D’où vient l’idée d’abolir la police et que recouvre-t-elle au juste ? Si la police ne nous protège pas, à quoi sert-elle ? Comment dépasser la simple critique de la police pour enfin en finir avec elle ? 1312 raisons d’abolir la police tente de répondre à ces questions, et propose de riches réflexions critiques sur les liens entre l’abolitionnisme pénal et la race, le handicap ou le travail sexuel notamment. Avec le soutien d’Enquête Critique, le Secours Rouge Toulouse organise une soirée-rencontre avec Gwenola Ricordeau le jeudi 5 janvier 2023 autour de son dernier livre ainsi qu’autour de l’abolitionnisme pénal dès 19h salle San Subra (4, rue San Subra – Métro Saint Cyprien).
Salle accessible aux personnes à mobilité réduite. Pour rendre l’évènement accessible à tou.te.s, port du masque obligatoire. L’événement Facebook

Mardi 6 décembre au café L’Itinéraire Bis, une trentaine de personnes ont participé à la troisième projection toulousaine du film « Rien à déclarer » organisée avec la présence de militant-e-s du Secours Rouge Toulouse et d’Extinction Rebellion. À la suite de la diffusion de ce film, de nombreux échanges ont eu lieu sur la nature de la police, le rôle des avocat-e-s, l’importance de se préparer à la répression et de construire la solidarité face à elle. Chacun a pu témoigner de ses expériences en garde à vue et corroborer les propos tenus dans le documentaire qui démontrent que la seule réponse viable durant un interrogatoire est de dire « rien à déclarer ». La soirée s’est terminée avec la distribution à chaque personne d’un Petit guide légal des manifestant-e-s.

N’hésitez pas à nous contacter si vous voulez organiser une projection.

Nous étions une trentaine vendredi 16 septembre au local du Chat Noir à Toulouse pour assister à la projection de « Rien à déclarer » organisée par le Secours Rouge Toulouse. Le film, réalisé par le Secours Rouge de Belgique et le Collectif des Stagiaires de Bruxelles, a reçu un bel accueil. Lors de la discussion suivant la projection, il a été rappelé l’importance de s’armer avec, entre autres, des outils comme celui-ci contre la répression. Comme le rappelle le film, connaître son adversaire permet de ne pas faire l’erreur de le surestimer ou de le sous-estimer. Chacun et chacune a pu partager son ou ses expériences de garde à vue ou d’interrogatoire rendant encore plus concrètes les différentes thématiques abordées dans le film. D’autres sujets ont également été discutés comme le rôle des avocats, des médecins ou tout autre intervenant-e lors d’une garde à vue. Il a été rappelé et démontré que le mot d’ordre « rien à déclarer » face à la police n’était pas une question de morale ou de posture, mais bien la seule voie possible et viable pour notre défense individuelle et collective. Nous remercions encore une fois le Chat Noir pour leur accueil.
Mercredi 28 septembre, une projection de « Rien à déclarer » est organisée à Strasbourg par l’AIM, la BRIF et la CNT-STP 67.  Par ailleurs, n’hésitez pas à nous contacter si vous voulez organiser une projection.

C’est en décembre 2021 que la Régie des Bâtiments a acquis un haras de 15 hectares, pour un montant de 11,7 millions d’euros. Situé juste à la sorte de Quenast, sur l’A8/E429, le haras de Wisbecq accueille la Cavalerie de la Police Fédérale jusque là hébergée sur le site de Witte de Haelen à Etterbeek. Cette acquisition par la Régie des Bâtiments permet de mettre à disposition de la Police Fédérale des infrastructures adaptées aux performances de leur Direction et de libérer dans le même temps des espaces dans la Caserne de Witte de Haelen. Le haras assure l’accueil de 150 policiers et de leurs 110 montures de réaliser leurs tâches dans des conditions idéales. Le choix d’installer la Cavalerie de la Police Fédérale ici, à Wisbecq, s’inscrit dans une réflexion plus globale de rénovation des casernes Géruzet et de Witte de Haelen. En plus des dix hectares de prairies, le domaine comprend également deux pistes intérieures et 145 boxes. Grâce à 450 panneaux solaires, des espaces intérieurs bien isolés et la collecte d’un million de litre d’eau de pluie par an via les toits, les frais de fonctionnement de ce centre équestre sont sensés être faibles.

