Plusieurs prisonniers politiques de l’Etat espagnol ont lancé des jeûnes solidaires hebdomadaires pour soutenir et exiger la libération de María José Baños Andújar, prisonnière antifasciste des GRAPO gravement malade (voir notre article). On retrouve des prisonniers issus de différentes traditions et affiliations politiques : Victoria Gómez (prisonnière des GRAPO – Groupes de résistance antifasciste du premier octobre), Juan García (prisonnier du PCE (r) – Parti communiste d’Espagne reconstitué), Israel Torralba (prisonnier des GRAPO), Nacho Varela (prisonnier des GRAPO), Daniel Pastor (prisonnier communiste basque), Patxi Ruiz (prisonnier basque), Israel Clemente (prisonnier des GRAPO) et Fernando García Jodra (prisonnier basque). Récemment, le rappeur et militant emprisonné Pablo Hasél et le prisonnier basque Andoni Goikoetxea Gabirondo ont annoncé rejoindre la mobilisation. Parallèlement, le militant Marcos Martín Ponce a entamé une grève de la faim illimitée depuis le 23 février, demandant notamment le transfert de María José Baños à l’hôpital en ambulance, tandis que des soutiens appellent à amplifier la mobilisation internationale pour sa libération.

Plus de cinquante artistes ont signé un texte de solidarité (voir ici) demandant la prise en charge médicale immédiate et la libération de María José Baños, prisonnière politique antifasciste des GRAPO gravement malade (voir notre article). Parmi eux, on retrouve les rappeurs Pablo Hasel, Kase.O ou encore les acteurs Javier Bardem et Luis Tosar. Son état de santé, déjà critique depuis plusieurs années, se serait fortement aggravé, faisant craindre pour sa vie, tandis qu’ils dénoncent le refus des autorités de la libérer ou de la transférer à l’hôpital dans des conditions adaptées, alors qu’elle ne pèserait plus qu’environ 40 kilos et aurait des difficultés à se déplacer. Ils estiment qu’un transfert en véhicule policier, plutôt qu’en ambulance, mettrait sa santé en danger. Parallèlement, des prisonniers politiques continuent de se mobiliser, notamment son camarade et compagnon Marcos Martín Ponce, également détenu et qui a entamé une grève de la faim le 23 février afin d’exiger son hospitalisation (voir notre article).

Le 2 mars 2026 marque cinq années de rassemblements hebdomadaires organisés à Madrid devant le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération par le Mouvement pour les prisonniers politiques sahraouis, afin de dénoncer la situation des prisonniers politiques sahraouis détenus au Maroc et d’exiger leur libération. Par ailleurs, le mouvement rappelle aux autorités que, selon les Nations unies, l’Espagne reste la puissance administrante du Sahara occidental, un territoire toujours inscrit sur la liste des territoires à décoloniser. Plus de 30 détenus purgent de lourdes peines, parfois à perpétuité, à l’issue de procès dénoncés pour irrégularités procédurales et aveux obtenus sous la torture, tandis que leurs conditions de détention (éloignement à près de 1 000 kilomètres de leurs familles, isolement, mauvais traitements et absence de soins médicaux adéquats) sont régulièrement dénoncées.

En Espagne, le prisonnier des GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre) Israel Clemente s’est joint à l’initiative solidaire lancée par des détenus du centre pénitentiaire d’A Lama (voir notre article) en soutien à la prisonnière antifasciste gravement malade María José Baños Andújar, en observant une journée de jeûne chaque lundi. Plusieurs autres prisonniers, notamment du PCE(r) ou des GRAPO, participent également à ces jeûnes hebdomadaires, parmi lesquels Víctoria Gómez, Juan García, Israel Torralba, Nacho Varela, Daniel Pastor et Patxi Ruiz. Le prisonnier politique basque Fernando García Jodra, originaire de Bilbao, incarcéré depuis 24 ans et 5 mois dans différentes prisons de l’État et actuellement détenu à la prison de Zaballa, a lui aussi rejoint le mouvement après avoir connu María José Baños en détention. Les participants annoncent maintenir ces actions de manière indéfinie jusqu’à sa libération, tandis que Marcos Martín Ponce poursuit une grève de la faim entamée le 23 février pour exiger son transfert à l’hôpital en ambulance (voir notre article). Selon ses soutiens, ses communications ont été suspendues alors qu’il entre dans sa deuxième semaine de grève.

