Dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 novembre, plus de 300 militantes ont collé sur les murs des tribunaux de plusieurs villes de France pour dénoncer l’inaction de l’état français face aux féminicides. Quatre d’entre elles ont été arrêtées à  Lyon et sont convoquées aujourd’hui par la police. Les militantes défendent la légitimité de leur action malgré son illégalité. Depuis le début de l’année, 127 femmes en France ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-compagnon.

Collage de la cour d'assise de Lyon contre le féminicides

Collage de la cour d’assise de Lyon contre le féminicides

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La CGT a annoncé cet après-midi l’interpellation de Hervé Ossant responsable départemental du syndicat alors qu’il était présent à un rassemblement lors de la venue de ministres en Seine-Saint-Denis. Ce rassemblement visait à dénoncer la casse des services publiques et à fait l’objet d’attaques de la part de la police. Au cours d’une charge, Hervé Ossant a été interpellé et emmené au poste de police. Plusieurs sections de la CGT ont dénoncé cette criminalisation de l’activité syndicale et demandent que toute forme de poursuite soient abandonnées à l’égard de leur responsable.

Hervé Ossant responsable syndical prenant la parole

Hervé Ossant responsable syndical prenant CGT en France la parole

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Hier samedi, les Gilets jaunes ont défilés dans plusieurs villes de France. Quelques centaines de manifestants se sont rassemblés dans le centre de Saint-Etienne. Venus à pied d’une zone commerciale de la périphérie pour rejoindre le centre, les manifestants ont traversé Saint-Étienne en début d’après-midi puis bloqué vers 16 heures la RN 88 à l’aide de bidons métalliques, coupant la circulation dans les deux sens. Ces manifestants ont été délogés par les forces de l’ordre à grand renfort de gaz lacrymogènes. En fin d’après-midi, plusieurs autres voies étaient enfumées tandis que des confrontations éclataient et que des manifestants tentaient de revenir sur la voie rapide. Il y a eu six arrestations. A Toulouse, les forces de l’ordre sont très rapidement et brutalement intervenues pour disperser la manifestation non-autorisée. Deux personnes ont été arrêtées à Toulouse pour « participation à un attroupement en vue de commettre des violences ».

A Paris,en fin d’après-midi, où les Gilets jaunes avaient été ralliés par des manifestants chiliens, des heurts ont éclaté autour de Belleville (19e et 11e arrondissement), alors que le trajet devait se terminer sur la place du Colonel Fabien. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène. La station de métro a été fermé jusqu’à 19h30, par « mesure de sécurité » selon la RATP, vraisemblablement parce que les bouches de la station étaient saturées en gaz. En début de soirée, une manifestation sauvage a eu lieu dans le quartier.  Les Gilets jaunes étaient également quelques centaines à Lille où la police a empêché la jonction avec la manifestation pour Georges Abdallah. A Bordeaux, les gilets jaunes ont rapidement rejoint la manifestation des Kurdes qui dénonçaient l’offensive turque contre le Rojava.

L'Acte 50 à Paris

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Incarcéré depuis six mois suite à une plainte de militants fascistes, Antonin se présentera libre à l’audience d’appel ce mardi 29 octobre. Cette remise en liberté, soumise à 10 000 € de caution, avait été ordonnée mardi par un juge de la liberté et de la détention (JLD). Le parquet a fait appel de cette décision, qui sera examinée mardi matin. Antonin était incarcérée depuis sa mise en examen le 18 avril pour « violences en réunion » et « vol avec violences ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours » lors d’un affrontement entre fascistes et antifascistes dans la nuit du 15 au 16 avril, à proximité de la cathédrale Notre-Dame alors en feu. Cette affaire est survenue quelques jours après qu’il ai achevé de purger, en liberté conditionnelle, sa peine de cinq ans (dont deux avec sursis) pour sa participation à l’attaque d’une voiture de police en mai 2016, quai de Valmy à Paris. Un appel est lancé pour une mobilisation mardi dès 9h au Palais de justice de Paris (métro Cité) afin qu’il ne retourne pas en prison.

