Environ sept millions d’états-uniens auraient manifesté samedi dernier, dans le cadre du mouvement « No Kings », contre le caractère toujours plus autoritaire de la présidence Trump. Lors du rassemblement dans le centre-ville de Dallas, les milliers de manifestants ont été confrontés à un groupe de contre-manifestants trumpistes, dont certains prenaient des images des manifestants, et notamment de ceux portant des mentions « Antifa » (alors que Trump a inscrit la mouvance antifa comme organisation terroriste). À la fin du rassemblement, un groupe a encerclé les partisans de Trump, des coups ont été échangés et des projectiles lancés. La police de Dallas est intervenue au secours des trumpistes et a dispersé la foule. Il n’y a pas eu d’arrestation immédiate.

Xinachtli, de son vrai nom Alvaro Luna Hernandez, est un organisateur communautaire et militant du mouvement Chicano. Il a été arrêté en 1996 et condamné à 50 ans de prison pour avoir désarmé un agent de police. Dans une déclaration (lire intégralement ici), il souligne son engagement auprès des prisonniers de la cause palestinienne Casey Goonan et T. Hoxha (voir notre article).

Chers combattants de la liberté palestinienne Casey et T. Hoxha,

Depuis les cages de l’empire esclavagiste du Texas – aujourd’hui la plus grande prison du pays, surpassant la Californie où le « mouvement carcéral de George Jackson » est né – je vous envoie mon amour révolutionnaire et tout le soutien que nous pouvons vous apporter à tous les deux dans cette région géopolitique. […]

Alors que nous pleurons la triste disparition de notre héroïne et martyre Assata Shakur à Cuba, qui nous a enseigné la définition du mot « amour » et qui vivra à jamais dans nos cœurs et nos âmes tandis que nous résistons à l’impérialisme et au fascisme, nous devons transmettre son héritage de résistance et l’amour révolutionnaire qu’elle a représenté. Nous ne perdrons jamais espoir et continuerons à porter l’esprit de Nelson Mandela dans nos rêves de libération de l’emprisonnement politique illégal contre l’apartheid. Nous en appelons au pouvoir du peuple pour libérer les combattants de la liberté. […]

Plusieurs services de police aux États-Unis, dont celui de localités (Phoenix, Navasota, etc.), de comtés (Cass, etc.) mais aussi celui de la police d’Etat (Colorado, etc.) et des frontières, adoptent un dispositif appelé « Grappler » pour mettre fin aux poursuites à grande vitesse. Il s’agit d’un système de sangles tendus devant le véhicule de police. Lorsque les sangles touchent le pneu du véhicule poursuivi, elles s’enroulent autour de lui en un clin d’oeil et le bloquent (voir la vidéo sur le site du fabriquant). Ce dispositif permet aux agents d’arrêter un véhicule poursuivit sans avoir à utiliser la délicate et souvent dangereuse manœuvre PIT. La manœuvre PIT (Precision Immobilization Technique) consiste à heurter le véhicule poursuivi par son arrière et en biais, ce qui le fait se mettre en travers et s’arrêter. Cette manoeuvre est utilisée depuis la fin des années 1980.

Vendredi 17 octobre, l’armée états-unienne a visé un bateau affilié à l’Armée de libération nationale (ELN) et fait trois morts. Il s’inscrit dans le cadre d’une expansion de l’opération militaire des États-Unis dans la mer des Caraïbes, où sont déployés des navires de guerre états-uniens, au large du Venezuela, depuis le mois d’août. Cette nouvelle attaque porte à au moins sept le nombre de bateaux ciblés par les forces états-uniennes, et à au moins 30 le nombre de morts.

Le Conseil d’administration de l’État de Floride a mis en place une liste noire incluant des entreprises, institutions et villes qui sont engagées de manière plus ou moins explicite dans la campagne internationale de boycott d’Israël. Ainsi, les institutions publiques floridiennes ont pour interdiction de collaborer avec ces établissements ou d’y investir. En Belgique, les universités de Gand (UGent), Bruxelles (ULB) et Liège (ULiège) figurent sur la liste, tout comme les villes de Gand, d’Ixelles et de Liège.

Le service américain de l’immigration et des douanes (ICE) prévoit d’étendre sa surveillance sur les réseaux sociaux, avec l’objectif d’embaucher une trentaine de sous-traitants pour passer au crible les publications, les photos et les messages sur Facebook, WhatsApp et ailleurs. Une matière première qui sera utilisée en renseignements afin d’augmenter les raids d’expulsion et les arrestations de personnes migrantes aux États-Unis.

Grâce à la présence de 8 navires de combat et la présence de 10 000 soldats dans la région, les États-Unis continuent de frapper des bateaux en mer des Caraïbes, les accusant d’être liés à des narcotrafiquants vénézuéliens. Parallèlement, le président états-unien Donald Trump vient d’autoriser la CIA à mener des opérations létales et clandestines au Vénézuela, d’après les révélations du New York Times ce 15 octobre.

Depuis 1999, des détenus et leurs sympathisants de toute l’Amérique du Nord participent à l’événement annuel « Running Down the Walls » (RDTW), courant ou marchant souvent simultanément dans plusieurs villes et prisons (voir notre article). Cette année, neuf villes ont organisé des courses du 21 au 28 septembre permettant de récolter plusieurs milliers d’euros pour les prisonniers politiques et leurs familles. De nombreux révolutionnaires emprisonnés aux États-Unis ont salué l’initiative à travers plusieurs déclarations.

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Après plus de 60 jours de détention, l’agence fédérale de l’immigration ICE s’est conformée à l’ordre d’un juge de libérer la militante des droits des immigrés Xóchitl Santiago, le mercredi 1er octobre. Santiago a été arrêtée à l’aéroport d’El Paso, au Texas, le 3 août, pour interrogatoire sans mandat, alors même qu’elle était protégée contre l’expulsion grâce au DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals). Ce programme protège certains jeunes arrivés aux États-Unis alors qu’ils étaient enfants et sans statut légal.

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Après de nombreuses manifestations contre la police de l’immigration, l’ICE, Donald Trump avait annoncé vouloir envoyer 200 soldats pour lutter contre des « antifas ». Ce Samedi 4 octobre, la justice américaine a bloqué l’envoi de la Garde nationale à Portland. Mais le président a autorisé l’envoi de 300 gardes nationaux dans l’Illinois, pour faire face à des manifestations après que des agents fédéraux ont tué une femme. La mégapole du nord du pays est la cinquième ville démocrate où le président Trump ordonne le déploiement de la Garde nationale, une mesure jusqu’alors tout à fait exceptionnelle. Les gardes nationaux ont déjà été déployés à Los Angeles, Washington et Memphis (voir nos articles ici et ici).