Cinq soldats ont été tués et un autre blessé au cours d’une fusillade entre une détachement de l’armée et une vingtaine de guérilleros maoistes de la Nouvelle Armée Populaire, branche armée du Parti Communiste des Philippines interdit, dans la ville de Bontoc, à 285 kilomètres au nord de Manille.

Guérilléros de la NPA

Guérilléros de la NPA

Gérard Jodar, le leader du syndicat indépendantiste néo-calédonien USTKE (Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités) a été remis en liberté ce jeudi matin. L’homme avait été condamné à neuf mois de prison ferme après des heurts opposant le syndicat et les forces de l’ordre à l’aérodrome de Magenta-Nouméa.

La cour d’appel de Nouméa a accédé à la demande de remise en liberté de Gérard Jodar, ce jeudi matin. Le président du syndicat indépendantiste néo-calédonien USTKE était incarcéré depuis le 29 juin dernier, de même que cinq autres militants, pour entrave à la circulation d’un avion de la compagnie Aircal à l’aérodrome de Magenta-Nouméa. Une manifestation syndicale s’était achevée par l’invasion du tarmac et de deux avions suite au conflit Aircal. Les forces de l’ordre étaient intervenues pour déloger les militants USTKE. Après l’incarcération de Gérard Jodar, la tension était montée au cran supérieur début août. Le syndicat avait paralysé en partie l’économie calédonienne et le bras de fer s’était achevé par des affrontements entre militants et force de l’ordre.

Gérard Jodar avait été condamné à un an de prison ferme en première instance. La cour d’appel de Nouméa avait réduit sa peine à neuf mois en septembre dernier. Depuis, le président du syndicat avait déposé une demande de remise en liberté, en plus d’un pourvoi en cassation. Deux autres syndicalistes USTKE, Michel Safoka et Ato Uveakovi, ont été aussi remis en liberté jeudi.

L’armée philippine annoncée jeudi que sept combattant de la New’s People Army (NPA) avaient été tués dans une rencontre armée avec une unité d’infanterie près de la ville de Dona Remedios le Trinidad, à 50 kilomètres au nord de Manille. Les soldats se sont heurtées à une unité de 30 guérilleros dans la province de Bulacan.

De nouvelles mesures de cyber-surveillance ont été discrètement introduites en Nouvelle-Zélande. Celles-ci donnent à la police et aux services de renseignements le pouvoir de surveiller tous les aspects de la vie en ligne des citoyens. Cette expansion est la plus grande depuis des décennies et signifie que tous les appels et messages écrits, mails, surfs sur le net, achats en ligne, chats et réseaux sociaux peuvent être surveillés sur tout le territoire. En prévision de ces mesures, des techniciens ont installé des dispositifs d’espionnage et des logiciels dans les systèmes de toutes les centrales téléphoniques et des compagnies internet entre les villes, fournissant ainsi à la police et aux agences d’espionnage les moyens de contrôler pratiquement toutes les communications. Ces dernières doivent néanmoins toujours obtenir un mandat d’interception au nom d’une personne ou du lieu qu’elles souhaitent surveiller, mais comparé aux anciens mandats, ceux-ci s’étendent aujourd’hui aux coups de téléphone, mails et à toutes les activités en ligne. Ces dispositifs permettent même de surveiller les lieux où la personne se trouve en détectant son portable et ce, de manière quasi instantanée.

La police néo-zélandaise affirme avoir obtenu 68 mandats durant les six premiers mois de 2009, ce qui a permis d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de 157 personnes. Elle affirme également que ces nouvelles capacités sont indispensables dans la mesure où les criminels utilisent les nouvelles technologies pour communiquer, et que les personnes qui ne commettent pas de délits n’ont rien à craindre! Cependant, il semble évident qu’elles constituent un nouveau pas vers l’érosion des droits civils en Nouvelle-Zélande, conséquence de la loi de 2004 sur les télécommunications exigeant que toutes les compagnies internet et de diffusion installent des dispositifs donnant un accès automatique aux données internet et de téléphones portables. Toutes ces compagnies ont donc installé cet équipement d’interception.