Libération provisoire d'Antonin Bernanos

Plusieurs groupes venus du Puy-de-Dôme mais aussi du Cantal ou de la Creuse, se sont rejoints en début d’après-midi place de Jaude, à Clermont-Ferrand, choisie comme « capitale nationale » pour ce 49e acte du mouvement. Cette journée était dédiée aux pompiers dont la manifestation, la semaine passée, s’était conclue par des affrontements avec les forces de l’ordre. Au moins un pompier avait été blessé à l’oeil. Un cordon de CRS leur a ensuite barré l’accès à la place de Jaude où la préfecture avait interdit toute manifestation. Neuf interpellations avaient eu lieu en milieu d’après-midi. À Toulouse, quelques centaines de gilets jaunes ont commencé à manifester vers 14H00. Les manifestants se sont arrêtés devant une caserne de pompiers en scandant « merci, merci » tout en applaudissant. Ils ont ensuite tenté de rejoindre le centre par un pont, bloqué par les forces de l’ordre qui ont lancé des gaz lacrymogènes sur la foule, l’obligeant à faire demi-tour. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs autres villes, dont Bordeaux, Lille et Lyon. Des Gilets jaunes ont aussi bloqué la frontière franco-espagnole en solidarité avec les Catalans.

Barrage policier à Clermont-Ferrand

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Dans la nuit de lundi à mardi 15 octobre, un engin incendiaire a été jeté sur le balcon du premier étage du consulat de Turquie à Nantes et des tags contre le chef d’Etat turc (« dictateur fasciste », « Erdogan assassin »), accompagnés d’un « A » cerclé, ont été tracés sur la façade.  Vers 1 h 50 du matin, un témoin a appelé les pompiers, constatant un début d’incendie au niveau du balcon. Les sapeurs-pompiers ont éteint les flammes. La nuit suivante, vers 2h du matin, ce même consulat a été attaqué par trois personnes qui ont été interpellées. Le bâtiment était sous surveillance policière depuis l’attaque de la nuit précédente. De la peinture verte a été aspergée sur les murs du consulat et de l’essence répandue le long des grilles.

Le consulat turc badigeonné de peinture verte

 

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Chaque année, la Gendarmerie nationale a besoin d’acquérir entre 2.000 et 3.000 nouveaux véhicules afin de renouveler une partie de sa flotte, laquelle a été très sollicitée par les évacuations de ZAD et la répression des Gilets jaunes. Cela concerne évidemment les blindés du Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) de Satory dont les « Véhicules blindés à roues de la Gendarmerie » (VBRG) sont en service depuis plus de 40 ans. Comme le contexte budgétaire ne permet pas à la gendarmerie de se procurer des blindés neufs, elle a entrepris le rétrofit des blindés existants, c’est à dire des VBRG et des Véhicules de l’avant blindé [VAB] transférés de l’Armée de terre (qui reçoit des blindés neufs de type Griffon). Pour répondre à ses besoins particuliers la gendarmerie a testé avec succès des VBRG remotorisés et VAB « gendarmisé ». Ces derniers sont similaires à ceux conçus en son temps par Renault Véhicules Industriels (devenu ARQUUS): un véhicule de maintien de l’ordre qui était en réalité un VAB équipé d’une lame de déblaiement, d’un kit anti-cocktail Molotov, de sabords de tir et d’un tourelleau d’observation.

