Hier, le corps sans vie de Rodrigo Melinao a été retrouvé à proximité d’une ferme revendiquée comme étant sur son territoire par la communauté mapuche. Le jeune homme de 26 ans a été abattu de deux balles dans le thorax. Il vivait dans la clandestinité depuis le 26 juillet, jour où il a été condamné pour avoir pris part aux événements d’octobre 2011 au cours desquels un groupe de villageois avait mis le feu à des terres que s’était appropriée une entreprise privée et endommagé plusieurs de ses véhicules. Dans la soirée, plus de 200 personnes se sont rassemblées à Santiago pour dénoncer le meurtre de leur ‘frère’ et exiger que soient entendues les revendications de la communauté Mapuche. Vers 21h, les forces spéciales de la police sont violemment intervenue pour disperser la foule. Des affrontements s’en sont suivis et une dizaine de personnes auraient été interpellées.

Hommage à Rodrigo Molinao réprimé

Hommage à Rodrigo Molinao réprimé

Vingt-cinq policiers ont été condamnés samedi à Sao Paulo à 624 ans de prison chacun pour avoir participé en 1992 au massacre de Carandiru. Ils était accusé du meurtre de 52 détenus, dans le cadre du deuxième volet d’un procès qui en aura quatre et doit juger au total 79 policiers. Vingt-trois policiers, accusés de la mort de 13 détenus, avaient été condamnés à 153 ans de prison chacun en avril, lors du premier volet du procès.

Les quatre volets correspondent aux meurtres enregistrés à chaque étage de la prison de Carandiru le 2 octobre 1992, lorsqu’une intervention policière qui devait mettre fin à une rixe entre détenus a provoqué une révolte de toute la prison. Aucun policier n’avait été blessé, alors que 111 prisonniers avaient été tués et 87 blessés. Il a fallu plus de vingt ans pour que le procès ait lieu, la justice militaire ayant été finalement dessaisie au profit de la justice ordinaire. Seul le responsable de l’opération, un colonel qui était également ancien député, avait été condamné dès 2001 à 632 ans de prison, mais il avait été déclaré innocent en appel. Il a été abattu chez lui en 2006.

massacre de Carandiru

massacre de Carandiru

La succursale de la BancoEstado située à l’intersection de Viel et Pedro Montt, presque devant la prison où Hans Niemeyer est incarcérée, a été la cible d’une bombe incendiaire samedi 3 août. L’action a été revendiquée par le Groupe incendiaire Victor Lambros de la FAI/ Front révolutionnaire international (Victor Lambros est le fils de Pola Roupa et Nikos Maziotis, il est né en prison le 24 juillet 2010 in prison. Il est prénommé Victor -prénom du père de Pola, un Résistant antifasciste- et Lambros, en hommage à Lambros Foundas).

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Le parquet de Colombie a annoncé hier mardi avoir lancé des poursuites exceptionnelles à l’encontre de chefs paramilitaires et de guérilleros pour quelque 11.000 violations des droits de l’homme perpétrés dans le cadre du conflit armé entre les guérillas communistes, en lutte contre les autorités depuis près d’un demi-siècle, et les milices paramilitaires d’extrême droite créées dans les années 80. Au total 16 personnes sont poursuivies par le parquet colombien, 13 paramilitaires et trois guérilleros. Les procès se dérouleront dans plusieurs tribunaux, à Bogota, Medellin, Barranquilla et Bucaramanga.

La police brésilienne a dispersé mardi à l’aide de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc des manifestants qui venaient d’attaquer une agence bancaire et une succursale automobile lors d’une manifestation d’environ 300 personnes dans le centre de São Paulo. Les affrontements ont éclaté lors d’une manifestation organisée contre le gouverneur de São Paulo dans le quartier de Pinheiros. Les manifestants entendaient se montrer solidaires de leurs camarades de Rio de Janeiro qui avaient protesté contre le gouverneur de cet Etat.

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Un militaire colombien a été tué et un autre blessé, hier mardi, dans l’explosion d’un IED près de la piste de l’aéroport de Tumaco, une localité située sur la côte Pacifique, à 600 km de Bogota, au moment où passait une patrouille militaire. L’engin placé sur le passage de la patrouille et a été apparemment déclenché par un téléphone portable, a précisé le responsable militaire, qui a désigné comme auteur les FARC.

Le 25 juillet a eu lieu à Santiago une manifestation pour la dépénalisation de l’avortement (Chili le pénalise dans n’importe quel cas). La manifestation était convoquée à 19h sur la Place Italie à 18h l’autorisation accordée pour le parcours a été retirée et les manifestants ont été confrontés à un barrage les empêchant d’avancer sur l’Alameda (artère principale du centre de Santiago).

manifestation avortement santiago chili

manifestation avortement santiago chili

Une partie de la manifestation a poursuivi et envahit l’intérieur de la Cathédrale, où une messe était en cours. La foule a essayé de couvrir le micro des religieux avec des slogans (« sortez vos rosaires de nos ovaires »). La police a chargé sur le parvis, utilisant les canons à eau et arrêtant quelques personnes.

A Sao Paulo jeudi 26, une manifestation anarchiste organisée en signe de soutien aux manifestants de Rio a été l’occasion de nombreux incidents. 13 agences de banques, un concessionnaire Chevrolet et deux kiosques de police ont été taguées et endommagées à la barre de fer, certaines banques ayant été envahies et entièrement saccagées. La police militaire est intervenue, usant de gaz lacrymogènes.

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Quelques milliers de personnes sont descendues dans les rues de Lima aujourd’hui pour protester contre le gouvernement du président Humala qui fêtera demain sa deuxième année au pouvoir. La manifestation était faite à l’appel de la Confédération générale des travailleurs du Pérou (CGTP), qui regroupe les principaux syndicats. La principale revendication des travailleurs est l’abrogation de la loi sur la fonction publique.

Les manifestants ont défilé dans plusieurs rues du centre historique afin d’arriver au Congrès et au Palais du Gouvernement. Cependant, la police nationale déployés 5.000 hommes lourdement armés pour bloquer l’accès aux deux bâtiments, avec l’utilisation de clôtures et de chars anti-émeute. La police a lancé des gaz lacrymogènes contre es manuifestants qui tentaient de forcer le passage.

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