Dimanche, Prashant Rahi a été arrêté alors qu’il sortait d’un rendez-vous avec l’avocat de Hem Mishra, cet étudiant récemment arrêté pour ses prétendus liens avec la guérilla. Depuis des années, Rahi lutte pour tenter d’aider les prisonniers politiques et faire valoir leurs droits. En 2007, il avait déjà été arrêté, torturé et battu en détention provisoire pour avoir soi-disant travaillé pour la guérilla. Emprisonné pendant 3 ans et 8 mois, il avait été libéré sous condition en août 2011. Dimanche, la police du Gadchiroli l’a arrêté dans la jungle du district de Bhanadara, l’accusant de s’être entretenu avec les naxalites durant le week-end. Selon elle, il les aurait aidé à mettre en place des camps d’entraînements. Un tribunal l’a envoyé en détention provisoire pour douze jours en vertu du Unlawful Activities Prevention Act. Par ailleurs, Hem Mishra a également vu sa détention provisoire prolongée de douze jours.

Prashant Rahi

Prashant Rahi

L’armée colombienne a annoncé avoir arrêté six présumés guérilleros appartenant à l’ELN. Tous sont accusés d’avoir pris part à une embuscade menée le 24 août dernier et au cours de laquelle quatorze soldats avaient été tués. Initialement attribuée aux seuls FARC, cette attaque serait, selon les autorités, une action planifiée conjointe des FARC et de l’ELN. Quatre des six présumés guérilleros arrêtés ont entre 14 et 16 ans.

Un présumé cadre maoïste a été arrêté samedi dans le village e Jatkutiya du district de Munger (Bihar). La police locale, sur base d’un tuyau, a organisé un raid dans le village et a arrêté Pramod Koda, un habitant du village qu’elle accuse de multiples attaques attribuées à la guérilla maoïste, dont le meurtre d’un garde du commissariat de Dharhara en 2000.

Deux personnes, présumées courriers des maoïstes, ont été arrêtées dimanche dans le district de Nagpur au Maharashtra. Les autorités ont déclaré avoir été informées du mouvement d’un SUV chargé d’explosifs et avoir immédiatement lancé une opération pour l’intercepter. Elles ont annoncé avoir saisi 32 détonateurs, une bouteille d’oxygène, une bouteille de gaz pour la cuisine, du fil en cuivre, dix bâtons de dynamite, des écrous, des batteries, des CD, des DVD, des lampes de poche ainsi qu’une lettre destinée à un commandant maoïste. Toujours d’après le commissaire local, dans ce courrier, l’auteur affirme livrer la moitié de la commande, et que la seconde moitié suivrait. Les deux hommes arrêtées ont été inculpés en vertu des Unlawful Activities Prevention Act, Explosives Act, Chhattisgarh Special Public Security Act et d’autres sections du Code Pénal.

Hem Mishra, un étudiant de la Jawaharlal Nerhu University de New Delhi originaire de l’état d’Uttarkhand a été arrêté par la police du Maharashtra. Alors que les autorités n’ont reconnu son arrestation que ce samedi, il semblerait que Mishra ait été interpellé il y a dix jours alors qu’il se rendait à l’hôpital Prakash Amte’s People dans le district de Gadchiroli afin de tenter d’y obtenir un traitement gratuit. Il menait en même temps une enquête sur les atrocités policières commises contre les locaux dans la région. Cette enquête est actuellement menée par 25 personnes au total, toutes impliquées dans des collectifs et des organisations qui luttent pour les masses indiennes. Hem Mishra est quant à lui membre du Democratic Students’ Union, du Revolutionary Cultural Front et du Committee for Release of Political Prisoners. Les autorités l’accusent, tout comme les deux autres personnes arrêtées en sa compagnie, d’être un important courrier des maoïstes et ont affirmé ce week-end qu’une enquête était en cours. Par ailleurs, elles ont affirmé avoir trouvé en sa possession une puce informatique ainsi que des documents naxalites ‘secrets’.

