Les polices italiennes et grecques ont lancé une opération de répression hier matin à l’aube contre les militants qui ont participé à la Journée #NoExpo, en mai 2015, à Milan, mobilisation qui avait donné lieu à de violents affrontements avec la police. Cinq personnes ont été arrêtées à Milan et 5 en Grèce. Elles sont accusées de « destruction et pillage », « résistance aggravée à la police » et « fausses déclarations ». Cinq autres camarades, qui sont toujours en fuite, sont eux aussi inculpés pour les mêmes chefs d’accusation: trois à Milan, un à Côme et un en Grèce. Des échantillons d’ADN ont été prélevés sur eux. Une militante, qui avait été une des 5 arrêtés de Milan, a depuis été libérée en attendant une enquête plus approfondie.
Il y a deux semaines, les locaux d’ANEL (le parti des Grecs Indépendants, organisation d’extrême-droite qui gouverne la Grèce aux cotés de Syriza) étaient occupés par l’organisation anarchiste Rouvikonas, suite à l’expulsion du bâtiment par la police 19 militants avaient été arrêtés et devaient être jugée la semaine dernière. L’audience a toutefois été reportées car les accusés ont demandé à ce que le principal témoin de l’accusation, le président d’ANEL Panos Kamenos se déplace pour venir se plaindre en personne. Deux dépositions circulent sur internet, celle de Kamenos, prétendant avoir eu à faire à des mois d’intimidation lui causant des pertes financières « à lui et à sa famille », prétendant que ces intimidations auraient effrayé ses partisans qui n’osaient plus venir au siège du parti, prétendant enfin que les anarchistes avaient prit en otage vingt personnes dont l’une aurait manquée de se jeter par la fenêtre de désespoir. Kamenos décrit également un immeuble pratiquement dévasté aux portes brisées. La seconde déposition, celle de l’agent de sécurité en poste ce jour là est tout à fait différente, il raconte avoir vu les militants faire sortir tous ceux qui le souhaitaient (d’autres bureaux sont situés dans le même batiment) dés le début avant de fermer les volets à l’arrivée de la police. L’agent de sécurité raconte également avoir accompagné lui-même les anarchistes sur le toit, et leur avoir ouvert la porte, pour qui soient accrochées des banderoles.
Dû à l’absence du principal plaignant, le procès est repoussé au 13 novembre.
19 personnes membres du groupe anarchiste Rouvikonas ont été arrêtées après avoir occupé les bureaux du parti des « Grecs Indépendants » (ANEL), le parti d’extrême-droite qui compose la majorité gouvernementale aux cotés de Syriza. Lors de l’action, des camionnettes de police ont bloqué les rues environnantes alors que des policiers anti-émeute ont fermé toutes les issues du bâtiment. Les arrêtés sont accusés de « perturbation de l’ordre public » et « d’occupation illégale ». Ceux qui auront refusé d’être pris en photo au commissariat seront également inculpés de désobéissance.
L’action visait à dénoncer le troisième mémorandum et le nouveau gouvernement grec.
Depuis environ un mois, Maria Theofilou, soeur du prisonnier anarchiste Tasos Theofilou et compagne du prisonnier anarchiste G Petrakakos (ce dernier est accusé dans le nouveau procès contre Lutte Révolutionnaire) est emprisonnée. Ce sont surtout ses liens avec son frère et son compagnon qui sont abordés dans les interrogatoires. Au domicile familial, deux armes ont été trouvées par la police lors d’une perquisition le 5 octobre, l’avocat de Maria a déclaré que Maria ne connaissait pas la présence de ces armes, qui pourraient tout à fait appartenir à Petrakakos.
Le nouveau procès contre Lutte Révolutionnaire, portant sur la seconde période d’activité du groupe qui s’étend entre le retour à la clandestinité de Nikos Maziotis et de Pola Roupa jusqu’à l’arrestation de Nikos a commencé. Quatre personnes sont accusées dans ce procès : Nikos Maziotis, considéré par l’accusation comme le ‘leader’ du groupe, Pola Roupa, toujours dans la clandestinité, A. Sotiropoulou qui nie les charges tout en se revendiquant anarchiste et G. Petrakakos arrêté récemment. Les quatre sont accusés d’appartenance et de participation à une organisation terroriste, de l’attaque à la voiture piégée contre le Banque de Grèce de la rue Amerikis en avril 2014, de distribution et détention d’explosifs et deux braquages. Nikos a également une charge supplémentaire : celle de tentative d’homicide lors de la fusillade qui a précédé son arrestation le 16 juillet 2014.
