Environ 200 personnes se sont rassemblées samedi à Namur pour rendre hommage à Adama Condé, abattu par la police près de la gare une semaine plus tôt. Plusieurs dizaines d’individus extérieurs au rassemblement ont visé la police par des jets de pétards, feux d’artifice, bouteilles et pierres près du commissariat. Les forces de l’ordre ont dispersé la foule et fait plusieurs interpellations. Des tensions avaient déjà eu lieu plus tôt dans la semaine lors de rassemblements non autorisés réclamant justice pour Adama Condé.

La répartition des 25 millions d’euros débloqués par le fédéral pour l’achat ou la réparation de caméras de surveillance policière prévoit 15 millions d’euros à parts égales pour Bruxelles et Anvers, le reste se répartissant sur d’autres grandes villes et zones du pays, a annoncé lundi le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin. Initié dans le cadre du plan “Grandes Villes”, ce renforcement du réseau de caméras était à l’origine doté de 20 millions d’euros, avant d’être porté à 25. Cette enveloppe sera répartie en 7,5 millions d’euros pour Bruxelles (dont 3 millions pour la zone Bruxelles-Capitale Ixelles) et 7,5 millions d’euros pour Anvers “où se concentrent les impacts les plus aigus de la criminalité organisée et du narcotrafic”. Concernant Bruxelles, “la nécessité de renforcer fortement le maillage de caméras dans la capitale avait été soulignée par le procureur du Roi Julien Moinil”, rappelle Quintin. Cinq millions d’euros seront répartis entre Charleroi, Namur, Gand, Liège et Mons, à hauteur d’un million pour chaque ville. Enfin, 5 millions d’euros alimenteront le reste des zones de police du pays, sur base du nombre de membres du cadre opérationnel réel.

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Mardi 16 décembre, le Front d’Action Revolutionnaire organise une conférence avec Gwenola Ricordeau sur l’abolitionnisme pénal et ses portées révolutionnaires. La conférence aura lieu au Mona (avenue de Jette 225, Jette) et débutera à 20h. Avant la conférence, un bar sera ouvert et différents collectifs auront des tables pour pouvoir s’y rencontrer dès 19H, dont le Secours Rouge.

Le conseil des ministres a approuvé l’achat de nouveaux drones de reconnaissance et de surveillance destinés à soutenir les troupes belges déployées en Roumanie et en Lituanie, un équipement jugé « indispensable » par le ministre de la Défense Theo Francken pour fournir des informations en temps réel, améliorer la protection des soldats et renforcer l’avantage opérationnel. L’acquisition, réalisée via l’Agence de soutien et d’acquisition de l’OTAN (NSPA), inclut la livraison, la maintenance et la formation, pour un coût total estimé à 140,8 millions d’euros entre 2025 et 2028, dont 53,7 millions engagés dès cette année.

Une enquête « Corespo Corruption DGJ » (pour « Corporate Responsability of Police ») a été réalisée par le service Intégrité, lui-même intégré au sein du commissariat général de la police fédérale. L’enquête s’est faite en deux parties. Il y a d’abord des rencontres avec une soixantaine de cadres de la PJF qui ont évoqué 78 cas de corruptions, tentatives de corruption, ingérences ou tentatives d’ingérence (transmission d’informations aux milieux criminels contre rémunération, vols lors de perquisitions, manipulation de marchés publics, PV effectués sur ordre des bourgmestres sans contestation effective, complicité avec trafic de drogue, etc.). Le seconde partie de l’enquête a constitué en une enquête en ligne auprès de 3670 membres de la PJF. Près de 1244 ont répondus. 83% ont signalé des cas de corruption et d’ingérence.Près de la moitié des enquêteurs s’inquiètent des influences, des pressions et des mensonges visant à orienter une enquête dans une certaine direction. Il est ainsi question  d’un enquêteur concernant la demande d’un homme politique, lié à une équipe de football locale, de mettre fin à une enquête.  Les conclusions de l’enquête ont été remises à la direction du département dans le courant de l’été, ainsi qu’au commissaire général de la police fédérale, Eric Snoeck. Interrogé à la Chambre récemment, le ministre de l’intérieur Bernard Quintin a indiqué avoir des doutes quant à la méthodologie, à la qualité et à la représentativité du rapport… C’est également la teneur de la réaction de la Police fédérale.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a rappelé que les bourgmestres disposent de plusieurs outils (dont l’assignation à résidence, le couvre-feu et l’interdiction des feux d’artifice) pour les fêtes de fin d’année. Malgré un avis récent du Conseil d’État concernant un cas anversois, ces mesures restent légalement mobilisables. Des plans opérationnels sont en préparation en concertation avec le Centre de crise, la police, les pompiers et les gouverneurs. Le ministre appelle à la responsabilité de chacun et prévient que les troubles à l’ordre public feront l’objet de sanctions particulièrement sévères, notamment en cas d’agressions contre les forces de l’ordre ou les services d’urgence.

Le gouvernement belge s’apprête à examiner un projet de loi présenté par la ministre Verlinden visant à élargir les motifs de déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme, criminalité organisée, homicide ou délits de mœurs passibles de plus de cinq ans de prison, une mesure soutenue par toute la majorité mais vivement critiquée. Ces opposants dénoncent une logique discriminatoire ciblant les binationaux et une radicalisation idéologique dans le sillage de l’extrême droite.

La bourgmestre d’Anvers, Els van Doesburg, maintiendra cette année encore les assignations à résidence préventives visant une cinquantaine de jeunes considérés comme fauteurs de troubles potentiels durant la nuit du Nouvel An, une mesure déjà contestée mais validée l’an dernier par le Conseil d’État. Le nombre de jeunes concernés, souvent connus pour des faits tels que incendies volontaires, vandalisme ou vols, est en hausse, tandis que la controverse persiste : l’auditeur du Conseil d’État souligne que la ville n’a pas démontré qu’une simple interdiction de zones sensibles ne permettrait pas d’atteindre le même objectif de sécurité.

Le gouvernement belge veut faire adopter une loi autorisant des « visites domiciliaires », c’est-à-dire des intrusions policières dans les logements de personnes sans papiers ou de leurs hébergeurs, afin de procéder à des arrestations, détentions et expulsions. La police pourrait forcer l’entrée entre 5H et 21H avec une simple autorisation d’un juge d’instruction, tandis que les recours des personnes arrêtées ne seraient pas suspensifs. Le Premier ministre Bart De Wever présente la mesure comme ciblant des individus qui menaceraient l’ordre public, cependant les critères retenus touchent une grande partie des personnes sans papiers.