Le ministère de l’Intérieur a refusé d’accorder à Manuel Jesús García Caparrós, jeune syndicaliste tué par la police lors d’une manifestation pour l’autonomie andalouse le 4 décembre 1977, le statut de victime du terrorisme d’État, estimant que la loi de 2011 sur les victimes du terrorisme ne couvre pas ce type de faits. Bien que l’administration reconnaisse qu’un membre de la police armée a tiré mortellement, elle invoque l’absence de condamnation judiciaire pour rejeter toute indemnisation, privant ainsi la famille d’aides et de réparations. Cette décision, contestée par les proches du militant, ravive le débat sur la reconnaissance des quelque 200 victimes de violences policières recensées durant la transition dite démocratique.

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Cinq ans après les manifestations de 2021 contre l’incarcération du rappeur Pablo Hasél à Barcelone, le parquet requiert de lourdes peines (de 5 à 8 ans et demi de prison) contre quatre jeunes poursuivis pour désordres publics, dégradations et attentat aggravé contre agents des Mossos d’Esquadra. Arrêtés lors du troisième jour de mobilisation, ils sont accusés d’avoir lancé des pierres contre des fourgons de la brigade antiémeute (BRIMO) dans un contexte de protestations massives rassemblant plus d’un millier de personnes.

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Le 25 février 2026, le prisonnier politique basque Patxi Ruiz a rejoint l’action de solidarité initiée par les détenus du centre pénitentiaire d’A Lama (voir notre article) en observant une journée de jeûne pour soutenir María José Baños Andújar, prisonnière politique des GRAPO gravement malade. Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large incluant des grèves de la faim hebdomadaires de plusieurs autres détenus ainsi qu’une grève de la faim illimitée entamée par Marcos Martín Ponce (voir notre article) pour exiger le transfert hospitalier d’urgence de María José, dont l’état de santé est jugé critique.

Le prisonnier communiste basque Daniel Pastor Alonso a annoncé se joindre aux jeûnes hebdomadaires entamés par plusieurs détenus du centre pénitentiaire d’A Lama (voir notre article) en solidarité avec María José Baños Andújar, gravement malade et incarcérée à Centro Penitenciario de Murcia II. Ces actions, auxquelles participent notamment des prisonniers liés aux GRAPO et au PCE(r), visent à dénoncer ses conditions de détention et à exiger sa libération immédiate, accusant les autorités de maintenir une politique punitive à son encontre.

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Prisonnier antifasciste des GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre) qui purge une peine de prison à perpétuité, Marcos Martín Ponce a entamé le 23 février une grève de la faim illimitée pour dénoncer le refus des autorités espagnoles de garantir des soins médicaux appropriés à la prisonnière antifasciste María José Baños Andújar (voir notre article).

En Espagne, le comité de soutien à Lola López Resina réclame sa libération à l’occasion de son 75ᵉ anniversaire, alors qu’elle est incarcérée à la prison de Zaballa (Álava). Révolutionnaire catalane engagée pour le communisme et l’autodétermination des peuples, elle a été arrêtée en 1980 avec des militants du Parti Communiste d’Espagne (internationaliste), a subi des tortures et a été condamnée à neuf ans de prison. Après sa libération, elle a rejoint ETA puis elle est arrêtée de nouveau en 2001 en France. Elle a été extradée vers l’État espagnol en 2018, où elle purge une peine dépassant vingt ans. Détenue depuis 25 ans entre la France et l’Espagne, elle pourrait sortir en 2031 après révision de peine, alors que sa libération était initialement prévue pour 2046. Ses soutiens invoquent des raisons juridiques et humanitaires, soulignant son âge, la dissolution d’ETA et ses conditions de détention, et poursuivent mobilisations et campagnes pour obtenir sa remise en liberté.