Le 6 novembre dernier à Quezon City, la Samahan ng Ex-Detainees Laban sa Detensyon at Aresto (SELDA), une organisation d’anciens prisonniers politiques, et d’autres organisations se sont réunies pour une action de protestation devant le siège national du Bureau de la gestion des prisons et de la pénologie pour exiger une enquête immédiate et indépendante sur l’utilisation de la torture et d’autres violations des droits humains contre les détenus, y compris les prisonniers politiques, à la prison du district de Negros Occidental.

Le Groupe d’enquête et de détection criminelles de la police nationale philippine (PNP-CIDG) a délivré plusieurs citations à comparaître à l’encontre de dirigeants étudiants, de militants et de journalistes de campus qui ont participé aux manifestations anticorruptions du 21 septembre à Mendiola. Au moins quatre leaders étudiants ont reçu une convocation, les plus récents étant Tiffany Faith Brillante, présidente du Sentral na Konseho ng Mag-aaral de l’Université polytechnique des Philippines, et Joaquin Buenaflor, président du Conseil étudiant de l’Université des Philippines Diliman. Outre Brillante et Buenaflor, les dirigeants étudiants et journalistes de campus qui ont reçu des citations à comparaître sont Jacob Baluyot (président national de l’Alyansa ng Kabataang Mamamahayag – PUP et rédacteur adjoint de la revue étudiante The Catalyst) et Aldrin Kitsune (responsable de Kalayaan Kontra Korapsyon).

Une unité de la NPA a mené le 27 octobre une opération de harcèlement contre les soldats du 94e bataillon d’infanterie à Sitio Cantupa, Barangay Buenavista, dans la province de Negros Occidental. Deux soldats ont été blessés. Les soldats ont réagi en panique, ouvrant le feu dans toutes les directions avec leurs mitrailleuses et leur M203 sans toucher un guérillero. Le 94e bataillon d’infanterie a été ciblé parce que ces militaires sèment la terreur dans la région depuis le 16 octobre. Elle a imposé un régime militaire à la communauté paysanne et lui a interdit de se déplacer et de cultiver librement.

Dans la nuit du 5 octobre, Roberto Moises Cabales (camarade William) et Mateo Suarez (camarade Badong) ont été pris pour cible et tués par l’armée et la police à Barangay Coto, Lambunao, Iloilo. Roberto Moises Cabales était membre de la direction du Parti Communiste des Philippines à Panay. Mateo Suarez était membre de la NPA (Nouvelle Armée Populaire), qu’il a dû quitter il y a quelques années pour des raisons médicales. Des témoins ont déclaré n’avoir entendu que trois coups de feu provenant de la maison. Des ambulances sont ensuite arrivées et ont emmené les deux victimes à l’hôpital, où leur décès a été constaté.

Dans la nuit du 3 octobre, la Nouvelle Armée populaire (NPA) a attaqué la maison de Garde Francisco, un agent de renseignement de la police dans la ville de Kabankalan. Impliqué dans des assassinats de civils et de révolutionnaires, il a été tué durant le raid. Parmi les crimes de Francisco figurait son rôle dans la mort d’Ericson Acosta, responsable du Front National Démocratique, et du dirigeant paysan Joseph Jimenez le 30 novembre 2022.

Dans le parc de Luneta à Manille, au moins 100 000 personnes ont participé à une manifestation pour dénoncer le gouvernement suite à un scandale de corruption autour d’infrastructures anti-inondations « fantômes », qui auraient coûté des milliards de dollars aux contribuables. De violents affrontements entre la police et une population majoritairement jeune ont eu lieu à Ayala Bridge et Mendiola. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et blessées.

Le 9 septembre, une unité de la NPA (Nouvelle Armée Populaire) a attaqué des militaires dans la province de Mindoro oriental. L’opération a fait un mort et deux blessés côtés militaires. Dans leurs déclarations publiques, la 1re Brigade d’infanterie et la 203e Brigade d’infanterie ont nié les pertes, malgré de nombreuses publications sur les réseaux sociaux montrant leurs soldats morts et blessés en train d’être embarqués à bord d’un hélicoptère. En représailles, avoir subi des pertes, l’armée a riposté contre la population civile, effectuant des bombardements, des tirs d’artillerie et des mitraillages dans la nuit du 9 septembre jusqu’au petit matin du 10 septembre.

Le sénateur Ronald « Bato » dela Rosa parraine le projet de loi du Sénat n° 1366 intitulé « Loi sur la prévention du terrorisme » visant à endiguer le recrutement de jeunes dans la Nouvelle armée populaire (NPA), la branche militaire du Parti Communiste des Philippines. Cela est fait en collaboration avec le Groupe de travail national pour mettre fin aux conflits armés communistes locaux (NTF-ELCAC). Ce projet vise notamment à proposer des garanties de « réhabilitation » pour d’anciens combattants.

Une unité de la Nouvelle Armée populaire (NPA) a tendu une embuscade à des soldats de l’armée philippine à Sitio Balao le 4 septembre dernier. Trois militaires ont été blessés. Le porte-parole de l’unité NPA, Ka Dionisio Magbuelas, a déclaré que cette action intervenait après plus de trois mois d’opérations de l’armée qui ont semé la terreur et la violence dans les communautés de la ville de Kabankalan.

Trois soldats ont été tués et un autre blessé lors d’une embuscade tendue par la NPA (Nouvelle Armée Populaire) à Barangay Palapas, dans la ville de Ligao, le jeudi 21 août vers 6 heures du matin. Les soldats faisaient partie d’une escouade de 16 hommes qui tentait d’encercler une unité de guérilla stationnée non loin du lieu de l’attaque. Le commandement local de la NPA a surveillé les mouvements des militaires et a déployé une équipe pour mener l’embuscade. Les guérilleros ont pu se retirer en toute sécurité du lieu des combats.