Les guérilleros de la NPA ont tendu une embuscade à un véhicule militaire du 43e bataillon d’infanterie de l’armée philippine, mardi 18 décembre à Catarman, dans le Samar du Nord. Les militaires effectuaient une mission logistique lorsque les maoïstes ont fait exploser un IEd sur le passage de leyur véhicule, avant d’ouvrir le feu à l’arme automatique. Quatre militaires ont été blessés, les militaires ont répliqués, provoquant une intense fusillade. Deux civils ont été légèrement blessés par des balles perdues.

Un des civils blessé dans la fusillade

Un des civils blessé dans la fusillade

Trois policiers ont été blessés lundi soir dans la ville de Magallanes, dans la province de Sorsogon, lors d’une attaque contre leur commissariat par deux membres présumés de la NPA. Les deux assaillants – qui circulaient à motocyclette – ont ouvert le feu sur le commissariat de police municipal de Magallanes aux alentours de 20 heures. Par ailleurs, deux bataillons de la 303e brigades ont lancé une opération de contre-guérilla dans les Negros occidentals pour prévenir des actions de la NPA.

La villze de Magallanes (à Sorsogon)

La villze de Magallanes (à Sorsogon)

Le mardi 11 décembre, sur l’ordre des autorités locales, une centaine de personnes, dont des policiers ont détruit le camp de solidarité tenu depuis le 12 octobre par les membres du syndicat de l’hôtel Tharabar Gate, des membres des familles des travailleurs et des sympathisants. Le 13 décembre, une marche syndicale s’est organisée à la suite de cette destruction mais a très vite été dispersée par la police arrêtant 13 personnes dont 7 membres du syndicat.

Le campement avait été établi suite à des manifestations publiques organisées par les syndicats des hôtels de la région de Bagan pour protester contre les licenciements de membres et leaders syndicaux par la direction de l’hôtel Tharabar Gate. Malgré les réunions de conciliation entre les représentants des gouvernements locaux et nationaux et la direction de l’hôtel, ces derniers refusent toujours de réintégrer les syndicalistes.

La police arrête des manifestants de l'hôtel Tharabar Gate (archive)

La police arrête des manifestants de l’hôtel Tharabar Gate (archive)

Ce mardi 11 décembre, six leaders syndicaux ont été condamnés à deux ans et demi de prison avec sursis pour avoir manifesté lors d’un large mouvement de contestations et de grève nationale en 2014 (voir nos articles ici et ici). Quatre travailleurs de l’industrie du vêtement avaient été tués lors des affrontements et une vingtaine d’autres blessés. Le tribunal municipal de Phnom Penh a déclaré les dirigeants syndicaux coupables de quatre actes de violence et de dommages matériels lors de manifestations organisées dans la banlieue de Phnom Penh. Ils ont également été condamné à payer une amende de 35 millions de riels (± 7500 euros) à deux policiers qui auraient été victimes de violences.

Dans un désir d’apaisement, le premier ministre du Cambodge, Hun Sen, avait annoncé qu’il souhaitait améliorer son image auprès des critiques occidentaux par une série de gestes « conciliants » dont la libération sous caution ou à la suite d’une grâce, de prisonniers politiques, dont le chef du parti de l’opposition, Kem Sokha, accusé l’année dernière de trahison et qui est actuellement en résidence surveillée. Le président avait entre autre appelé les tribunaux à accélérer les poursuites contre les six dirigeants syndicaux ou même à retirer les accusations. Cependant, après l’annonce du verdict de mardi, l’un des accusés – Ath Thorn, dirigeant du Syndicat démocratique des travailleurs de l’industrie du vêtement cambodgien – a déclaré qu’il ferait appel, car malgré sa condamnation avec sursis, sa condamnation légale l’empêcherait d’assumer les fonctions de dirigeant syndical pendant toute la durée de la peine.

Pav Sina, un des six syndicalistes condamnés

Pav Sina, un des six syndicalistes condamnés

Six gardes de sécurité (armés) d’une multinationale bananière ont été blessé mardi lors d’une attaque de la guérilla maoïste. Les gardes ont été blessés par l’explosion de deux grenades à fusil tirées peu avant neuf heures du soir alors qu’ils gardaient une plantation du Lapanday Banana Group à Dallag (province du North Cotabato). L’explosion des grenades a été suivie d’une brève mais violente fusillade entre guérilleros de la NPA et gardes. Lorsque l’armée est arrivée en renfort, les guérilleros se sont retirés sans perte apparente.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Ka Alex Arias, un leader paysan de 63 ans, est décédé ce dimanche à l’hôpital de Pasig (dans la région du Grand Manille) des suites d’une crise cardiaque. Il souffrait d’hypertension et de diabète de type 2.