Le VAB de maintien de l'ordre

Des rassemblements et des manifestations de Gilets jaunes ont eu lieu ce samedi dans plusieurs villes du pays, comme à Metz, Lille, Bordeaux et aussi Paris. À Toulouse, désignée capitale nationale de la mobilisation pour ce 48e acte, des échauffourées ont éclaté dès le début de la manifestation. Plusieurs milliers de manifestants s’étaient rassemblés, même s’il était difficile d’évaluer le nombre de manifestants puisque le défilé n’a duré que quelques minutes, avant sa dispersion en petits groupes de dizaines ou centaines de personnes dans les artères du centre-ville. La manifestation n’avait pas été déclarée en préfecture et très peu de manifestants portaient le gilet fluo. Essuyant des jets de projectiles, les forces de l’ordre ont toute l’après-midi noyé des rues commerçantes sous d’épais nuages de gaz lacrymogène. La place du capitole était une nouvelle fois interdite d’accès par la préfecture. Dix-sept personnes ont été interpellées pour « transport d’objets interdits, jets de projectiles sur des agents des forces de sécurité, violences sur agents, interdiction de participation à la manifestation ». Quelques affrontements ont aussi eu lieu à Metz. Des projectiles, dont trois cocktails Molotov, ont été lancés sur les policiers qui ont tiré des gaz lacrymogènes.

Les affrontements à Toulouse

 

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Hier matin, dès l’aube, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation et à la destruction de la ZAD de Saint-Victor. Dès 5h15, 15 camions, deux blindés et des motos de gardes mobiles étaient aperçus traversant Saint-Rome-de-Tarn en direction de l’Amassada via Tiergue, alors que 10 voitures de la gendarmeries arrivaient de Saint-Affrique. Selon l’Amassada, les occupants et soutiens étaient environ 200 pour attendre les forces de l’ordre. Des barricades enflammées ont été érigées tandis que les forces de l’ordre lancaient des grenades lacrymogènes en direction des zadistes. Cela a duré toute la matinée. A 11h30, l’expulsion était terminée et la destruction (dans le jargon de la com’ policière, la « déconstruction »…) des bâtiments commençait. Une interpellation a eu lieu tôt matin (la personne est en garde à vue à Millau), une autre à 12h25 (garde à vue confirmée à Villefranche-de-Rouergue). La ZAD de Saint-Victor a été mise en place pour protester contre la construction d’un transformateur à haute tension destiné à interconnecter des parcs éoliens de la région. En 2015, l’Amassada (ambassade en occitan) était construite sur la zone afin de l’occuper de manière permanente.

L'expulsion de la ZAD de Saint-Victor

 

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Ce samedi 5 octobre, plusieurs centaines de manifestants, Gilets jaunes et membres d’Extinction Rebellion (XR) se sont retrouvés pour bloquer le centre commercial Italie 2, non loin de la place d’Italie, à Paris, ainsi que le centre commercial « Les Grands Hommes » à Bordeaux. L’opération organisée par le mouvement Extinction Rebellion et baptisée « Dernière occupation avant la fin du monde » consistait à occuper un symbole du capitalisme. ​Rassemblés par petits groupes depuis 10 heures, les manifestants ont bloqué l’entrée des magasins et se sont barricadés à l’intérieur du centre commercial plaçant devant les portes des palettes de bois et des homards gonflables géants (référence à l’affaire De Rugy). À Paris, on pouvait lire sur la banderole hissée sur la grande verrière principale «Détruisons les palais du pouvoir. Construisons les maisons du peuple». En fin de journée, les membres de la brigade d’intervention ont tenté de pénétrer dans le centre commercial Italie 2, alors que les personnes à l’intérieur bloquaient les entrées du bâtiment. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz, mais les policiers ont interrompu l’opération, tout en restant étaient postées aux alentours du centre commercial. Finalement, les manifestants ont décidé de quitter les lieux vers 4h30.

En dehors de l’action de Paris, les manifestations des Gilets jaunes se sont concentrées dans la ville de Toulouse avec un appel à manifester contre la répression judiciaire afin de rester mobiliser pour les nombreux procès qui vont se tenir dans les mois qui viennent. Les manifestants ont également mobilisé pour différentes luttes telles que « la réforme des retraites, la réforme de l’assurance-chômage, la Réforme Blanquer, le réchauffement climatique, le manque de moyens dans les hôpitaux… ». Selon la préfecture, il y a eu sept blessés légers parmi les forces de l’ordre et deux interpellations pour outrage à l’égard d’une personne dépositaire de l’autorité publique et pour jets de projectiles.

Gilets Jaunes et Extinction Rebellion - Paris - Actes 47

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