Le secrétaire à la Défense états-unien, Pete Hegseth, a annoncé que le chatbot d’IA Grok d’Elon Musk sera intégré aux réseaux du Pentagone, y compris les systèmes classifiés, dans le cadre d’une initiative visant à exploiter les données militaires pour renforcer l’IA. Malgré les controverses récentes autour de Grok, notamment la diffusion d’images deepfake sexualisées et de contenus antisémites, ainsi que son blocage en Malaisie et en Indonésie, Hegseth défend son usage pour l’innovation rapide et la performance militaire. Il souligne que les données historiques opérationnelles et de renseignement garantiront la qualité des systèmes, qu’il souhaite « responsables mais sans contraintes idéologiques », en rejetant toute IA jugée trop « woke ». Cette décision s’inscrit dans un contexte où l’administration précédente avait déjà mis en place un cadre réglementaire encadrant l’IA militaire tout en interdisant certaines applications sensibles.

Les autorités iraniennes ont déployé des brouilleurs militaires pour perturber le service Starlink, marquant la première tentative à grande échelle d’interférence avec Internet par satellite lors d’un blackout national. Les interruptions sont passées de 30 % à plus de 80 % du trafic en quelques heures, liées au brouillage GPS, rendant l’accès fragmenté et localisé. Starlink, perçu comme un moyen de contournement des coupures, reste cependant coûteux : les terminaux se vendent autour de 600 $ et l’abonnement mensuel atteint 110–120 $, bien au-delà du revenu moyen iranien. Cette offensive s’inscrit dans un contexte de manifestations massives et de répression (voir notre article), tandis que sur le plan international, Donald Trump a annoncé des droits de douane de 25 % contre tout pays commerçant avec l’Iran, visant à accentuer l’impact sur l’économie du pays déjà fragilisée par les sanctions occidentales.

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Depuis le 28 décembre, l’Iran est secoué par une vague de manifestations contre la vie chère et le régime. La contestation s’accompagne également d’attaques ciblées contre les forces du régime, notamment dans la région de Kermanshah où six membres des forces armées ont été tués et plus de 120 blessés, revendiquées par une force kurde, tandis que le gouvernement accuse des « terroristes urbains ». Ce mouvement est violemment réprimé par les autorités : les morts sont estimés de plusieurs centaines à plusieurs milliers selon différentes organisations, des chiffres difficiles à vérifier en raison de la coupure d’Internet dans le pays. En effet, le gouvernement iranien a totalement coupé l’accès à Internet mondial depuis le 8 janvier 2026. Cette coupure ne repose pas sur un simple blocage des câbles, mais sur une architecture réseau unique, construite depuis 2019 : un réseau domestique contrôlable où les autorités peuvent déconnecter des quartiers, des rues ou des utilisateurs ciblés, tout en maintenant le fonctionnement d’institutions comme les banques ou l’administration. Seuls quelques terminaux satellitaires Starlink permettent encore de transmettre des informations, mais leur utilisation reste risquée, le régime tentant activement de détecter ces appareils.

Dans de nombreux pays occidentaux, des réseaux proches d’Israël, des États-Unis et du fils du chah, Reza Pahlavi, se mobilisent pour influencer la mobilisation, à l’image des récentes manifestations à Paris ou à Toulouse. De leur côté, des organisations de la gauche révolutionnaire iranienne en exil appellent à soutenir la révolte tout en dénonçant les ingérences occidentales, comme à Bruxelles ce mardi 13 janvier (voir ici). Dans ce contexte explosif, le président états-unien Donald Trump a multiplié les menaces, évoquant des « options militaires très fortes », tout en affirmant qu’une négociation avec Téhéran était en préparation. Le régime, pour sa part, se dit « prêt à la guerre mais ouvert à des négociations équitables », a décrété trois jours de deuil national pour les forces de sécurité tuées et a appelé à des marches de « résistance » en soutien à sa politique.

