La base temporaire de la compagnie de reconnaissance de la 93e Division de l’armée gouvernementale a été attaquée samedi à Sitio Guiwanon, Barangay Danao, dans la province de Masbate. Les guérilleros maoïstes ont longuement mitraillé et grenadé la base. Trois civils auraient été légèrement blessés.

Des heurts ont opposé des policiers à des manifestants mercredi à Hong Kong alors qu’un petit groupe de protestataires masqués tentait de faire irruption dans le Conseil législatif de l’ancienne colonie britannique. Une centaine de policiers ont fait usage de leurs bâtons et de gaz au poivre contre les manifestants aux premières heures mercredi. Quatre personnes ont été interpellées.

Ces heurts sont survenus quelques heures après le démantèlement de barricades par les autorités, suite à une première décision de justice visant à réduire l’étendue des sites occupés depuis le 28 septembre par les manifestants. Ces derniers réclament l’instauration d’un véritable suffrage universel dans le territoire sous tutelle chinoise. Les échauffourées ont éclaté lorsque une dizaine de personnes masquées ont forcé une porte d’entrée du Conseil législatif à l’aide de barricades. Au moins l’une d’entre elles a réussi à pénétrer dans le bâtiment avant d’en être expulsée. Une séance parlementaire prévue mercredi a été annulée, de même que les visites du public, a dit le gouvernement local.

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Un soldat et un policier ont été tués et sept policiers autres ont été blessés vendredi dans une attaque d’une cinquantaine combattants de la NPA contre un poste de police de Paluan dans le Mindoro occidental. Les guérilleros ont aussi fait deux prisonniers: le maire de la ville de Paluan et son directeur administratif. Les deux prisonniers ont été par la suite relâché par la guérilla.

De nouveaux heurts se sont produits jeudi 6 novembre à Hongkong entre manifestants et forces de l’ordre dans le quartier de Mong Kok. Plusieurs dizaines de policiers armés de matraques et de boucliers sont intervenus pour la première fois depuis deux semaines dans ce quartier où étaient rassemblés des centaines de manifestants. Les échauffourées ont commencé peu après deux heures du matin. Une trentaine de personnes portant le masque de Guy Fawkes, ont rejoint les manifestants.

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À Zhumadian (province du Henan), suite à des expulsions de logements, lundi 13 octobre, des manifestants s’en sont pris aux policiers qui protégeaient un terrain, mais la police a finalement pris le dessus, blessant plusieurs manifestants. C’est à Kunming (capitale de la province du Yunnan) que la révolte et la répression ont été les plus intenses: mardi 14 octobre, faisant face à un projet de développement urbain, des habitants d’un quartier rural de la ville, expulsés ou menacés d’expulsion, ont pris les rues de Yunnan pour exprimer leur colère. Ils ont été attaqué-e-s par des hommes de main de l’entreprise de construction ou de l’État (ou des deux), ce qui a provoqué des émeutes et des affrontements violents. Les hommes de main, arrivés dans des camions, étaient moins nombreux que les manifestants, mais équipés comme des policiers anti-émeute, et avec des couteaux… Deux manifestants et six hommes de main ont été tués. Au moins 18 personnes ont été blessées.

Entre le samedi 11 et le lundi 13 octobre à Sansui (province du Guizhou), des manifs rassemblant jusqu’à 10.000 personnes ont eu lieu contre le pouvoir local et les nombreuses expulsions. Ces expulsions ont été effectuées pour laisser place à la construction d’un bâtiment administratif, mais cette construction n’aura finalement pas lieu à cet endroit. Ce qui ne change rien aux expulsions et expropriations qui ont déjà été faites, suivies de destructions des logements concernés… Pendant trois jours, ces manifs ont été réprimées dans une violence inouïe par la police chinoise. Deux personnes ont été tuées par les policiers, et des centaines de personnes ont été blessées. Les forces de l’ordre ont utilisé des véhicules blindés, des chiens, des canons à eaux et des hélicoptères.

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Au moins trois membres présumés de la NPA ont été tués hier mardi dans une fusillade dans la province de Sarangani. La fusillade a eu lieu dans la localité de Nomol Maasim vers une heure du matin. Les militaires gouvernementaux ont récupérés plusieurs armes sur le terrain. L’armée a poursuivl la colonne de maoïste et une nouvelle fusillade a eu lieu, sans faire de victimes. Les guérilleros ont pu alors s’échapper.

Par ailleurs le 3e bataillon des forces spéciale a donné l’assaut à un un camp de la guérilla dans la localité de New Tubigon (province d’Agusan del Sur) dans la nuit de dimanche à lundi. Le camp était aménagé pour une centaine de guérilleros, et les militaires ont récupéré des armes et des équipements. Mais les maoïstes ont pu évacuer le camp sans perte à la faveur d’une fusillade nourrie.

Deux combattants de la NPA ont été tués dans une fusillade avec les troupes gouvernementales hier après-midi dans le sud des Philippines. La fusillade a opposé, dans le village de Gupitan (province de Davao del Norte) un détachement du 60e bataillon d’infanterie à une colonne d’une trentaine de guérilleros. Des guérilleros pourraient avoir été blessés car les militaires ont pu récupérer sur les lieux du combat un AK47, deux M16 et un M14.

Les deux journalistes français seront jugés aujourd’hui par les autorités indonésiennes à Jayapura en Papouasie occidentale sur l’accusation d’’usage abusif de visas d’entrée’, après avoir été arrêtés en août dernier alors qu’ils réalisaient un reportage pour Arte. Ils ont été interpellés après une rencontre avec le chef du Conseil tribal Lani Besar dans les hautes terres de Papouasie, lequel a également été arrêté.

Ces arrestations relèvent de la politique de black out par laquelle les autorités indonésiennes couvrent la répression des populations tribales de Papouasie, soumises à une brutale occupation indonésienne depuis 1963. Au moins 74 prisonniers politiques papous étaient détenus en Indonésie en septembre 2014. Nombre d’entre eux ont subi des arrestations arbitraires, la torture, la violence, des abus, des procès inéquitables et la négligence.

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EDIT 24/10: Les journalistes ont plaidés coupables d’avoir abusé de leur visa, ils ont été condamnés à deux mois de prison couverts par la préventive, ils seront donc libérés.

Les forces de sécurité ont arrêté jeudi à un check point de Tagum City Dominiciano Muya alors qu’il circulait en motocyclette. Muya, qui avait une prime de4,8 millions de pesos, était recherché pour plusieurs actions de la guérilla maoïste dans Agusan del Sur et Bukidnon. Il avait sur lui un pistolet .45, une grenade, des téléphones mobiles et divers documents. Muya aurait fait partie de l’état-major du Comité régional de la NPA pour le Nord-est de Mindanao, et ancien secrétaire de Front de guérilla n°18 du Comité régional du Sud de Mindanao,

Des policiers anti-émeute hongkongais ont affronté vendredi des centaines de manifestants en colère, qui ont repris un secteur d’où ils avaient été évincés quelques heures plus tôt. Les policiers ont utilisé du gaz poivré et des matraques pour affronter les foules qui s’étaient reformées à Mong Kok. Plusieurs manifestants ont été projetés au sol ou emmenés par la police. Un manifestant saignait de la tête quand il a été transporté vers un véhicule de la police, quelques instants après avoir été jeté au sol par des policiers.

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