Le gouvernement néo-zélandais affirme avoir pris ces mesures pour la sécurité intérieure du pays, mais selon des sources officielles, il semblerait que les nouvelles capacités d’espionnage auraient été mises en place sous la pression des Etats-Unis pour leur permettre d’avoir, pour leur usage propre, des systèmes de surveillance à l’étranger. Le FBI, après avoir agi dans son pays, aurait fait du lobbying sur les autres gouvernements afin qu’ils adoptent les mêmes mesures. Le directeur du FBI annonçait en mars dernier qu’il avait besoin de contacts globaux pour combattre le cyber-crime et le terrorisme, et que le fait d’avoir des partenaires pour forcer des lois lui donnerait les moyens d’avoir une prise sur les ressources collectives de beaucoup de pays. La loi de 2004 en Nouvelle-Zélande, semblable à celles des Etats-Unis, exige que le contenu de la communication, mais aussi sa durée, les numéros de téléphone, les adresses IP et la localisation des téléphones puissent être copiés et envoyés à la police ou au service de renseignements instantanément. Le gouvernement néo-zélandais affirme que ces dispositions ne changent, ni n’étendent de quelque manière que ce soit les précédents pouvoirs de surveillance. Sauf que maintenant, cette surveillance électronique est invisible… ce qui réduit les possibilités de la remettre en question…

Il y a moins d’un an, l’Australie lançait une batterie de tests autour d’un système de filtrage d’Internet. Cette semaine, le gouvernement a confirmé qu’il serait bel et bien mis en place. Le mécanisme a été conçu pour interdire l’accès à un certain nombre de sites depuis le territoire australien. Pratiquement, les fournisseurs d’accès Internet du pays devront bloquer l’accès au sites inscrits sur une ‘liste noire’ élaborée par l’Australian Communications and Media Authority. Au départ, le projet, imaginé par le ministre des télécommunications Stephen Conroy, a été présenté comme un moyen de lutter contre les sites pédopornographiques. Mais finalement, il englobera un spectre beaucoup plus large. En mars dernier, le gouvernement avait préparé une ébauche de classification de sites classés RC (Refused Classification) censée rester secrète. Suite à des fuites, elle avait été rendue publique et on avait pu constater que cette liste comportait, outre les sites pédopornographiques, des sites jugés pour des raisons d’incitation au terrorisme, de violence excessive ou d’apologie des drogues.

Conrado Cañete, un paysan âgé de 57 ans, a été tué parce qu’il était le père de Ka Jinggoy, commandant de la New People’s Army (NPA, communiste). Des témoins oculaires rapportent que des éléments des Forces Spéciales du 25è bataillon d’infanterie ont eu un rôle direct dans le meurtre de Cañete. Le soir du 28 novembre 2009, ces militaires ont été vus en compagnie du groupe dont faisait partie Cañete et d’autres civils, au cours d’une fête dans le la localité de Banlang, à Monkayo dans la Vallée de Compostelle. C’est justement cette nuit-là que Cañete avait disparu sans laisser de traces. Le 29 novembre, des témoins ont dit avoir vu un corps être jeté d’une voiture à près de la localité de Ganaban, à Monkayo, dans la Vallée de Compostelle. Plusieurs hommes armés auraient jailli de la voiture et auraient criblé de balles le corps. Il s’avéra que le corps était celui de Cañete, troué de 12 blessures par balles.

Cañete et sa famille étaient sous étroite surveillance de la part des militaires. Son assassinat fait partie du Plan Bantay Laya, c’est une action de représailles contre des dirigeants supposés de la NPA, dans l’espoir qu’ils finissent par capituler et se rendre. Ces procédés ont déjà été utilisés contre la fille et le frère de Leoncio Pïtao et contre le frère de Tirso Alcantara. La fille de Pitao, Rebelyn, fut trouvée morte le 5 mars 2009 dans la localité de San Isidro, à Carmen dans le Davao du nord. Cette maîtresse d’école de 20 ans fut kidnappée, torturée, violée et poignardée à mort par des militaires. Le frère de Pitao, Danilo, a disparu: il semble bien qu’il soit mort sous les coups des militaires en juin 2008. Virgilio Alcantara, le frère de Tirso Alcantara, commandant de la NPA dans le Sud-Tagalog, fut tué par des militaires lors d’un voyage en jeep en mai 2001.

Ces crimes visant des non-combattants prennent place dans le ‘Plan Bantay Laya’ par lequel le pouvoir de la présidente Gloria Macapagal-Arroyo entend ramener à des proportion insignifiante le mouvement révolutionnaire pour l’année 2010.

