Whole Foods Market, une chaîne de supermarchés biologiques, filiale d’Amazon, emploie 95.000 salariés aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Elle surveille ses magasins pour tuer dans l’œuf toute possibilité de syndicalisation. Sur une carte des États-Unis, 510 points représentent les magasins Whole Foods. Une note est attribuée à chacun d’eux en fonction de la probabilité que leurs employés forment ou rejoignent un syndicat. Les notes les plus hautes sont signalées par des points rouges, ce sont les magasins dont le « risque de syndicalisation » est le plus élevé. Pour ce faire, l’entreprise utilise une vingtaine d’indicateurs parmi lesquels on trouve la « loyauté des employés », le roulement des effectifs, le nombre de fois où la ligne de signalement des ressources humaines a été jointe, la proximité d’un bureau syndical et même « la diversité raciale ». Les facteurs économiques et démographiques locaux tels que le taux de chômage ou encore le pourcentage de familles de la région vivant sous le seuil de pauvreté alimentent également cet indice de risque de syndicalisation. Plus d’infos ici.

Whole Foods Market

Whole Foods Market

Mardi 21 avril, Hakan Mağlay, responsable du Parti démocratique des peuples (HDP) à Ağrı (province d’Ararat) et Yusuf Keser, lui aussi membre du parti, ont été arrêtés par la police alors qu’ils distribuaient des colis alimentaires aux plus démunis. Ils ont ensuite été remis en liberté mais la police a confisqué les 50 colis alimentaires.

Les colis alimentaires saisis

Les colis alimentaires saisis

Des agents de la BAC de Limoges ont interpellé un homme de 46 ans mardi 21 avril. Des vidéos prises par des habitant·e·s du quartier de Beaubreuil montrent que l’homme a été violemment frappé à terre. A la suite de cette interpellation, des affrontements ont eu lieu avec la police. Pour rappel, il y a eu depuis samedi soir plusieurs révoltes dans différents quartiers populaires en réaction aux violences policières qui se multiplient dans le cadre du confinement (voir notre article).

L'homme frappé au sol par la BAC.

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Le week-end dernier à Villeneuve-la-Garenne, un jeune homme a été grièvement blessé suite à des violences policières (voir notre article). Depuis, plusieurs quartiers populaires de France se révoltent. A Toulouse, au moins cinq voitures et des poubelles ont été incendiées dans le quartier du Mirail dans la nuit du 21 au 22 avril. Des jets de projectiles et des feux d’artifice ont ciblé les dizaines de policiers mobilisés sur place. Aucune interpellation n’a été recensée pour l’instant.

Début avril 2020, une enquête administrative a été ouverte au centre hospitalier du Rouvray de Sotteville-lès-Rouen contre 7 agents. Elle fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une note interne de l’hôpital par le collectif « Les blouses noires ». Cette note appelait à réutiliser les masques usagers pour faire à la pénurie liée au COVID-19. La direction a fait constater par huissier des captures d’écran de ‘likes’ et commentaires Facebook d’agents, y compris de comptes privés, dénonçant cette gestion de la crise sanitaire.  Les agents convoqués par la direction  sont tous syndicalistes ou militants reconnus. Ils risquent jusqu’au licenciement.

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À Montpellier, un bénévole du Secours Populaire a été agressé verbalement et physiquement par 2 policiers lors d’un contrôle effectué dans le cadre du confinement. Malgré son attestation de circulation dérogatoire, ses papiers d’identité et son ordre de mission, l’homme a été verbalisé. Il a déposé plainte avec un certificat médical faisant état d’une ITT de cinq jours.

 

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Une enquête journaliste menée par Douglas De Coninck (De Morgen) reconstitue les dernières minutes de la vie d’Adil. Cette enquête dément la version policière qui prétend qu’Adil aurait percuté la voiture de police après avoir doublé une camionnette et qu’il aurait dévié ainsi de sa trajectoire. Plusieurs éléments viennent contredire la version policière. L’analyse des traces de roues sur l’asphalte sur le lieu de l’accident montre que la voiture de police qui a dévié de sa trajectoire pour percuter Adil, ce qui est confirmé par un témoin oculaire qui a tout vu de sa fenêtre. Le conducteur de la camionnette se rétracte par rapport à sa première déclaration qui corroborait la version policière car il a subi des pressions en ce sens. La voiture de police était une voiture banalisée, noire, sans sirène ni gyrophare. Enfin, la personne qui était aux côtés d’Adil et avait fui également et qui s’est rendu ensuite a entendu via talkie-walkies de la police le message suivant : « On l’a eu, on l’a percuté ! ».

La première partie du tag en solidarité avec Adil

Une note superficielle de six pages fait le tour des « menaces » pour la Belgique en lien avec la crise du coronavirus tel que les conçoit la Sûreté de l’État. Quelques pages sur l’extrême-droite qui à coup de fake-news essaie de lier immigration et pandémie, sur le travail d’influence en faveur de la Russie, sur les risques d’espionnage industriel (avec quelques réflexions sur les dangers potentiels des vidéoconférences). La page consacrée à l’extrême gauche mentionne un appel anarchiste incendiaire sur indymedia et le travail du Secours Rouge : usual suspects… Les médias ont reproduit cette note d’une ligne à l’autre sans le moindre examen critique. Là aussi, rien de nouveau… Lire cette note La page "extrême gauche" de la note

Lundi 20 avril, Kezy, un habitant d’une cité de logements sociaux dans les Marolles (Bruxelles), sortait devant chez lui pour fumer une cigarette lorsqu’il a été contrôlé par la police. Kezy a demandé le motif du contrôle et a tenté de leur expliquer qu’il n’avait pas sur lui sa carte d’identité mais qu’il habitait la maison juste derrière. Les policiers ont alors jeté ses affaires, arraché ses cheveux avant de le plaquer au sol et l’y maintenir à plusieurs durant de longues minutes. Quelques habitants sont ensuite intervenus pour protester et demander ce qu’il se passait. Les policiers présents ont alors appelé des renforts et une dizaine de véhicule de police sont arrivé ainsi qu’au moins un agent de la brigade canine. Kezy a finalement été arrêté.

Arrestation de Kezy, un habitant des Marolles

Arrestation de Kezy, un habitant des Marolles

 Une dizaine de véhicule de police ont participé à l'opération

Une dizaine de véhicule de police ont participé à l’opération