A l’occasion d’une conférence de la Mensa Occupata le 1er mars à Naples (voir notre article), Georges Abdallah a fait parvenir cette déclaration :

Cher-e-s camarades,
De vous savoir aujourd’hui réunis autour de cette initiative de solidarité avec la lutte du peuple palestinien, nous apporte, à nous tous, prisonniers communistes et révolutionnaires arabes en Europe, beaucoup de force et d’enthousiasme.
Certainement, et ce ne sont pas des mots de circonstance, vous voir, camarades, quand on est derrière ces abominables murs depuis des décennies, les mots assument une charge et un poids différent.
Tout au long de ces années et à travers de multiples initiatives de solidarité avec la Palestine et ses combattants incarcérés, vous avez participé très efficacement à démontrer entre autre, que c’est toujours au niveau des instances politiques que se décide de la place et du poids du rituel judiciaire quand on parle des protagonistes révolutionnaires incarcérés ; vous avez participé très efficacement à démasquer et à dénoncer l’acharnement judiciaire et tout ce qui ressemble plus à une vengeance d’État.
Encore faut il préciser que cet acharnement judiciaire est ni fortuit, ni gratuit, mais il s’insère dans la dynamique globale de la contre-révolution préventive. Des prisons sionistes à celles du Maroc, des cellules d’isolement en Turquie à celles encore plus sombres en Grèce, aux Philippines et ailleurs en Asie et dans le monde, on constate toujours la même chose : l’acharnement judiciaire est seulement un élément de toute une panoplie à disposition de la contre-révolution permanente et préventive. Bien-entendu cette panoplie de mesures et de lois ne cesse pas de s’alourdir toujours plus au fur et à mesure que le système s’effondre dans sa propre crise.

Lire ici la suite de la déclaration

Une des nombreuses fresques de la Mensa Occupata à Naples.

Une des nombreuses fresques de la Mensa Occupata à Naples.

Les vitrines du consulat israélien à Marseille, 4 Impasse Dragon, ont été démolies à la masse dans la nuit du 27-28 février. L’action a été revendiquée par le « Groupe Pierre Oller », en solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah. La masse a été laissée sur le lieu de l’action.

La masse.

La masse.

La Mensa Occupata organise une conférence débat sur la solidarité avec les prisonniers palestiniens et Georges Abdallah le jeudi 1er mars dès 18H30 (Mensa Occupata – Via Mezzocannone, 14. Naples).
Au programme, la projection d’un documentaire sur les prisonniers palestiniens suivie d’une discussion avec le collectif anti-impérialiste Coup Pour Coup 31 sur la situation de Georges Abdallah et la campagne pour sa libération.

La Mensa Occupata à Naples.

La Mensa Occupata à Naples.

Des militants tunisiens sont intervenus lors du bain de foule du président français en visite d’État en Tunisie, jeudi 1 février, pour exiger la libération de Georges Abdallah. Cette interpellation, dont la vidéo a amplement circulé sur le net, n’a été qu’un moment de la mobilisation du comité tunisien pour la libération de Georges Abdallah.

Le premier février à Tunis

Le premier février à Tunis

En feuilleton de l’été ou, comme c’est le cas ici, à l’occasion d’un événement lié à l’actualité ou d’une commémoration, le site du Secours rouge passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs. Aujourd’hui, la libération de deux prisonniers lors de leur transfert à la gare de Meenbanad qui est considéré comme le premier épisode de la guerre de libération de l’Irlande

Lire cet épisode

Volontaires de l'armée de libération irlandaise

Volontaires de l’armée de libération irlandaise

Mardi 26 décembre, Robabeh Rezaee, l’épouse de Reza Shahabi, s’est rendue au ministère du Travail pour plaider la cause de son mari détenu à la prison Rajai Shahr. Reza Shahabi a vu son été de santé se dégrader ces derniers mois et a été victime récemment de deux attaques cérébrales (voir nos articles ici et ici). Lors de sa visite au ministère du Travail, Robabeh Rezaee était accompagnée de membres du syndicat, d’étudiants et d’autres travailleurs venus protester contre la le maintien en détention de Reza Shahabi. Ceux-ci ont été violemment attaqués par des agents de la sécurité et des agents du ministère du Travail, accompagnés par la police anti-émeute. Robabeh Rezaee et plus de 50 personnes ont été arrêtées et emmenées à la prison d’Evin par des agents en civil et des agents du renseignement. Quelques heures après, tous ont été libérés sans conditions.

En attendant, Reza Shahabi reste en prison, sans justification (puisque sa peine de prison datant de 2010 est terminée) et sans soins médicaux adéquats avec le risque de refaire une attaque.

Robabeh Rezaee et manifestants attaqués devant le ministère du Travail

Robabeh Rezaee et manifestants attaqués devant le ministère du Travail

Le 23 novembre, Mahmoud Salehi, militant syndical iranien qui avait déjà purgé plusieurs années de prison dans le passé, a pu quitter la prison centrale de la ville de Saghez où il purgeait une nouvelle peine d’emprisonnement d’un an pour ses activités (voir nos articles ici et ici). Mahmoud Salehi souffre d’important problèmes de santé qui se sont encore aggravés lors de cette dernière détention. Suite à une campagne internationale et à la pression des autorités médicales, le pouvoir judiciaire a changé la peine de prison en une amende de 3 millions de tomans. Mahmoud Salehi a été libéré après le paiement de l’amende.