Déclenchées le 28 décembre contre l’hyperinflation et la crise économique, les manifestations qui se sont étendues à l’ensemble de l’Iran font face à une répression importante des autorités, marquée par une coupure nationale d’Internet, l’usage de gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles. À Téhéran comme dans plusieurs grandes villes, des vidéos diffusées avant le black-out montrent des coups de feu, des véhicules incendiés et des affrontements violents, tandis que le pouvoir accuse des « éléments terroristes » soutenus par l’étranger. Selon plusieurs ONG, au moins 45 personnes, dont huit mineurs, ont été tuées depuis le début du mouvement, un bilan bien plus lourd que celui reconnu par les autorités mais dont la fiabilité n’est pas garantie en raison des difficulités liées à la communication vers l’extérieur. Malgré les appels officiels au « dialogue », le guide suprême Ali Khamenei a qualifié les manifestants d’« émeutiers ». La mobilisation est particulièrement forte dans les régions à majorité kurde de l’ouest du pays, où les manifestations sont récurrentes et la répression historiquement plus brutale, avec de nombreux morts et blessés signalés. Les organisations kurdes dénoncent un ciblage spécifique de ces provinces, régulièrement traitées par le pouvoir comme des zones sécuritaires et soumises à une militarisation accrue.

Le gouvernement français prévoit, via un projet de loi débattu début 2026, d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans à partir de septembre 2026 et d’étendre l’interdiction du téléphone portable au lycée, afin de limiter les risques liés à l’usage excessif des écrans (exposition à des contenus inappropriés, cyberharcèlement, troubles du sommeil et addiction). Le texte confierait à l’Arcom le contrôle de l’interdiction et s’inscrit dans une dynamique nationale et européenne visant à instaurer un âge minimum pour les réseaux sociaux.

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L’Australie devient le premier pays au monde à interdire l’accès à la plupart des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, une mesure entrée en vigueur le 10 décembre 2025 et visant Facebook, Instagram, YouTube, TikTok, Snapchat, Reddit, Threads ou encore X, sous peine d’amendes pouvant atteindre 1,75 million d’euros. Malgré ces ambitions, l’Australie reconnaît les limites techniques de la vérification d’âge, estimant qu’aucune solution ne pourra totalement être fiable.

Une panne majeure de Cloudflare a rendu de nombreux sites et services inaccessibles le 18 novembre 2025, provoquant une vaste perturbation d’Internet. L’entreprise a signalé un pic de trafic inhabituel vers 12h20, entraînant des erreurs sur une partie de son réseau, sans cause encore identifiée. Plusieurs géants du web — de X à OpenAI, Facebook, Spotify ou encore League of Legends — ont été touchés, illustrant la dépendance mondiale à l’infrastructure Cloudflare, utilisée par près de 20% du web. Un correctif a été progressivement déployé dans l’après-midi, et Cloudflare a indiqué que les services revenaient peu à peu à la normale tout en poursuivant la surveillance et l’analyse de l’incident.

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Le système WhoFi, une technologie ultra-récente, est capable de vous identifier simplement en lisant comment votre corps interagit avec les ondes Wi-Fi environnantes. Projet académique, il n’existe actuellement aucun projet commercial ou gouvernemental pour le mettre en œuvre. Cependant, il est possible que nous voyions bientôt une application similaire, car ses avantages pour la surveillance sont importants. En effet, cette technologie peut fonctionner dans l’obscurité, à travers les murs et dans des zones obstruées ou cachées. Elle est également moins sensible aux facteurs tels que le brouillard ou la fumée et plus discrète que les caméras traditionnelles.

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La reconnaissance faciale en direct dans les espaces publics est interdite en Europe mais de nombreux commerces britanniques optent pour cette technologie aidée par l’intelligence artificielle sans garde-fous juridiques. Les ONG s’inquiètent des bases de données publiques élaborées sans aucune régulation. Ils utilisent le logiciel Facewatch pour remplir leur propre base de données. Les commerces doivent préciser leur utilisation de caméras de surveillance et si la reconnaissance faciale est utilisée, mais, tous ne préviennent pas les clients, ces derniers ne peuvent alors pas donner leur consentement à l’exploitation de leur image.