Le mardi 4 novembre, 3 personnes passeront au Tribunal de Toulouse pour avoir voulu défendre un chêne bicentenaire promis à l’abattage dans le cadre de la lutte contre la LGV Bordeaux-Toulouse. Alors qu’iels avaient subi une mesure de comparution immédiate apres 48h de GAV puis 2 nuits à la maison d’arrêt, le procès a finalement été renvoyé au 4 novembre, et en attendant iels ont été placé.es sous contrôle judiciaire lourd (voir notre article). Des courriers ont par ailleurs été envoyés par le Parquet aux employeurs de deux personnes, avant même l’audience, pour demander une suspension de leur travail. Pas moins de 5 procédures seront jugées dont des faits reprochés durant une manifestation de 2024, comme : « installation en réunion sur un terrain privé en vue d’y habiter » (écureuillage), « destruction en réunion », « violences », refus de de prélèvement ADN. Afin de les soutenir, un rassemblement est organisé le mardi 4 novembre à 14h au Tribunal Judiciaire de Toulouse.

Des dizaines de personnes ont été arrêtées durant la nuit du 17 au 18 octobre à Gabès dans sud de la Tunisie, après des manifestations pour exiger la fermeture d’une usine chimique polluante. Celle-ci utilise de l’acide sulfurique et de l’ammoniac pour fabriquer des engrais à base de phosphates. Après des incidents liés à la pollution, des milliers d’habitants de Gabès ont manifesté la semaine dernière pour réclamer la fermeture de l’usine.

Dossier(s): Monde arabe et Iran Tags: ,

En août et septembre 2024 dans des villages du Tarn et de Haute-Garonne, des personnes cagoulées ont incendié une voiture, attaqué une maison, aspergé un homme d’essence ou encore utilisé des cocktails molotov sur des lieux promis à la destruction pour permettre l’avancement du chantier de l’A69. Suite à l’ouverture d’une enquête, ils ont été interpellés puis placés en garde-à-vue ce mardi 7 octobre à Lyon, Marseille et Albi. Selon plusieurs médias, des individus mis en cause auraient été rémunérés 800€ pour leurs actes. Un autre est un ancien gérant d’une société de sécurité, dont le contrat avec le concessionnaire Atosca responsable de la construction de l’A69 aurait été rompu quelques jours avant les attaques.

Publié en octobre 2025, un document vient d’être publié pour recenser les différentes méthodes de surveillance utilisée par la police contre la mobilisation contre le projet de centre d’enfouissement des déchets nucléaires hautement radioactifs à Bure (voir notre article). En particulier, on retrouve l’utilisation de balise GPS, des policiers infiltrés, des mises sous écoute téléphonique ou encore l’usage d’hélicoptères et de drones.

Document à télécharger

Depuis début septembre, des militants étaient installés dans des arbres pour s’opposer au chantier de la déviation routière de Saint-Péray, en Ardèche. Lundi 29 septembre, ils ont été violemment expulsés par des CRS et la CNAMO (Cellule nationale d’appui à la mobilité) qui est une unité de gendarmerie spécialisée notamment dans le délogement de militants installés sur les cimes des arbres. Cette intervention des forces de l’ordre a duré 11h et a mobilisé une centaine de policiers sur place. Une quinzaine de personnes a été placée en garde à vue, une cagnotte a été mise en place pour les soutenir (voir ici).

Samedi 23 septembre, au tribunal judiciaire de Paris, une militante du collectif écologiste Dernière Rénovation (DR) a été condamnée à six mois de prison ferme, tandis qu’une seconde militante a été condamnée à huit mois de détention avec sursis. Elles sont accusées de dégradations, mais aussi de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, pour avoir aspergé de peinture orange Matignon, la résidence du premier ministre, le 8 novembre 2023. Cela avait lieu dans le cadre d’une campagne de DR pour des mesures urgentes en faveur de la rénovation énergétique.

Samedi 20 septembre à Bure dans la Meuse, 2 000 personnes ont manifesté contre le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires hautement radioactifs. Cet événement était sous haute surveillance policière avec la présence d’hélicoptères de gendarmerie pour surveiller la zone, tandis que des véhicules blindés Centaure étaient déployés aux abords du parcours. Quelques affrontements ont eu lieu, la gendarmerie a répliqué en utilisant du gaz lacrymogène et des grenades de désencerclement.

Après avoir recouvert à la peinture lavable des axes routiers en février 2023, Extinction Rebellion Genève a été la cible d’une importante enquête de la part du Parquet. Récemment, le groupe d’activistes a déposé deux recours auprès du Tribunal fédéral pour dénoncer cette procédure qu’il qualifie de surveillance excessive par le Ministère public genevois. Ils affirment que les moyens d’enquête déployés ont enfreint les dispositions procédurales en vigueur.

Dossier(s): Suisse Tags: ,

Suite à leur arrestation vendredi dernier après s’être mobilisé·es contre l’abattage d’arbres centenaires sur le tracé de la LGV Bordeaux-Toulouse (voir notre article), trois activistes ont été placé·es sous contrôle judiciaire. Iels ont l’interdiction de se rendre dans tous les départements du tracé de la LGV : Gironde, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne, à l’exception d’un département en fonction du lieu d’habitation. Iels ont également interdiction d’être présent·es sur tous les lieux concernés par la LGV et toute manifestation en lien avec la LGV ainsi que l’interdiction de se voir. Le jugement est prévu le 4 novembre prochain.

Vendredi 29 août à l’aube, quatre personnes ont été interpellées à Saint-Jory alors qu’iels se mobilisaient contre l’abattage d’arbres centenaires sur le tracé de la LGV Bordeaux-Toulouse. L’un·e a été relâché·e avec une convocation au bout de 30H de garde à vue, un·e est sous contrôle judiciaire et les deux autres ont été placé·es en détention provisoire à la Maison d’arrêt de Seysses, en attente de leur procès en comparution immédiate qui a lieu lundi 1er septembre. Un rassemblement de soutien est annoncé à 13H45 devant le Palais de Justice de Toulouse ce même jour. Les autorités les accusent d’avoir coupé les barbelés en bas du chêne bicentenaire pour pouvoir monter dedans et « écureiller » pour s’opposer à la coupe des arbres prévue cette semaine. Par ailleurs, les personnes arrêtées dénoncent des tabassages et un harcèlement particulièrement violents de la part des forces de l’ordre.