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Inde-Népal 1886

Écrire « Lal Salam » (slogan communiste en Inde signifiant « salut rouge »), « camarade », télécharger une photo de Lénine sur les réseaux sociaux, ou posséder de la littérature marxiste peut désormais contribuer à vous mettre derrière les barreaux en vertu de la loi sur les activités illégales (UAPA) en Assam. Bittu Sonowal, un militant du Krishak Mukti Sangram Samiti (KMSS), un syndicat de paysans, en a fait l’expérience. L’Agence nationale d’enquête (NIA) a indiqué qu’il avait qualifié certains de ses amis de « camarade » et avait utilisé des mots tels que « Lal Salam » et « Inquilab Zindabad » (longue vie à la révolution), dans un acte d’accusation formulé à son encontre. Dans l’acte d’accusation, déposé le 29 mai, il était également mentionné que Sonowal avait téléchargé une photo de Lénine avec les mots: « Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les penderons ».

Bittu Sonowal est un proche collaborateur du leader paysans Akhil Gogoi. Il est emprisonné depuis le 16 décembre 2019 suite à son arrestation lors des énormes manifestations contre la Citizenship Amendment Act (CAA). Akhil Gogoi est quant à lui conseiller du KMSS. Deux proches de Gogoi ont été arrêtés, sous diverses accusations répondant à la loi sur les activités illégales (UAPA) par la NIA. Toute cette campagne judiciaire, orchestrée par la NIA, a pour but de qualifier les dirigeants du KMSS de maoïstes (considérés comme terroristes en Inde).

Bittu Sonowal

Bittu Sonowal

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Au Bengale occidental, les manifestant·es du Parti Communiste d’Inde (Marxiste) qui étaient réuni·es pour dénoncer le meurtre de George Floyd et l’attitude belliqueuse de Donald Trump ont été arrêté hier par la police. Parmi les détenus se trouvent plusieurs dirigeants politiques et syndicaux comme le Secrétaire de la CITU pour l’état du West Bengal,  des membres de la direction du CPI(M) pour l’état et pour Kolkata, le secrétaire de la DYFI de Kolkata, etc.

Des manifestant·es communistes solidaires de la révolte aux États-Unis arrêtés

Des manifestant·es communistes solidaires de la révolte aux États-Unis arrêtés

Mercredi 27 mai, la police a arrêté Lekhraj Gajmer dans la ville de Kavrepalanchok. Lekhraj Gajmer est un cadre central du du Parti Communiste du Népal (maoïste) clandestin dirigé par Netra Bikram Chand (voir notre article). Emprisonné une première fois, il avait été accusé d’avoir planté des explosifs avant d’être remis en liberté par la cours suprême. Il a été ré-arrêté immédiatement après sa libération par des policiers en civil de Dhulikhel avant d’être emmené à Katmandou. Lekhraj Gajmer est le dirigeant du Dalit Mukti Morcha (Front de libération des Dalits) affilié au du Parti Communiste du Népal clandestin.

Netra Bikram Chand, dirigeant du Parti Communiste du Népal (maoïste) clandestin

Netra Bikram Chand, dirigeant du Parti Communiste du Népal (maoïste) clandestin

Jeudi, trois maoïstes appartenant au Front de libération du peuple de l’Inde (PLFI, qui a scissionné du PCI(M) en 2009), ont été abattus par une équipe conjointe de la police d’État et du CRPF près de Manmaru Beda, dans la jungle de Podahat, dans l’ouest de Singhbum. Un maoïste blessé a également été arrêté lors de la rencontre. Une opération de ratissage intensive a été lancée pour retrouver les autres maoïstes du groupe qui se sont fondus dans la jungle.

Opération anti-guérilla de la CRPF (archives)

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Après des manifestations quasi quotidiennes l’an passé, la contestation avait pu paraître étouffée en raison de la distanciation sociale liée à la pandémie. Mais le dépôt au Parlement chinois, vendredi, d’un texte visant à interdire « la trahison, la sécession, la sédition et la subversion » à Hongkong a de nouveau mis le feu aux poudres. D’autant que Pékin a demandé dimanche son application « sans le moindre délai ».  Des milliers d’habitants ont répondu présents dimanche malgré l’interdiction de manifester, pour dénoncer ce passage en force de la Chine sur une question qui suscite depuis des années l’opposition des Hongkongais. Alors que le nombre de manifestants enflait dans les quartiers de Causeway Bay et Wanchai, la police a eu recours aux lacrymogènes et aux gaz poivrés pour tenter de disperser la foule, avec l’aide de canons à eau. Certains protestataires ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, érigé des barricades de fortune et utilisé les parapluies pour se protéger des gaz lacrymogènes. La police a annoncé 180 arrestations.

