Quelque 80.000 mineurs de la « ceinture de platine » autour de Rustenburg (nord) sont en grève depuis le 23 janvier, à l’appel d’AMCU, chez les trois principaux producteurs de platine mondiaux Amplats, Implats et Lonmin.
Ils réclament un salaire de base de 830 euros, plus du double du niveau actuel, ce que les trois groupes concernés jugent « totalement irréaliste ».
Le géant sud-africain Amplats a annoncé qu’il poursuivait le syndicat AMCU en justice pour les pertes subies. Le numéro un mondial du platine réclame 40 millions d’euros en réparation de dégâts matériels provoqués par des grévistes du syndicat AMCU qui n’ont pas, selon lui, respecté les règles régissant les grèves. Cette somme doit aussi compenser le coût des heures supplémentaires du personnel de sécurité et « la perte de la production qui aurait été possible si des travailleurs non grévistes n’avaient pas été empêchés de travailler ». La porte-parole d’Amplats, qui a saisi vendredi la Haute Cour de Pretoria, a averti que le montant réclamé par le groupe augmentera si « le comportement injustifié d’Amcu se poursuit ».

Un dirigeant d’un syndicat d’enseignants, Ismaël Salifou, a été écroué vendredi à la prison civile de Niamey, après avoir accordé en janvier un entretien à la radio privée Anfani. M. Salifou avait été remis en liberté jeudi en même temps que les trois journalistes de la radio Anfani par le procureur après 24 heures de garde-à-vue à la police. Tous les quatre avaient été arrêtés mercredi à la suite d’un entretien accordé par le syndicaliste à la radio en janvier. Le procureur n’a retenu aucune charge contre les journalistes mais a demandé au syndicaliste, également libéré, de se présenter vendredi au parquet, d’où il a été placé sous mandat de dépôt. L’entretien portait sur un bras de fer opposant ce syndicat à un responsable de l’éducation de Zinder (centre du pays).

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Les mineurs en grève de la mine de platine Anglo American Platinum’s Union située à proximité de Northam se sont heurtés aux forces de l’ordre après avoir mis le feu à des barricades de pneus sur une route menant à la mine. Depuis le 23 janvier, des dizaines de milliers de mineurs mènent des actions dans le but d’obtenir une augmentation de salaire. Hier, la police est intervenue pour faire lever le blocage de la route. Les grévistes ont répliqué en lançant des pierres, entrainant de violents affrontements. Un gréviste est décédé dans les heurts. Il s’agit d’un membre haut placé de l’Association of Mineworkers and Construction Union, une organisation à la tête du mouvement de contestation.

Bâtiment de l'Anglo American Platinum's Union

Bâtiment de l’Anglo American Platinum’s Union

Des manifestants sud-africains qui dénonçaient entre autres le manque de services dans leurs communautés ont notamment incendié des bâtiments publics lors de démonstrations violentes, au cours des derniers jours notamment éclaté à Sebokeng, au sud de Johannesbourg. Les manifestants ont bloqué les routes avec des pierres et des pneus enflammés. Un militant a été tué et un autre blessé quand des groupes opposés se sont affrontées. Dans le district de Bronkhorstspruit, à l’est de la capitale, Prétoria, des manifestants ont incendié mercredi plusieurs édifices publics ainsi que le commissariat de police. Plusieurs dizaines de personnes y avaient été arrêtées la veille.

Le commissariat de  Bronkhorstspruit

Le commissariat de Bronkhorstspruit

La police sud-africaine a indiqué avoir utilisé mardi matin grenades assourdissantes et balles en caoutchouc pour disperser quelque 3.000 grévistes qui bloquaient une route menant à une mine de platine du numéro un mondial du secteur Amplats dans le nord du pays. Les mineurs bloquaient la route et menaçaient de déloger les travailleurs non grévistes à la mine.

police vs mineurs en afrique du sud

police vs mineurs en afrique du sud

Les habitants des villages de Duase, Kenyase et Abirem, dans le sud du Ghana, ont organisé un vaste rassemblement ce lundi pour dénoncer la dégradation de l’état des routes et l’immobilisme des autorités locales qui laissent la situation s’aggraver. A certains endroits, les véhicules ne parviennent plus à passer du tout. Les habitants ont érigé des barrages de briques et de pneus enflammés avant que les forces de l’ordre n’interviennent. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogène, puis des balles en caoutchouc avant d’utiliser des balles réelles. Au moins, 28 personnes ont été blessées, dont deux très grièvement. Certaines personnes ont également été arrêtées, accusées d’avoir pris part à la manifestation.