Trois présumés guérilleros ont été arrêté dans une zone forestière relevant du poste de police de Shobha situé dans le district de Gariyaband (Chhattisghar) par une brigade locale. Les trois hommes – Govind Netam (25 ans), Bisahu Ram Markam (35 ans) et Dukhal Netam (27 ans) sont accusé d’avoir fait de la propagande maoïste dans la région ainsi que d’avoir aidé d’autres cadres en leur fournissant du matériel d’usage quotidien. D’après les autorités, ils seraient aussi impliqués dans deux attaques mortelles contre les forces de sécurité qui se sont déroulées dans le district il y a quelques mois. Les policiers ont saisi en leur possession des sachets de farine, de la littérature maoïste, des tracts, des uniformes, des calicots et des médicaments.

Reconnu coupable à la fin du mois de juillet de 20 des 22 charges qui pesaient contre lui, Bradley Manning a été condamné ce mercredi à 35 ans de prison. N’ayant pas été reconnu coupable de ‘collusion avec l’ennemi’, il ne pouvait plus être condamné à la perpétuité sans possibilité de remise de peine comme le souhaitait ouvertement les autorités. Celles-ci avaient finalement requis 60 ans de prison. Cette peine de 35 ans pourra être réduite par un système de remise de peine pour bonne conduite après qu’il ait purgé un tiers de la sentence. Manning pourrait dès lors être libéré après neuf ans. Son avocat a par ailleurs déclaré son intention de déposer un appel en grâce auprès du président.

L’état de santé des prisonniers politiques sahraouis Taha Daoudi et Ghali Bouhala, détenus respectivement dans les prisons marocaines de Guelmim et d’Aït Melloul, s’est considérablement détérioré. Taha Daoudi souffrait de graves complications avant d’être transféré à trois reprises à l’hôpital. La famille du détenu a indiqué, par la voix de son père, être préoccupée par la détérioration de l’état de santé de Taha suite à “des violences corporelles et des sévices”. Les mêmes craintes ont été exprimées par la famille de Ghali Bouhala, privé depuis plus d’un mois de soins médicaux et souffrant de maux de tête et de douleurs thoraciques atroces. Les craintes des familles se sont accentuées après la mort de quatre détenus en raison de la négligence et du mauvais traitement

Dandapani Mohanti, détenu depuis le 18 février dernier, a entamé jeudi une grève de la faim au sein de la prison de Paralakhamundi. Agé de 62 ans, l’homme a été arrêté trois mois après son fils, tous deux pour leurs prétendus liens avec la guérilla maoïste. Alors que par deux fois par le passé, Mohanti a été désigné par les autorités pour négocier et mener les pourparlers avec la guérilla (notamment lorsque celle-ci avait fait prisonniers deux touristes italiens), celles-ci l’accusent dans le cadre de 19 affaires distinctes. Selon elles, il aurait notamment pris part à l’incendie de quatre bus à Raipanka en février 2009, aurait tué un homme en mai 2010 dans une fusillade entre les maoïstes et la police, aurait mené des actions d’extorsion pour la guérilla,… Mohanti est poursuivi pour sédition, manoeuvres à l’encontre de l’état, liens avec les maoïstes et est également inculpé en vertu de la loi antiterroriste UAPV – Unlawful Activities (Prevention) Act. Au lendemain de son arrestation, il avait déjà mené un grève de la faim d’une semaine.

Dandapani Mohanty

Dandapani Mohanty

Un guérillero originaire du district de Gaya dans le Bihar a été arrêté ce samedi. Il était recherché pour avoir posé une bombe dans un bâtiment scolaire en 2008 au Jharkhand. Les autorités l’accusent également d’avoir tué dix hommes de la CRPF en 2010 dans le Dantewada (Chhattisgarh). L’unité criminelle de la police de Mumbai et la police du Jharkhand ont organisé une descente vendredi soir sur un site un construction à Mulund, dans la banlieue de Mumbai et ont arrêté Pintu Jawahar Paswan (23 ans). Au cours de son premier interrogatoire, il aurait déclaré être membre du Golden Corridor Committee, mais que le manque de moyens financiers l’avait contraint à se rendre à Mumbai pour travailler dans la construction. D’après la police du Jharkhand, Paswan n’avait pas 18 ans quand il a fait sauter une école dans le village de Satvaini. Il a ensuite pris une part active dans l’entraînement et le recrutement de nouveaux membres. En 2010, elle affirme qu’il a joué un rôle très important dans l’action au cours de laquelle dix soldats ont été tués dans le district de Gumla. En 2011, le Maharashtra Anti Terrorism Squad avait arrêté six personnes suspectées d’avoir orchestré cette embuscade et c’est alors que Paswan était entré en clandestinité.