Les forces ukrainiennes manquent d’hommes motivés et entraînés. Pour regarnir les rangs de l’armée, la police a annoncé ce vendredi 10 janvier lancer une opération contre les réseaux qui facilitent la fuite vers l’étranger des hommes en âge de combattre et fuyant la mobilisation militaire. Les hommes âgés de 18 à 60 ans ont l’interdiction de quitter le pays, sauf exception. Pour échapper à une mobilisation, ils franchissent la frontière illégalement.

Plus de 600 perquisitions ont été menées à travers le pays. La police cible les organisateurs et participants de groupements qui aident ou ont aidé des centaines d’hommes à franchir la frontière. À ce jour, des milliers d’Ukrainiens ont pu quitter le pays.

Au cours de l’année qui vient de s’écouler, près de 300 procédures pénales ont été ouvertes et 120 fonctionnaires inquiétés. On y retrouve des responsables de centre de recrutement de l’armée, des médecins ou des représentants des forces de l’ordre. Émaillé de scandales, le système de mobilisation militaire est très critiqué en Ukraine.

Ce 4 octobre, un sabotage a eu lieu, des militants anti-guerre ont incendié des câbles de chaque côtés des voies de circulation du chemin de fer au départ de Toulouse, un tag était écrit à proximité « Sabotons leurs chemins de guerre ». Dans le cadre de son programme européen de mobilité militaire, la TSI (Transatlantic Security Initiative) a produit un rapport en avril 2020, ce rapport se traduit par de nouveaux accords entre les sociétés ferroviaires et les entreprises militaires, l’objectif est d’augmenter la capacité de fret et de connexion digitale intra et extra européenne.

Cette action répond à l’appel du Salon du livre anarchiste des Balkans 2024 : « Invitation à agir contre le militarisme et le nationalisme du 1-10 octobre. Au cours de cette période, nous invitons chacun, dans sa propre localité et à sa manière, à organiser des actions contre les conditions de la guerre : nationalisme, militarisme, patriarcat, politique d’exclusion, etc. Nous appelons à des actions contre l’industrie de l’armement et le transport d’armes, contre tous les appareils militaires nationaux, les coalitions militaires multinationales et la militarisation croissante de nos sociétés. »

Plus de 1 000 agents ont été déployés pour réprimer environ 25 000 manifestants anti-guerre ce jeudi à Melbourne, ce qui a donné lieu à de violents affrontements. Un événement international de trois jours, ” Forces terrestres 2024 “, permet aux gouvernements et à l’industrie mondiale de l’armement de conclure des accords. Parmi les exposants figurait l’entreprise publique israélienne Aerospace Industries, un fournisseur d’armes clé pour les forces Israéliennes. Des manifestants ont jeté des projectiles sur les agents, des pierres, tomates ou excréments. Certains visiteurs ont été pris à partie par les militants. La police a procédé à des lancés de gaz lacrymogène et de gaz au poivre, des balles non létales ont été tirées, des unités de police montées à cheval ont chargé pour dispersé quelques groupes d’activistes. De nombreux manifestants portaient des drapeaux palestiniens et des slogans pro-palestiniens résonnaient dans les rues.

Plusieurs arrestations d’activistes ont eu lieu sans qu’un bilan formel soit encore dressé.