Les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont mené de nouvelles attaques contre les retranchements des forces d’occupation marocaines dans les secteurs dans les régions d’Amegli El Gaa, Amegli El Hara, Amegli Bengarat et Amegli Lebkar (secteur d’Amgala). Des unités sahraouies ont concentré leurs attaques sur des positions des forces d’occupation marocaines dans la région de Ross Oued Lethel (secteur de Farsia).

Le prisonnier sahraoui Mohamed Lamine Abidine Haddi, est en détresse médicale dans la prison locale de Tiflet 2, à l’est de Rabat. Il est en grève de la faim depuis le 13 janvier. Mohamed Lamine Abidine Haddi est un des prisonniers politiques sahraoui du groupe de Gdeim Izik (voir notre article). L’administration pénitentiaire n’a effectué aucun examen médical lors de la grève de la faim menée par le détenu, elle exerce des pressions sur lui et l’a mis à l’isolement, lui interdisant de communiquer avec les autres prisonniers. Mohamed Lamine Abidine Haddi a été condamné à 25 ans d’emprisonnement suite à un jugement inique consécutif au démantèlement du camp de Gdeim Izik en novembre 2010.

Les forces de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont ciblé le 29 octobre les forces d’occupation marocaines dans les secteurs de Mahbes, Smara et Farsia. Les autorités marocaines ont indiqué sans autre précision que des «tirs de projectiles» avaient provoqué des explosions causé la mort d’une personne et blessés trois autres, dont deux dans un état critique, dans les environs de la ville de Smara.

Combattants saharaouis

Les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont récemment mené des attaques ciblées contre les forces d’occupation marocaines, leur infligeant d’importantes pertes. Ces opérations ont eu lieu dans les secteurs stratégiques de Mahbes et Aousserd. De plus, l’Armée sahraouie a dirigé ses opérations contre le poste de commandement du 36e bataillon des forces d’occupation marocaines à Astila Ould Bouagrine. Une batterie d’artillerie à Guelb En-Nas, située dans le secteur d’Aousserd, a également été prise pour cible. Cette série d’attaques n’est pas un cas isolé. Les unités avancées de l’APLS avaient précédemment visé des positions des forces d’occupation dans le secteur de Farsia, dans la région d’El Fi’iryine.

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La justice marocaine a condamné un internaute à cinq ans de prison ferme pour offense à la monarchie. Saïd Boukioud, 48 ans, a été condamné lundi en raison de publications sur Facebook où il dénonce la normalisation avec Israël d’une manière qui pourrait être interprété comme une critique visant le roi. Aux termes de la Constitution, la politique extérieure du Maroc est une prérogative du monarque, en l’occurrence Mohammed VI. Le Maroc et Israël ont normalisé leurs relations diplomatiques le 10 décembre 2020 dans le cadre d’un accord tripartite avec Washington. Saïd Boukioud a été condamné en vertu de l’article 267-5 du Code pénal qui punit de six mois à deux ans de prison ferme “quiconque porte atteinte au régime monarchique”. Mais la peine est susceptible d’être portée à cinq ans d’emprisonnement si l’infraction est commise en public – “y compris par voie électronique”.

 

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La ville de Skhirat a été le théâtre de violents affrontements entre les habitants du douar Amhijr et les forces de l’ordre, police et gendarmerie. Des émeutes ont éclaté suite à une manifestation non autorisée organisée par des habitants qui ont protesté contre la démolition d’un bidonville. Le projet de démolition des habitations illégales remonte à 2004. Déployées en grands effectifs, les forces de l’ordre ont été confrontées à une forte résistances des manifestants qui ont lancé les pierres à leur direction, les forçant à reculer.

Pour la quatrième journée consécutive, une manifestation estudiantine tenue à la Faculté des Sciences Ben M’Sick de Casablanca à l’occasion du « 17e Forum national des étudiants », a été brutalement réprimée. La manifestation, organisée par l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) a été attaquée par les forces de l’ordre qui encerclaient l’enceinte de la Faculté. Le ministère de l’Enseignement supérieur avait publié une circulaire appelant les présidents des universités à n’autoriser aucune partie extérieure à utiliser les installations de l’université et les institutions affiliées pour organiser des manifestations de quelque nature que ce soit.

Les combats entre les forces de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) et les forces d’occupation marocaines au Sahara occidental se sont intensifiés ces derniers jours. Les attaques des combattants sahraouis contre les forces d’occupation marocaines se sont succédées le long du mur de sable, depuis la reprise de la guerre pour la libération du Sahara occidental, le 13 novembre 2020. Le mur de sable érigé par l’armée marocaine s’étend sur 2700 kilomètres. Il sépare les territoires occupés par le Maroc des territoires libérés par le Front Polisario. Sept millions de mines sont enfouies le long de ce mur de sable. Le 8 janvier, les forces de l’ALPS ont mené des attaques contre des positions de l’armée marocaine dans les régions de El Aaria, à Laâgued, dans les régions de Aagued Argane et Sebkhat Tnouched (Mahbès), mais aussi dans le secteur de Haouza, notamment dans les régions de Akajkal et le nord de Glib Diret.

Combattants saharaouis

Les manifestations contre les arrestations politiques, la violation des droits de l’Homme, la corruption et la normalisation avec Israël se poursuivent au Maroc. Dimanche soir à Meknès, des manifestants ont tenu un sit-in dénonçant les arrestations politiques dans le royaume et le maintien en détention de blogueurs, journalistes et prisonniers d’opinion, sur la base d »accusations sans fondement. Ils ont, en outre, appelé à « la libération de tous les prisonniers politiques, en particulier les prisonniers d’opinion, les détenus du Rif et les journalistes ». Par ailleurs, dimanche toujours, un membre de l’Association marocaine des droits de l’Homme – section d’Imintanoute dans la province de Chichaoua -, Abdelbasset Sbaa, a été arrêté.

Policiers marocains avec les nouveaux TAVOR israéliens

 

Dess milliers de Marocains ont manifesté dimanche à Rabat contre la vie chère et la répression politique,  sur fond d’accélération de l’inflation et de montée de la grogne sociale. Cette marche nationale, l’une des plus importantes des derniers mois, était organisée par le Front social marocain (FSM), qui fédère des partis politiques et des organisations syndicales de gauche. “Le peuple veut la baisse des prix… Le peuple veut faire tomber le despotisme et la corruption”, scandaient les manifestants. La flambée des prix (+7,1% en octobre sur un an), les hausses du coût des carburants, des denrées alimentaires et des services, se combinent au Maroc à une sécheresse exceptionnelle.

Venus de tout le royaume, les manifestants ont également dénoncé “toutes les formes de répression” politique, anti-syndicale et contre la liberté d’expression tandis que plusieurs blogueurs et journalistes, critiques du pouvoir, sont emprisonnés. Pour leur part, des militants pro-palestiniens ont fustigé la normalisation avec Israël depuis décembre 2020. De nombreux drapeaux palestiniens étaient visibles dans le défilé.