Policiers anti-émeute au Ghana

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La justice sud-africaine a interdit jeudi au syndicat radical AMCU de faire grève dans les mines d’or. Le Tribunal du travail de Johannesburg a donné rendez-vous au syndicat le 14 mars pour expliquer pourquoi cette interdiction de faire grève ne devrait pas être permanente. D’ici là, tout mouvement sera considéré comme une grève sauvage, ce qui signifie en Afrique du Sud que les grévistes pourront être licenciés. La Chambre des mines juge qu’un mouvement serait illégal dans les mines d’or, un accord de branche ayant été passé en septembre avec des syndicats représentant 72% des employés du secteur.

L’AMCU a engagé une grève le 23 janvier chez les trois premiers producteurs mondiaux de platine, secteur où il n’y a pas d’accord de branche et où il est majoritaire. Ses militants ont rejeté jeudi une offre du patronat, s’en tenant à la revendication d’un salaire de base de 12.500 rands (environ 810 euros, soit deux à deux fois et demie les niveaux actuels).

mineurs du platine en grève

mineurs du platine en grève

Depuis jeudi dernier, les villageois de la communauté de Relela, dans la province de Limpopo, manifestent pour dénoncer le meurtre d’une femme. Deux personnes suspectes avaient été interpellées, mias elles ont immédiatement été libérées. Les villageois dénoncent l’immobilisme des autorités dans cette affaire et leurs multiples manifestations ont été violemment réprimées. La semaine dernière, en marge de l’une d’elle, un jeune hommes de 15 ans a été abattu par les forces de l’ordre. Mardi, plus de 2000 personnes ont pris d’assaut le commissariat de Relela. Elles ont lancé des cocktails Molotov et des pierres en direction du bâtiment et des policiers. Ceux-ci ont rapidement ouvert le feu, tuant deux hommes. Les autorités ont déclaré que 15 policiers avaient été blessées, et que ‘n’importe quelle personne placée dans cette situation aurait fait pareil, n’ayant d’autre solution pour sauver sa vie’. Neuf personnes ont en outre été arrêtées pour violences publiques.

Villageois de Relela manifestent contre les violences policières

Villageois de Relela manifestent contre les violences policières

Les membres du syndicat minier Amcu mènent actuellement un mouvement de grève dans les mines de platine des provinces du Nord-Ouest et de Limpopo. Ils revendiquent une augmentation du salaire mensuel minimum. Hier matin, la police et des membres du service de sécurité de la mine de Khuseleka, à Rustenberg, propriété du groupe anglo-américain Platinum, ont tiré des balles en caoutchouc pour disperser un groupe de grévistes. Un large contingent de police a été déployé sur place pour contenir les manifestants qui s’organisent en barricadant les voies d’accès au site.

Policiers contre grévistes à Rustenburg

Policiers contre grévistes à Rustenburg

Au moins deux policiers sud-africains impliqués dans le massacre des mineurs de Marikana en 2012 (34 morts) ont participé à la répression sanglante des manifestants pour l’eau courante non loin de là près de Brits (nord) lundi, a rapporté hier la presse sud-africaine. Une cinquantaine de kilomètres séparent Marikana, dans la province du Nord-Ouest, et Mothotlung, le township où il y a eu trois morts la semaine dernière.

La tragédie de Marikana, fusillade policière la plus grave jamais survenue depuis la fin du régime raciste d’apartheid il y a vingt ans, n’a débouché à ce jour sur aucune sanction, et la commission d’enquête n’a pas rendu ses conclusions. La police a toujours plaidé la légitime défense. Mais l’enquête a montré qu’une partie des victimes ont été pourchassées après la fusillade et abattues ou achevées par des balles tirées dans le dos ou à bout portant. La commission a aussi indiqué en septembre 2013 que la police lui avait menti, dissimulé des éléments de preuve ou les avait contrefaits et antidatés.

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