Affrontements ce dimanche à Hong-Kong

Les forces de sécurité ont tué samedi matin deux membres du Parti communiste indien (maoïste) dans le district de Sukma, dans la région de Bastar (état du Chhattisgarh). Un des maoïstes tués a été identifiés comme étant Gundadhur, le commandant de l’escouade locale de guérilla (LGS) du comité régional de Malangir. Une récompense de 250.000 roupies avait été offerte pour qui aiderait à son arrestation. C’est à 12h45, près du village de Mankapal, qu’un détachement de la DRG en patrouille de contre-guérilla a ouvert le feu sur les deux maoïstes.

Rassemblement maoïste en Inde

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Un mur à la périphérie du village de Salahpur Majra, à la frontière entre Delhi et Gurgaon, est devenu la cause et le théâtre d’une confrontation entre la police de Gurgaon et les travailleurs qui cherchaient à se rendre dans les usines de Delhi. La police avait remarqué que les ouvriers traversaient en cet endroit la frontière d’Udyog Vihar, fermée en raison des restrictions supplémentaires liées à la pandémie. Les policiers ont voulu les arrêter mercredi car ils n’avaient pas de laissez-passer. Les caillassages ont succédé aux insultes, plusieurs policiers ont été blessés et environ 10 à 15 ouvriers ont été arrêtés.

La reconstruction du mur

La reconstruction du mur

 

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La majorité des États fédérés d’Inde ont décidé de suspendre le code du travail pour trois ans, en espérant que cela attire les investissements d’entreprises quittant la Chine. Le gouvernement de l’État d’Uttar Pradesh, fut le premier à prendre cette décision. Il a adopté un décret qui suspend 32 des 34 lois relatives au code du travail. Toutes les régulations encadrant les droits des syndicats, le salaire minimum ou les inspections du travail sont abrogées pour trois ans. Seules demeurent les règles interdisant l’esclavage, obligeant l’employeur à payer l’employé régulièrement et à respecter les règles de sécurité dans le secteur du bâtiment.

Après l’Uttar Pradesh, une dizaine d’autres grands États ont annoncé des réformes similaires: du Rajasthan au Goujarat, le poumon industriel du pays, jusqu’au Madhya Pradesh, qui compte environ 80 millions d’habitants. La plupart des États ont fait passer la journée de travail de 8 à 12 heures, pour un salaire mensuel moyen de 10 000 roupies par ouvrier (120 euros). Certaines réformes doivent encore être approuvées par le gouvernement fédéral. Les syndicats estiment qu’il s’agit d’un retour au XIXe siècle. Cependant, il sera difficile de préparer la riposte. Les travailleurs et travailleuses (dont une bonne partie travaillent sur une base journalière) sont, en effet, affaiblis par deux mois de chômage non payé. Ils risquent donc d’avoir des difficultés à organiser une grève, voire même à protester.

Industries de l'Uttar Pradesh

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Quatre combattantes maoïstes, dont une cadre dirigeante du PCI (maoïste), ainsi qu’un sous-inspecteur de police ont été tués lors d’une fusillade dans le district de Rajnandgaon, dans le Chhattisgarh vendredi soir. La rencontre a eu lieu vers 22h30 dans la jungle proche du village de Pardhoni. Les forces de sécurité traquaient un groupe de guérilleros et les ont accrochés. Un policier a été tué ainsi que quatre femmes de la guérilla maoïste dont Ashok, membre du comité divisionnaire, et Krishna, membre du comité régional du CPI (maoïste). Les forces de sécurité ont récupéré deux fusils d’assaut (un AK-47 et un SLR) et deux fusils artisanaux. Lundi, un paramilitaire du 170e bataillon de la CRPF a été tué lundi lors d’une fusillade avec des combattants maoïstes dans le district de Bijapur, dans la région de Bastar. La fusillade a eu lieu vers 14 h 15 près des jungles du village d’Uripal.

près du village de Pardhoniprès du village de PardhoniLes armes retrouvées près du village de Pardhoni

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Depuis le 8 mai, un robot à quatre pattes patrouille dans le parc de Bishan-Ang Mo Kio, à Singapour, pour rappeler aux gens les mesures de distance de sécurité. Baptisé Spot, il diffuse un message enregistré rappelant aux visiteurs des parcs d’observer les mesures de distance de sécurité. Il est équipé de caméras, rendues possibles grâce à un système d’analyse vidéo développé par le gouvernement, pour l’aider à estimer le nombre de visiteurs dans les parcs. Les caméras, cependant, ne pourront pas suivre ou reconnaître des individus spécifiques, ni collecter des données personnelles. Spot est déployé dans le cadre d’essai pilote de deux semaines, mené conjointement par NParks et le Smart Nation and Digital Government Group (SNDGG). Si l’essai s’avère concluant, son utilisation sera élargie. Développé à l’origine par la société américaine Boston Dynamics, le robot a déjà utilisé par la police du Massachusetts dans le cadre d’opérations de déminage (voir notre article).

Spot déployé dans le cadre des mesures de confinement à Singapour