Les cavaliers de la police se semblent pourtant enthousiastes. Un syndicat policier s’apprête à déposer un dossier auprès de l’inspection générale de la police (AIG). Selon le SNPS, il y a trop d’inconnues (notament financières) autour du nouveau haras. Et on se souvient qu’à la fête nationale, les cavaliers qui assurent l’escorte royale avaient menacé de faire grève pour que leurs frais de déplacement de Bruxelles à Wisbecq soient remboursés.

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« Rien à déclarer ». Ce sont les seuls mots que nous conseillons de dire à la police lors d’un interrogatoire. Mais la curiosité à l’égard des techniques de l’adversaire est une bonne chose et nous devons naviguer entre deux erreurs classiques face à la répression : la sur-estimer ou la sous-estimer. Comment la police envisage-t-elle les interrogatoires de son côté ? Comment les prépare-t-elle ? Pourquoi y a-t-il un « bon » et un « méchant » flic dans les salles d’interrogatoire ? Ce sont à toutes ces questions que ce petit film répond. À l’aube de nouvelles mobilisations, une chose est sûre : les mois et les années qui arrivent seront remplis de résistances face à l’ordre établi, et donc de répression et de contre-insurrection. Ce film se veut donc être un outil de plus pour les militant·e·s et les collectifs qui s’organisent et se préparent contre la répression.

Projection-débat :
Vendredi 16 septembre (ouverture 18h30, projection 19h)
Au Chat Noir, 33 rue Antoine Puget, 31200 Toulouse

Entrée libre
Grignotages et boissons sur place

 

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Le 26 janvier 2022 à 9h00 l’affaire de la mort de Sabrina et Ouassim passe devant la Cour d’appel. La famille appelle à un rassemblement le jour même et à la même heure, place Poelaerts devant le palais de justice. Pour rappel, une course poursuite avec la police pour excès de vitesse avait donné lieu à la mort de Sabrina et Ouasim, les familles dénoncent depuis lors le caractère illégale de la poursuite. Le lien vers l’événement facebook

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Aujourd’hui a eu lieu à Bruxelles un rassemblement de soutien à la famille de Lamine Banguora, tué par la police le 7 mai 2018 (voir notre article). La famille Bangoura n’a toujours pas pu enterrer Lamine. Le corps de Lamine est toujours détenu dans la morgue d’une entreprise de pompes funèbres de Molenbeek, celle-ci exigeant plus de 30.000 euro de la famille pour couvrir les frais de conservation du corps ces trois dernières années. Depuis la mort de Lamine, la famille Bangoura n’a jamais pu voir son corps entièrement. Quand le corps de Lamine était à l’hôpital, à Bruges, sa famille n’a pu le voir seulement dans un sac, ne laissant voir que le visage. Concernant la mort de Lamine, le parquet de Courtrai avait déclaré que l’autopsie n’indiquait aucune violence policière « excessive », ni aucune fracture ou hémorragie. Le famille a fait appel de cette décision face à la Cour de cassation qui a confirmé le non-lieu. La famille envisage désormais de porter l’affaire devant la cour européenne des droits de l’homme. Pour en savoir plus

(photo d’un précédent rassemblement)

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Philippe Bourguet, le « journaliste photographe » qui a gazé un manifestant arrêté lors de la manifestation des soignants le 13 septembre (voir notre article) s’est « expliqué » aujourd’hui aux journalistes du Soir. Assumant être « du côté de la police ». Bourguet reconnait aussi qu’il accompagnait souvent le commissaire Vandersmissen dans sa voiture lors d’interventions, en fonction d’un « deal » dont la hiérarchie de Vandersmissen affirme ne rien savoir. Il prétend que le jet de gaz lui a échappé alors qu’il s’était simplement apprêté à défendre le commissaire d’une attaque. Bourguet, qui est Liégeois, reconnait également être proche des Renseignements généraux de Liège. Il a été vu opérant avec eux à la manifestation BLM du 6 juin dernier. Bourguet a refusé de dire de qui il avait reçu la gazeuse… Trois manifestants ont porté plainte suite aux abus policiers du 13 septembre, dont celui gazé par Philippe Bourguet.

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Le 26 septembre, lors de son prochain Conseil, la Zone de police Midi va voter son budget 2020, alors qu’elle devrait voter son budget 2021. Le Conseil de police est composé de 26 conseillers communaux (14 d’Anderlecht, 6 de St-Gilles et 6 de Forest).  Cet énorme retard s’explique par une mésentente au sein de la zone entre le politique et la direction, ainsi que par une désorganisation profonde. Régulièrement secouées par des scandales et notamment par les violences de sa brigade UNEUS, la zone traine un lourd héritage de gestion financière désastreuse (voir notre dossier).

Logo de la police zone midi

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