Mercredi soir, les habitants du bidonville de Manguinhos à Rio ont manifesté leur colère après l’arrestation d’un homme par la police. Les forces anti-émeute sont rapidement intervenues pour disperser la foule, faisant d’abord usage de gaz lacrymogène avant de tirer à balles réelles sur les manifestants. Jose Joaquim Santana, 81, se trouvait un peu en retrait du rassemblement lorsqu’il a été atteint d’une balle dans la tête.

Emeutes à Manguinhos

Emeutes à Manguinhos

A la mi-novembre, Monica Caballero et Francisco Solar et trois de leurs camarades étaient arrêté en Espagne pour avoir participé à une attaque à l’explosif contre la cathédrale de Saragosse. Les deux premiers avaient été acquitté en juin 2012 dans l’affaire ’Caso Bombas’. Ils étaient alors poursuivis pour une série d’attaques contre l’Etat chilien et ont été acquittés faute de preuves. Dans la nuit du 5 décembre, une action de blocage a été organisée à Santiago en solidarité avec les cinq inculpés. La circulation a été interrompue sur une grande artère de la capitale avec des barricades. Une diffusion de tract contre la société carcérale et en solidarité avec les prisonnier a été effectuée.

Solidarité avec des prisonniers anarchistes à Santiago

Le dirigeant de l’une des sections du PCP-SL a été capturé en début de semaine. Fabian Huaman, alias ‘Hector’ était en charge de la reconstruction militaire et organique du parti dans la vallée de l’Huallaga. Le guérillero a été capturé dans le cadre d’une opération conjointe menée par la police nationale et le service de renseignements de l’armée.

Fabian Huaman

Fabian Huaman

A partir du 15 décembre prochain, la guérilla des FARC observera un cessez-le-feu unilatéral pendant trente jours. Cette annonce a été faite via un communiqué rendu public hier à La Havane par Jesus Santrich, Ivan Marquez et Pablo Catatumbo: ‘De manière unilatérale, nous ordonnons à toutes nos unités (…) de cesser le feu et les hostilités pendant trente jours’. Cela fait maintenant plus d’un an qu’un processus de négociations est en cours entre les FARC et le gouvernement colombien. Au démarrage des discussions, la guérilla avait déjà observé un cessez-le-feu de deux mois, celui-là aussi unilatéral. Le gouvernement exclu, depuis le début, de relâcher la pression militaire avant qu’un accord ne soit conclu. L’armée poursuit donc régulièrement ses offensives.

Santrich, Marquez et Catatumbo

Santrich, Marquez et Catatumbo

Un commissariat de la ville d’Inza, dans le sud-ouest du pays, a été pris d’assaut et a été totalement détruit par l’explosion d’une bombe et des tirs de mortiers ce samedi matin. Huit personnes, parmi lesquelles des soldats, des policiers et deux civils, ont été tués dans l’attaque que les autorités ont attribuée aux FARC.

Attaque contre un commissariat à Inza

Attaque contre un commissariat à Inza

De violents affrontements ont éclaté ce jeudi à Buenos Aires alors que des étudiants s’étaient rassemblés pour s’opposer à l’élection du nouveau directeur de l’université de la ville. Ce rassemblement, organisé à l’appel de divers partis politiques de gauche et de membres du syndicat des étudiants, visait à dénoncer cette élection mais aussi à exiger un changement dans la procédure et dans le règlement de l’université. Les forces anti-émeute avaient établi un cordon de sécurité autour du Congrès où se déroulait le vote, entrainant de violents affrontements avec les manifestants.

Etudiants contre policiers à Buenos Aires

Etudiants contre policiers à Buenos Aires

Io Giuria avait été filmée, le 13 juin dernier, en train de lancer un cocktail Molotov durant une manifestation estudiantine. Depuis plus de deux ans, les étudiants chiliens manifestent pour exiger une réforme de l’éducation et sont systématiquement violemment réprimés. De violents heurts émaillent chacun des immenses rassemblements. Les images de Io Giuria ont été largement diffusées, et la jeune femme est finalement arrêtée le 19 juillet. Incarcérée durant plusieurs jours, elle est finalement placée en résidence surveillée (d’abord totale, puis uniquement la nuit) dans l’attente de son procès. Celui-ci a eu lieu fin novembre et le verdict est lourd. Elle écope de trois ans de prison. Le parquet avait quant à lui exigé cinq ans d’emprisonnement.

Io Giuria

Io Giuria

Durant plus de deux semaines en mai dernier, la population brésilienne a dénoncé la hausse des prix des transports publics, les coûts liés à l’accueil de la Coupe du Monde ainsi que la corruption du gouvernement. De violentes émeutes ont secoué toutes les grandes villes du pays, toutes plus ou moins sévèrement réprimées par la police anti-émeute. Hier, un tribunal de Rio a prononcé le premier verdict dans une affaire liée à ces manifestations. Rafael Vieira, 26 ans, avait été arrêté devant un magasin abandonné de Rio le 20 juin après une manifestation qui avait réuni plus de 300.000 personnes. Il était en possession de bouteilles d’éthanol. Le tribunal l’a condamné hier à cinq ans de prison, déclarant que ce produit était destiné à la production de cocktails Molotov. Ses avocats ont d’ores et déjà annoncé leur intention de faire appel de cette décision. Quatre autres personnes arrêtées à Rio à la même période restent détenus dans l’attente de leur jugement.

Plusieurs milliers de personnes ont participé, le 27 novembre à Santiago du Chili et dans cinq autres villes, à une marche en hommage au syndicaliste et salarié de la société Chilectra, Juan Pablo Jimenez, retrouvé mort d’une balle dans la tête sur son lieu de travail. La police n’a pas pu établir les circonstances du décès si ce n’est que la balle a été tirée de l’intérieur de l’entreprise. Sur la rue Alameda, une des artères principales de Santiago, des combats ont éclaté entre forces spéciales des Carabiniers et les manifestants.

marcha-jimenez.jpg

Le 10 novembre dernier, deux jours avant une audience du tribunal agraire dans l’affaire opposant Ejido La Sierrita (un syndicat de paysans) à la compagnie minière canadienne Excellon Resources Inc., des officiers de la sécurité publique ont détenu arbitrairement Omar Pacheco, Adolfo Gómez Chareo, Julio Orona, Héctor Pacheco, Luis Orona, and Ricardo Calderón, tous membres de la communauté La Sierrita de Galeana dans l’état de Durango et ayant des liens familiaux avec des ejidatarios (propriétaires communaux). Deux jours auparavant, Héctor Pacheco avait déjà subi un enlèvement et passage à tabac.

Aucun mandat d’arrêt ni passage devant un juge n’a justifié ces détentions. Tous les six ont été relâchés mais le climat de violence et d’intimidation subsiste. Les premières personnes nommées ci-dessus sont également membres du Syndicat national des mineurs – local 309 – et ont été licencié par Excellon l’année dernière pour avoir revendiqué leurs droits syndicaux.

lutte syndicale au mexique

lutte syndicale au mexique