Mahmoud Salehi

Mahmoud Salehi

Le 29 octobre, Mahmoud Salehi, un militant syndical ayant déjà fait plusieurs années de détention, avait été arrêté par des agents du ministère des Renseignements afin de lui faire purger une peine d’un an d’emprisonnement (voir notre article). À la suite de la détérioration de son état de santé et plus particulièrement en raison de problèmes cardiaques, Mahmoud Salehi avait été transféré à l’infirmerie de la prison le 3 novembre et finalement admis à l’unité de soins intensifs de l’hôpital Imam Khomeini de Saghez. Pendant tout le temps de son hospitalisation, Mahmoud Salehi est resté menotté aux chevilles et sous la surveillance de trois gardes. Le 11 novembre, celui-ci a été renvoyé à la prison centrale de Saghez malgré l’avis du médecin qui le soigne.
Vue l’état de santé du syndicaliste, celui-ci aurait dû être envoyé dans un hôpital mieux équipé de Téhéran, Tabriz ou Urmia pour poursuivre son traitement cardiaque. Mahmoud Salehi a déjà subi deux opérations du cœur cette année. Il a également besoin d’une dialyse deux fois par semaine et doit être suivi pour un diabète. Son état de santé est très préoccupant.

Le 11 novembre également, Reza Shahabi, dirigeant du syndicat de la régie des transports de Téhéran et sa banlieue (Sherkat-é–Vahed), emprisonné depuis le 9 août (voir notre article) a été transféré à la clinique de l’hôpital Khomeini de Karaj. Il souffre d’une infection rénale, et de problèmes digestifs. Il a été examiné à l’hôpital menotté et renvoyé en prison. Sa peine aurait dû se terminer le 9 novembre 2017 mais celui-ci a été informé qu’il restait en prison en raison de son rôle de leader dans la direction du syndicat.

Reza Shahabi et Mahmoud Salehi

Reza Shahabi et Mahmoud Salehi

La semaine internationale d’action pour Georges Abdallah, qui prenait fin aujourd’hui, a été un succès: nous avons eu connaissance jusqu’à présent de 29 initiatives collectives (préparées par de nombreuses autres: tractages, collages, etc.) dans 14 pays. Notons l’interdiction de la soirée solidaire à Lyon (plus d’information ici)

13 octobre : Soirée de solidarité au Cinéma Utopia, à Bordeaux
14 octobre : repas de solidarité à l’Athénée libertaire, à Bordeaux
14 octobre : initiative solidaire (accrochage de banderole pendant un match de football) au stade de Peristeri, à Athènes.
16 octobre : Rassemblement devant la représentation française à l’ONU, à New-York
16 octobre : tagage solidaire du siège de BNP-Paribas à Bruxelles
17 octobre : Soirée d’information au Centre culturel de Villeneuve
18 octobre : Rassemblement à Manchester
19 octobre : Soirée de soutien au Dar Lamifa, à Marseille
20 octobre : Rassemblement à La Haye
20 octobre : Rassemblement devant le consulat de France à Bruxelles
20 octobre : Soirée solidaire au Sacco-Vanzetti, à Bruxelles
20 octobre : Soirée solidaire au Hangar de la Cépière, à Toulouse
20 octobre: Collages d’affiches solidaires à Turin et à Milan
21 octobre : Manifestation à Lannemezan
21 octobre : Rassemblement à Tunis devant l’ambassade de France
21 octobre : Rassemblement à Dublin
21 octobre: Rassemblements à Barcelone et à Valence
21 octobre : Rassemblement devant l’ambassade de France à Berlin
21 octobre : Colloque solidaire à Baalbeck
21 octobre: Rassemblement à Ramallah
21 octobre : Gala de boxe de solidarité à Lyon (interdit par la préfecture!)
21 octobre: Rassemblement surprise, de nuit, devant le consulat de France à Genève
22 octobre: Rassemblement devant l’ambassade de France à Beyrouth
23 octobre : Rassemblement devant le consulat de France à New-York
23 octobre : Meeting au camp de Chatila
23 octobre : Meeting à l’Université Saint-Joseph à Beyrouth
24 octobre: Rassemblement devant l’ambassade de France à Athènes

Devant l'ambassade de France à Berlin

Devant l’ambassade de France à Berlin

Cher-e-s camarades, cher-e-s ami-e-s,
Vous savoir rassemblé-es en ces moments face à ces abominables murs et autres miradors nous apporte ici, beaucoup de force et nous fait chaud au coeur. L’ambiance, toute l’ambiance change dans ces sinistres lieux quand l’écho de la vie agissante vient percuter la platitude sans nom d’une quotidienne carcérale mortifère … ainsi, si près de nos cellules, la résonance de votre présence suscite beaucoup d’émotion et autant d’enthousiasme…
Certainement camarades, les diverses initiatives solidaires que vous avez su développer tout au long de cette 33e année de captivité, non seulement ont participé efficacement à démasquer l’absurdité de l’acharnement judiciaire et la vengeance d’État, mais surtout elles ont apporté un cinglant démenti à tous ceux et celles qui misaient sur l’essoufflement de votre élan solidaire.
Bien entendu Camarades, vous n’êtes pas sans savoir que c’est aussi grâce à cette mobilisation dans la diversité de l’engagement que les protagonistes révolutionnaires ici dans les geôles de la république ainsi qu’ailleurs, arrivent à tenir debout derrière les abominables murs en dépit des toutes ces années de captivité…
Force est de constater Camarades, que la politique d’anéantissement dont font l’objet les protagonistes révolutionnaires incarcérés, est vouée immanquablement à l’échec dans la mesure où l’on assume la solidarité sur le terrain de la lutte anticapitaliste/anti-impérialiste. On n’y insiste jamais assez camarades, ce n’est qu’en assumant la solidarité sur le terrain de la lutte de classe en cours et dans toutes ses dimensions que l’on apporte le soutien le plus efficace à nos camarades prisonniers.

lire ici la suite de la déclaration

Samedi à Beyrouth, manifestation en présence de Leila Khaled

Samedi à Beyrouth, manifestation en présence de Leila Khaled