Lors de la séance du 19 octobre, Nikos a tout d’abord déclaré qu’il n’y avait pas eu de braquages, mais bien des expropriations d’organisations prédatrices. Nikos a ensuite lu un manifeste (qui sera bientôt disponible en français), extrait : Ceux qui vivent avec 300 ou 400€ par mois ne sont pas terrorisés par Lutte Révolutionnaire, mais par vous et votre régime. Nikos s’est également déclaré prisonnier de guerre anarchiste.
De son coté, Stamboulou s’est également définit comme prisonnier de guerre anarchiste, niant les accusations à son encontre, soulevant le fait qu’il n’y a aucune preuve contre lui et attribuant la persécution à la ‘rage des mécanismes répressifs’. Enfin, Petrakakos a nié les charges et gardé le silence. Le juge a répondu que les séances commenceraient dés l’après-midi et explicité clairement qu’il voulait éviter d’arriver au terme de la détention préventive de 18 mois de Stamboulou. Les avocats de la défense ont dénoncé le fait que le tribunal préférait être expéditif que d’agir légalement. Malgré les protestations de l’audience, l’audition des témoins a commencé l’après-midi.
Evi Statiri est à présent dans un régime de ‘liberté surveillée’ avec d’importantes restrictions sur ses déplacements et ses communications. Avant sa libération, plusieurs actions incendiaires ont eu lieu contre les partis politiques grecs.
Le 19 septembre matin, deux engins incendiaires ont été placés contre des kiosques du KKE et de Syriza à Ano Patissia, un kiosque de Nea-Demokratia a également été vandalisé à Kifissia. Le lendemain de cette date, de nouvelles élections avaient lieu en Grèce. L’action était revendiquée en solidarité avec Evi Statiri et Nikos Romanos.
Le 2 octobre, c’est le bureau de Charalabos Athanasiou, parlementaire de Nea-Demokratia et ancien Ministre de la Justice qui était incendié.
Evi Statiri est finalement « libre », en tout cas sortie de prison. On sait désormais quelles seront les conditions spéciales qu’elle devra respecter pour ne pas être enfermée à nouveau : ne pas quitter la Grèce, pointer 3x par mois au commissariat, assignation à résidence et limitation des déplacements à 1km autour de celle-ci, interdiction de communiquer avec ses co-accusés et donc avec son compagnon, Gerasimos Tsakalos membre emprisonné de la Conspiration des Cellules de Feu. L’Assemblée de Solidarité avec Evi poursuit sa lutte.
Après trois semaines de grève de la faim, Evi Statiri a annoncé ce lundi qu’elle cessait son action puisqu’il a été condamné qu’elle serait prochainement relâchée sous conditions. Les conditions en questions ne sont pas encore connues. Evi est emprisonnée depuis 7 mois car elle est la compagne d’un prisonnier de la Conspiration des Cellules de Feu. Elle avait été arrêtée après que les prisonniers de la CCF aient -selon les autorités- planifié leur évasion.
Evi Statiri, emprisonnée depuis 7 mois et en grève de la faim depuis le 14 septembre sera libérée sous peu selon les proches des prisonniers politiques. Elle sera toutefois soumise à un régime de ‘liberté surveillée’ très strict.
Il y a deux jours, les prisonniers politiques grecs avaient déclaré une journée d’actions solidaires dans les prisons de Trikala, Domokos, Grevena, et dans les ailes pour hommes et pour femmes de la prison de Korydallos.
Evi Statiri, compagne d’un prisonnier de la Conspiration des Cellules de Feu, devait être libérée suite à un amendement concédé par le premier gouvernement Syriza mais qui n’a jamais été appliqué par le Ministre de la Justice (comme d’autres promesses arrachées par les prisonniers politiques suite à leur grande grève de la faim).
Evi Statiri, en grève de la faim depuis le 14 septembre dernier a été hospitalisée ce 27 septembre, après une brusque aggravation de son état de santé dans la matinée du même jour. Evi souffre d’hypoglycémie sévère, d’hypotension et de tachycardie en plus des malaises et palpitations. Evi a donc été transférée de la prison de Koridallos vers l’Hopital Général d’Etat de Nikaia du Pirée, elle a perdu 11% de son poids initial. Elle attend toujours la réponse du Conseil Judiciaire après avoir fait à nouveau appel il y a trois semaines.
Edit : Gerasimos Tsakalos, membre emprisonné de la Conspiration des Cellules de Feu et compagnon de Evi a rendu public le fait qu’il est également en grève de la faim depuis le 14, malgré qu’il n’ait pas totalement récupéré de la grande grève des prisonniers, il y a quelques mois seulement.