En 2014, et alors que l’Etat Islamique était en phase d’expansion, le britannique James Matthews, qui avait fait partie de l’armée britannique, a rejoint les YPG pour combattre les jihadistes en Syrie. Sa décision a été prise après avoir vu des images montrant un jihadiste tenant la tête coupée d’une femme. « Cela m’a semblé être l’une des choses les plus dures que j’ai vues et cela m’a beaucoup affecté. Nous devons reprendre ces territoires et le faire de force. Nous combattons un mouvement commettant ces atrocités barbares qui appartient un autre âge »

Il est poursuivi par la justice britannique pour terrorisme, alors qu’il venait de rentrer au Royaume-Uni après avoir combattu l’EI à Raqqa. Convoqué le 14 février par le tribunal de Westminster, il lui a été précisément reproché de « s’être rendu, le 15 janvier 2016 ou avant cette date, à un ou plusieurs endroits en Syrie et en Irak où étaient dispensés des formations ou des entraînements en vue d’instiguer ou préparer des actes terroristes ». Lors de l’audience, il a plaidé non-coupable. Il comparaîtra à nouveau le 1er mars prochain devant la cour criminelle de l’Old Bailey, à Londres. C’est la première fois qu’un volontaire parti combattre l’EI aux côtés des miliciens kurdes syriens est inquiété par la justice. Jusqu’à présent, les autorités fermaient les yeux, bien que la loi (Terrorism Act de 2006) interdit aux sujets britanniques de prendre part à un conflit étranger pour une cause politique ou idéologique, sous peine de s’exposer à des poursuites.

James Matthews à son arrivée au tribunal

Depuis le 19 janvier 2018, les forces d’invasion de l’État turc attaquent le Canton d’Afrin, la partie occidentale du Rojava, qui accueille depuis des années les milliers de réfugiés qui ont fuit la guerre dans les régions environnantes. Les Forces Démocratiques Syriennes, parmi lesquelles les YPG/YPJ et les camarades internationalistes, sont à l’avant-garde dans la défense du Canton et dans la défense de la révolution du Rojava.

Cet apéro sera l’occasion de diffuser les déclarations vidéo des internationalistes qui défendent Afrin contre l’État Turc, ainsi que ceux qui sont restés à Deir Ezzor pour défendre le Rojava contre Daesh. Les fonds récoltés iront à la Campagne Rojava, qui financent des pansements hémostatiques Celox pour les combattants internationalistes.

Rendez-vous à partir de 19h au Local Sacco-Vanzetti.

Defend Afrin!

Defend Afrin!

La justice turque a ordonné l’arrestation de 17 personnes, dont la co-présidente du HDP, à propos de l’opposition à l’offensive militaire en Syrie. Depuis le lancement d’attaque contre le Rojava à Afrin, au nord-ouest de la Syrie, le 20 janvier, quelque 600 personnes ont été arrêtées, essentiellement pour des déclarations sur les réseaux sociaux. Selon le parquet d’Ankara, les 17 personnes frappées d’un mandat d’arrêt sont accusés d’avoir cherché à provoquer des manifestations et des affrontements de rue.

Parmi eux se trouvent Serpil Kemalbay, la co-présidente du HDP, Onur Hamzaoglu, le porte-parole du Congrès démocratique des peuples (HDK, matrice du HDP), Musa Piroglu, le président du parti révolutionnaire, les co-présidents du parti vert de gauche Naci Sönmez et Eylem Tuncaeli. Deuxième parti d’opposition au parlement, le HDP est le seul grand parti politique à s’opposer à l’opération contre Afrin. Le parti doit tenir son congrès ce dimanche. L’autre co-leader du HDP, Selahattin Demirtas, est déjà en prison depuis plus d’un an. La devancière de Kemalbay, Figen Yüksekdag, avait été déchue de son mandat de députée. Elle est toujours en détention.

Serpil Kemalbay

Serpil Kemalbay

Une marche de Kurdes en trois étapes a lieu pour demander la libération d’Abdullah Ocalan entre Charleroi et Bruxelles. Drapeaux à la main et escortés par la police locale, des dizaines de manifestants marchaient ce samedi le long de la route entre Louvain-la-Neuve et Wavre. Ils termineront leur marche demain dimanche à Bruxelles, à Schuman, devant le parc du Cinquantenaire. Un meeting s’y tiendra pour l’occasion de 16h00 à 18h00. Abdullah Öcalan, dirigeant du PKK, est emprisonné en 1999 par les services secrets turcs sur l’île-prison d’Imrali au nord-ouest de la Turquie.