Hier 2 décembre, sept prisonniers anarchistes détenus dans quatre pays différents ont annoncé qu’ils allaient mener ensemble une grève de la faim du 20 décembre au premier janvier. Voici les noms de ces prisonniers et leur adresse:

Gabriel Pombo Da Silva
-c/o JVA Aachen
-Krefelderstrasse 251
-52070 Aachen
-Allemagne

Marco Camenisch
-Postfach 3143
-8105 Regensdorf
-Suisse

Juan Carlos Rico Rodriguez et Francisco Maya Rodriguez
-CENTRO PENITENCIARIO DE MADRID V
-Ctra. Comarcal 611, km. 37,6
-28770 Soto del Real (Madrid)
-Espagne

Honorio Gómez Alfaro
-CENTRO PENITENCIARIO DE MADRID IV
-Ctra. N-V, km. 27,7
-28600 Navalcarnero (Madrid)
-Espagne

Alberto Jiménez Alba
-CENTRO PENITENCIARIO DE MADRID III
-Ctra. Pinto-San Martín de la Vega, km. 5
-28340 Valdemoro (Madrid)
-Espagne

Diego Petrissans
-C.P.F. Devoto (C.A.B.A.)
-Bermudez 2651 (C.P. 1417)
-P. 5 – C 2°
-Argentine

Au moins vingt-trois personnes ont été tuées au cours de combats entre l’armée philippine et la guérilla communiste dans le sud de l’archipel. Au moins dix militaires, un policier ainsi qu’un responsable de la sécurité du site ont également été blessés. La guérilla communiste a lancé, mercredi, une attaque contre un site d’exploitation de bois à Mindanao, tuant douze personnes dont huit soldats.

Des soldats américains ont participé à des opérations de combat dans la grande île de Mindanao. Quatre incidents distincts ont été recensés. Vers la mi-février et début juillet, les soldats américains ont été vus participer à des opérations de combat dans Quezon, Bukidnon. Ces troupes, avec une unité des Forces Armées Philippines (AFP), ont engagé une fusillade avec une unité de la Nouvelle Armée Populaire (New Peoples Army, maoïste, photo). En avril et à nouveau en septembre, les militaires américains ont également été observés avec des soldats de l’AFP à Valence et Malaybalay demandant aux résidents locaux les emplacements possibles de la NPA et menaçant des civils dans la région. Ces rapports fournissent une preuve supplémentaire que les soldats américains appartenant à la Joint Special Operations Task Force (JSOTF)-Philippines ont rejoins les unités AFP engagés dans des opérations contre-révolutionnaire dans l’île.

La participation croissante des troupes américaines dans les opérations de combat contre les insurgés musulmans de les zones Moro sont devenus encore plus fréquentes. En septembre dernier, au moins deux soldats américains ont été tués dans une attaque armée contre un convoi de soldats américains en Indangan, Sulu. Plus tôt au cours de ce mois, les troupes américaines dans une réaction instinctive à une explosion d’une grenade à proximité ont tiré sans discernement sur le port de Jolo, Sulu, endommageant les docks et une mosquée à proximité.

Au moins deux personnes ont été tuées et 100 autres blessées samedi à Dacca, après que la police bangladeshie eut ouvert le feu contre des milliers d’ouvriers de la confection qui protestaient contre des salaires impayés, a-t-on appris de source policière. Il s’agit des plus graves incidents dans un conflit social depuis que la crise économique a frappé le Bangladesh.

Les deux personnes ont été tuées dans la zone industrielle de Tongi, 40 km au nord de la capitale, après qu’environ 15.000 ouvriers ont commencé à lancer des pierres sur la police qui a répliqué, selon elle, par des tirs de balles en caoutchouc. Mais selon un responsable de l’hôpital universitaire de Dhaka, Abdul Baten, ‘tous les blessés ont été atteints par des tirs à balles réelles, et certains sont dans un état grave‘. Plusieurs policiers ont été blessés ainsi qu’une centaine de manifestants, dont neuf ont été transportés à l’hôpital.

Les ouvriers, qui ont érigé des barricades et incendié des véhicules, exigeaient le paiement de trois mois de salaire de la part de leur employeur, la Nippon Garments, une entreprise bangladeshie qui a fermé ses portes en invoquant la chute de son carnet de commandes. L’industrie de la confection, qui emploie 40% de la main-d’oeuvre industrielle du pays, a rapporté 80% des 15,5 milliards de dollars d’exportation du Bangladesh l’an dernier. En juin, environ 50.000 ouvriers s’étaient affrontés à la police lors de manifestations contre des salaires impayés ou réduits, faisant des dizaines de blessés.