En ce mois de juillet 2012, Georges Ibrahim Abdallah, résistant communiste libanais, est toujours en prison en France, où il est incarcéré depuis près de 28 ans. Il est le plus ancien prisonnier politique détenu actuellement dans notre pays. Depuis 1999 il a terminé la peine de sûreté assortie à sa condamnation et il est donc légalement libérable.

Le Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah organise un rassemblement le 20 juillet à 18h devant le Ministère de la Justice à Paris, place Vendôme.

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A l’occasion de la fête nationale française, le comité libanais de la Campagne internationale pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah organise un rassemblement à Beyrouth, devant le Palais des Pins, résidence de l’ambassadeur de France, le samedi 14 juillet 2012, pour exiger la libération de Georges Abdallah.

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Mercredi 4 juillet, en réponse à l’appel lancé par le Comité tunisien pour la libération de Georges Abdallah, un rassemblement a été organisé à 11h devant l’ambassade de France à Tunis, en soutien au militant et résistant internationaliste Georges Ibrahim Abdallah. La police a tenté de disperser les manifestants à coups de matraque et d’insultes.

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A la mi-avril, le parquet antiterroriste de Paris avait annoncé qu’il venait de faire appel de la décision judiciaire accordant la liberté conditionnelle de l’ancien militant d’Action Directe Jean-Marc Rouillan. Après un an de semi-liberté avec bracelet électronique, Rouillan devait bénéficier de ce nouveau régime dès le 19 mai, mais l’annonce du parquet avait remis celui-ci en cause. Néanmoins, hier, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement lui accordant la liberté conditionnelle, décision qui prendra effet ce 18 mai.

Ce mercredi 16 mai, dans le cadre d’une journée internationale d’action pour le prisonnier libanais Georges Ibrahim Abdallah, le Secours Rouge Arabe appelle au rassemblement devant le siège du PS à Paris.

Rendez-vous au 10 rue de Solferino (métro: Solferino) à Paris, devant le siège du PS, ce mercredi 16 mai à 18h.

Texte de l’appel du SRA – format pdf

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La nuit de mercredi à jeudi, « Liberté pour Georges I. Abdallah » a été peint sur l’ambassade du Liban auprès de la Belgique et du Luxembourg et de la Mission du Liban auprès de l’Union Européenne, à Bruxelles. Georges Abdallah est le plus ancien prisonnier politique en France, c’est un militant révolutionnaire libanais détenu pour des actions menée dans le cadre de la résistance libanais contre les agressions impérialistes et sionistes du début des années 80.

Bombage pour Georges Abdallah

Bombage pour Georges Abdallah

Le 19 avril, la chambre du conseil de Bruxelles a rendu son arrêt dans l’affaire du 5 juin contre quatre membres de notre Secours Rouge. Il s’agissait de savoir si il y aurait procès ou non-lieu pour les 4 du Secours Rouge (c’est-à-dire abandon des poursuites faute de charges). Finalement, il y un non-lieu général en ce qui concerne le délit de « participation à activité terroriste », mais renvoi devant le tribunal correctionnel pour « tentative de faux » (de fabrication de fausse pièces d’identité) pour les quatre, et possession d’un brouilleur hertzien interdit, pour Bertrand seulement.

Cette mise sur la touche de la loi anti-terroriste était un important succès pour la défense. Le parquet vient de faire appel contre cette décision. L’appel sera examiné par trois juges qui doivent décider à l’unanimité. Autrement dit, il suffit qu’un des trois juges estime fondée la décision rendue par la chambre du conseil pour que la décision soit confirmée.

Depuis le 19 mai 2011, l’ancien militant d’Action Directe Jean-Marc Rouillan bénéficie d’un régime de semi-liberté. Il vit depuis à Marseille avec un bracelet électronique et travaille pour une maison d’édition. Le 19 mai, cette semi-liberté devait être commuée en liberté conditionnelle, conformément à la décision du tribunal d’application des peines. Mais le parquet antiterroriste de Paris vient d’annoncer qu’il avait fait appel de cette décision. Celui-ci a argumenté sa décision en affirmant que l’emploi de Rouillan était précaire, au vu du contexte de crise dans le milieu de l’édition. Concrètement, cela signifie que Jean-Marc Rouillan devra retourner en prison dès le 20 mai, au moins le temps que la cour d’appel se prononce.

Jean-Marc Rouillan

Jean-Marc Rouillan