Les marcheurs sur la N25 ce samedi

Les marcheurs sur la N25 ce samedi

Un hélicoptère de combat turc a été abattu ce samedi, à Qude non loin d’Afrin, au Rojava dans le nord de la Syrie, alors que l’armée turque mène une offensive sans précédents depuis le début de la guerre civile en Syrie. Les deux militaires à bord de l’engin ont été tués. C’est la première fois depuis le début de la guerre qu’un aéronef turc est abattu dans le ciel syrien. Erdogan a réagit à l’affaire en promettant que « les responsables en paieraient le prix ». L’offensive contre Afrin a déjà fait au moins 160 morts (côté Rojava) et déplacé des milliers de personnes.

La video ci-dessous est une compilation: seule la première partie montre le crash de l’hélicoptère turc à Afrin

L’hélicoptère quelques secondes avant d’être abattu

EDIT: Au total onze militaires turcs ont été tués ce samedi dans plusieurs incidents lors de l’offensive contre Afrin. Il s’agit du plus lourd bilan pour l’armée turque depuis le début de son offensive, le 20 janvier.

L'hélicoptère quelques secondes avant d'être abattu

Lors du rassemblement à Brest en soutien avec Afrin à l’appel des Amitiés Kurdes de Bretagne, un groupe d’islamistes porteurs du drapeau turc a violemment attaque le rassemblement. Plusieurs manifestants ont été blessés et emmenés à l’hopital. Les manifestants ont repoussé eux-mêmes les attaquants, et trois de ces derniers auraient finalement été arrêtés.

Les agresseurs pro-Erdogan

Les agresseurs pro-Erdogan

Ramazan Güleken, combattant du THKP-C / MLSPB (une des composantes du Bataillon International de Libération), a été tué par un bombardement de l’armée turque sur le front de Rako dans le canton d’Afrin le 27 janvier dernier.

Affiche du THKP-C / MLSPB en hommage à Ramazan Güleken

Affiche du THKP-C / MLSPB en hommage à Ramazan Güleken

Quelques 25.000 combattants des divers groupes islamistes désignés sous le nom générique d’Armée syrienne libre (ASL) auraient quitté la défense de la province d’Idleb contre le régime pour participer à l’attaque turque contre le canton d’Afrin. La Turquie les rémunère à hauteur de 500 dollars par mois, (3.000 dollars pour les blessés et 15.000 dollars pour les familles des combattants tués), et, avec les transfuges de Daesh, ils servent de chair à canon aux Turcs. Pour un militaire turc tué à Afrin, cinq islamistes tombent face à une résistance à la fois acharnée et active (avec de nombreuses contre-attaques) des FDS. L’un des dirigeants du groupe Faylaq al-Cham, Mahmoud al-Damys, a d’ailleurs été récemment tué à Afrin.

Il est fait état de tensions de plus en plus profondes entre les islamistes démotivés et les états-major turcs qui privilégient encore l’usage de proxys pour les combats d’infanterie. Les islamistes pourraient sortir grand perdant de leur empressement à jouer les mercenaires d’Erdogan, car le régime de Damas a profité de l’affaiblissement de la défense d’Idleb pour y lancer une offensive. Les forces de Assad ont déjà conquis plusieurs villages et points stratégiques, et les journalistes présents à Idleb font état d’un large mécontentement de la population qui s’estimerait trahie par l’ASL. Ces même journalistes évoquent un possible accord tactique et provisoire entre le régime et la Turquie visant à laisser les mains libres, l’un à Afrin pour liquider les FDS, l’autre à Idleb pour liquider l’ASL.

Un tank turc en appui-feu dans la bataille d’Afrin

Un tank turc en appui-feu dans la bataille d'Afrin

Trois militants de YDG (Nouvelle Jeunesse Démocratique) de la ville de Mersin en Turquie viennent d’être condamnés à des peines de prison pour leur participation à la campagne de YDG en soutien à l’autodéfense armée des villes kurdes lors des massacres de l’armée turque en 2015. Ces peines vont de 1 an à 4 ans de prison.

Affiches de la campagne YDG

Affiches de la campagne YDG