les opérations gouvernementales de sécurité qui y sont menées.

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Les Jeux du Commonwealth, également connus sous le nom de ‘Friendly Games’ vont débuter le 4 octobre prochain dans une ville de New Delhi sous haute surveillance. Ils constitueront probablement les Jeux les plus contrôlés de l’histoire. Environ 80.000 officiers de police, 17.500 paramilitaires, dont des snipers et des experts en dispositifs explosifs, 3.000 commandos spécialisés et 100 équipes anti-sabotage seront déployés. Tous les véhicules transportant les sportifs et les officiels seront escortés par des commandos armés. En ville, la présence policière et militaire massive sera soutenue par l’installation de 2.000 caméras CCTV (télévision en circuit fermé) et une surveillance aérienne continue. Tous les lieux où se tiendront les épreuves seront protégés par quatre couches de sécurité et surveillés par des tireurs d’élite postés sur les toits. Les spectateurs devront passer dans des détecteurs et voir leur bagages scannés avant d’entrer dans les stades.

En réponse à un nouvel appel du président et du premier ministre indien à commencer une négociation et à renoncer à la violence, la direction du CPI(maoïste) a déclaré ce mardi être prêt à discuter sous la médiation du ministre des transports, mais uniquement si le cessez-le-feu de 72 heures était maintenu. Les maoïstes ont également exigé que soit menée une enquête judiciaire sur l’assassinat de leur porte-parole Azal et la démission du ministre de l’intérieur P. Chidambaram et du ministre en chef de l’Andhra Pradesh, ces deux éléments étant les conditions préalables à leur venue à la table des négociations. Dans une déclaration, le membre du bureau politique Kishenji a affirmé que si le gouvernement était sérieux à propos du dialogue, il devrait constituer un comité de médiation composé entre autre d’activistes sociaux et de journalistes. Il a enfin exprimé ses doutes à propos de l’intention du gouvernement à entamer ces négociations, citant ‘l’incohérence’ de l’appel au dialogue du premier ministre et sa revendication selon laquelle les opérations de sécurité allaient se poursuivre. Enfin, Kishenji a demandé qu’avant de dialoguer et s’il est prêt à le faire, le gouvernement prenne une position claire.

Après l’assassinat du porte-parole du CPI(maoïste) en juillet dernier, les forces de sécurité poursuivent leur contre-offensive et visent principalement les leaders supposés des guérilleros. Vendredi, elles ont arrêté Rajesh, qui était actif dans les états du Jharkhand, du Bihar et du Chhattisgarh. Dimanche, elles ont interpellé Narsimha Reddy, secrétaire du CPI(m) de l’Andhra Pradesh et dont la tête était mise à prix pour 1000000 roupies (environ 16000€). Selon le commissaire de police, il serait impliqué dans de nombreuses affaires dans le Jharkhand et le Chhattisgarh. Le guérillero a été interpellé chez lui et des armes, des munitions, un ordinateur portable, des documents et de l’argent liquide ont été saisis.

Depuis hier, de massives manifestations d’ouvriers du textile ont lieu au Bangladesh, et principalement dans la capitale, Dacca. Plus de 20.000 d’entre eux ont quitté leur travail afin de se rassembler dans les rues pour réclamer de meilleurs salaires. Leur salaire mensuel est fixé à 1662 taka (23 dollars), ce qui constitue une des rémunération mondiale les plus basses. Un comité d’urgence sur les salaires constitué de fonctionnaires du gouvernement, d’industriels et de syndicalistes a annoncé que le salaire minimum allait passer à 3000 taka (43 dollars) dès le 1er novembre. C’est suite à cette déclaration que les ouvriers sont descendus dans la rue. La hausse est jugée clairement insuffisante par les syndicats, qui réclament 5000 taka pour faire face notamment à la hausse du prix de l’alimentation. Hier, au moins 10.000 personnes ont bloqué une route au sud de la capitale. Les forces de police anti-émeute ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour les disperser. A Ashulia, au nord de la capitale, des combats de rue ont opposé les manifestants et les policiers. Jugeant la proposition du comité d’urgence insultante, les syndicats pourraient appeler à la grève nationale jusqu’à ce que le gouvernement accède à leur demande.

Policier anti-émeute au Bangladesh

Policier anti-émeute au Bangladesh

Au moins neuf ouvrières du textile ont été blessées mardi dans des heurts avec la police anti-émeutes cambodgienne qui a utilisé des matraques électriques pour mettre fin à une grève d’une semaine dans une usine à la périphérie de la capitale, Phnom Penh. 3.000 ouvrières faisaient suite au licenciement de leur représentant syndicat.