Ka Alex Arias avait été arrêté le 7 avril 2012, alors qu’il rentrait d’une réunion du Mouvement Paysan des Philippines à Santa Cruz, Laguna. Il subira plusieurs jours de tortures lors de ses interrogatoires au début de sa détention. Il sera faussement accusé d’enlèvement et de meurtre ainsi que d’avoir été impliqué dans une attaque de la NPA en mai 2007 contre les forces armées gouvernementales à Mauban (dans la région de Quezon). Ka Alex Arias était l’ancien président du Mouvement des Peuples contre la libéralisation de l’agriculture (PUMALAG).

Ka Alex Arias est le 3e prisonnier politique qui décède sous l’administration Duterte. Le 28 novembre 2016, le dirigeant paysan Bernabe Ocasla décédait d’un arrêt cardiaque et le 12 septembre 2017, Marcos Aggalao, ancien combattant de la NPA, mourrait à l’âgé de 74 ans.

Ka Alex Arias (au centre) lors d'une audience tenue ce 3 decembre 2018

Ka Alex Arias (au centre) lors d’une audience tenue ce 3 decembre 2018

Un milicien paramilitaire a été tué et un autre a été blessé dans une embuscade de la guérilla maoïstes. Les deux paramilitaires appartenaient à des unités CAFGU (pour Citizen Armed Force Geographical Unit) affectées au travail anti-guérilla. Ils ont été pris sous le feu des guérilleros de la NPA à San Jorge, dans la province de Samar.

Formation de miliciens CAFGU (image d'archive)

Formation de miliciens CAFGU (image d’archive)

Une dizaine d’étudiants qui se réclament du marxisme et qui défendent les droits des travailleurs viennent de disparaitre, arrêtés du jour au lendemain par les autorités chinoises. Parmi eux, cinq venaient d’être diplômés de la prestigieuse université de Pékin. L’un d’entre eux aurait été appréhendé à l’intérieur même du campus, en pleine nuit, battu et enfermé de force dans une voiture. Tous militaient dans une association qui, l’été dernier, avait pris la défense des ouvriers d’entreprise située à Shenzhen, tout au sud de la Chine, Jasic, connue pour ses robots industriels.

C’est là qu’en juillet des salariés qui réclamaient en vain depuis deux mois une amélioration de leurs conditions de travail se sont mis à vouloir s’organiser en syndicat. La réaction des autorités ne s’est pas fait attendre : licenciés puis pris à partie par des hommes de main, les meneurs – et leurs soutiens –, au total une trentaine de personnes, sont arrêtés par la police le 27 juillet. Certains étudaints membres du groupe avaient alors fait le voyage jusqu’à l’usine pour témoigner leur soutien. La répression des ouvriers de Jasic avait élargi encore le mouvement d’étudiants solidaires, qui s’est propagé dans différentes universités prestigieuses en Chine, s’attirant la répression des autorités.

Des étudiants soutenant le mouvement des ouvriers de l’entreprise Jasic, à Huizhou, le 23 août.

Des étudiants soutenant le mouvement des ouvriers de l’entreprise Jasic, à Huizhou, le 23 août.

Les policiers chinois utilisent massivement la reconnaissance faciale pour retrouver des personnes d’intérêt parmi des foules, ou pour identifier des suspects. Une nouvelle technologie leur permet d’identifier des personnes dont on ne voit pas le visage (ou dont l’image visage a une faible définition. Mise au point par l’entreprise chinoise Watrix, la technologie est déjà utilisée par la police dans les rues de Shanghai et de Beijing. Le système peut identifier des personnes à partir de caméras jusqu’à une distance de 50 mètres de la cible, même si celle-ci a le dos tourné ou le visage couvert. Le système développé par Watrix prétend que son système a un taux de précision de 94 %, et qu’on ne peut le duper en boitant, en marchant avec les pieds écartés ou en courbant le dos, parce qu’il analyse les particularités du corps en entier.

Présentation du système de Watrix

Présentation du système de Watrix