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Inde-Népal 1886

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les maoïstes ont fait explosé les rails de la ligne ferroviaire reliant deux villes de l’est du Jharkhand, entraînant le déraillement du train de passagers de la soirée. Cet incident s’est déroulé au même moment que l’appel des maoïstes à une nouvelle grève de 24 heures dans le district. Ces derniers jours, les actions et manifestations se multiplient pour protester contre la répression policière ainsi que pour réclamer la libération d’un leader révolutionnaire, arrêté cette semaine par les forces de sécurité.

Les forces de police indiennes ont annoncé qu’elles allaient bientôt utiliser des drônes afin de débusquer les guérilleros maoïstes. Ces drônes ont pour objectif de suivre de près leurs mouvements et d’aider les troupes à terre afin que leurs attaques soient plus précises. Ces drônes disposent de caméras embarquées et sont équipés de dispositifs de collectes de données et de vidéos.

Les forces de contre-guérilla ont mené une opération de trois jours dans quatre districts du Karnataka dans le but de ‘comprendre le terrain d’action des maoïstes’, et ‘d’établir des contacts forts entre le peuple et la police’, ce qui risque d’être ardu, au vu des événements récents. 36 groupes de 25 policiers se sont déployés dans les forêts de la région. Ils disposaient de tout le ravitaillement nécessaire pour y rester durant ces trois jours. Ils ont fouillé chaque maison et contrôlé tous les véhicules aux check-points. Des opérations similaires seront mises en place des manière régulière afin d’assurer l’élément de surprise.

Le bandh (grève générale) de 72 heures appelé par le Comité Populaire contre les atrocités de la police (PCPA) a conduit à la cessation de toute activité dans Jhargram (Bengale occidental, district Midnapore), où les magasins, les écoles et les transports ont cessé leurs activités pour protester contre la répression policière.

Au moins trois paramilitaires, dont un officier, ont été tué dans la destruction de leur véhicule par une charge explosive placée sur le côté de la route et déclenchée par les guerilleros maoïstes dans le Malkangiri, dans le sud d’Orissa. Cette attaque est la troisième de la guérilla dans le Malkangiri en quelques jours. Ils ont aussi détruit une maison réservée aux invités d’une entreprise sidérurgique et un pont.

Depuis hier, des milliers de militants maoïstes manifestent à Katmandou dans ce qui est le plus grand rassemblement organisé depuis qu’ils ont perdu le pouvoir en mai dernier. La police a évalué leur nombre à 16.000 tandis que les maoïstes citent le chiffre de 200.000. Jeudi, ils ont bloqué les bâtiments du gouvernement au centre de la capitale, scandant des slogans contre le nouveau gouvernement de coalition et arborant des drapeaux rouges. Ce vendredi, la mobilisation reste très active.

Plus de 2.000 policiers anti-émeutes ont été déployés dans la capitale et ceux-ci ont fait usage de la force lors de la tentative des manifestants d’accéder aux bâtiments gouvernementaux. Ces violences auraient fait une vingtaine de blessés selon un responsable maoïste.

Manifestation maoïste au Népal

Manifestation maoïste au Népal

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Au moins vingt-trois personnes ont été tuées au cours de combats entre l’armée philippine et la guérilla communiste dans le sud de l’archipel. Au moins dix militaires, un policier ainsi qu’un responsable de la sécurité du site ont également été blessés. La guérilla communiste a lancé, mercredi, une attaque contre un site d’exploitation de bois à Mindanao, tuant douze personnes dont huit soldats.

Des soldats américains ont participé à des opérations de combat dans la grande île de Mindanao. Quatre incidents distincts ont été recensés. Vers la mi-février et début juillet, les soldats américains ont été vus participer à des opérations de combat dans Quezon, Bukidnon. Ces troupes, avec une unité des Forces Armées Philippines (AFP), ont engagé une fusillade avec une unité de la Nouvelle Armée Populaire (New Peoples Army, maoïste, photo). En avril et à nouveau en septembre, les militaires américains ont également été observés avec des soldats de l’AFP à Valence et Malaybalay demandant aux résidents locaux les emplacements possibles de la NPA et menaçant des civils dans la région. Ces rapports fournissent une preuve supplémentaire que les soldats américains appartenant à la Joint Special Operations Task Force (JSOTF)-Philippines ont rejoins les unités AFP engagés dans des opérations contre-révolutionnaire dans l’île.

La participation croissante des troupes américaines dans les opérations de combat contre les insurgés musulmans de les zones Moro sont devenus encore plus fréquentes. En septembre dernier, au moins deux soldats américains ont été tués dans une attaque armée contre un convoi de soldats américains en Indangan, Sulu. Plus tôt au cours de ce mois, les troupes américaines dans une réaction instinctive à une explosion d’une grenade à proximité ont tiré sans discernement sur le port de Jolo, Sulu, endommageant les docks et une mosquée à proximité.

Hier lundi, des fusillades ont eu lieu entre maoïstes et forces de sécurité à trois endroits du district de Midnapore. Elles auraient duré entre trois et quatre heures, mais les lieux exacts de leur déroulement ainsi que leurs conséquences ne sont pour l’instant pas connus. Le gouvernement s’est empressé d’annoncer que 3.500 nouveaux agents de police ont été nommés à travers le pays. Ces forces seront déployées dans la zone de Jangalmahah, mais également à nouveau dans des zones civiles.

Ce mardi, sept guérilleros maoïstes ont été tués lors d’une fusillade avec les forces de sécurité dans le district de Dantewada. Selon la police, une des victimes aurait été identifiée comme étant Nandu, commandant d’une section militaire des maoïstes. Sur le lieux du combat, les forces de sécurité auraient récupéré deux fusils .303, un revolver, une arme automatique ainsi que des explosifs.

Quatre paramilitaires ‘jawans‘ de l’Eastern Frontier Rifle (EFR)ont été tué dans un assaut surprise tandis qu’ils patrouillaient près du bazar Gidhni dans la subdivision Jhargram du Midnapore occidental, tard dans la nuit de dimanche à lundi. L’attaque est survenue quelques heures après que le Premier ministre du Bengale, Buddhadeb Bhattacharjee, ait juré de combattre l’insurrection maoïste dans l’Etat. Bhattacharjee a exclu tout pourparler avec les maoïstes dans la région, et a affirmé qu’une opération serait bientôt lancée. Le dirigeant maoïste Koteshar Rao Kishanji a revendiqué l’exécution des quatre paramilitaires. ‘Nous avons abattus quatre jawans parce qu’ils avaient torturé d’innocents écoliers qui avaient manifesté dans le secteur samedi, en exigeant que les forces répressives quittent les institutions éducatives‘.

Au moins deux personnes ont été tuées et 100 autres blessées samedi à Dacca, après que la police bangladeshie eut ouvert le feu contre des milliers d’ouvriers de la confection qui protestaient contre des salaires impayés, a-t-on appris de source policière. Il s’agit des plus graves incidents dans un conflit social depuis que la crise économique a frappé le Bangladesh.

Les deux personnes ont été tuées dans la zone industrielle de Tongi, 40 km au nord de la capitale, après qu’environ 15.000 ouvriers ont commencé à lancer des pierres sur la police qui a répliqué, selon elle, par des tirs de balles en caoutchouc. Mais selon un responsable de l’hôpital universitaire de Dhaka, Abdul Baten, ‘tous les blessés ont été atteints par des tirs à balles réelles, et certains sont dans un état grave‘. Plusieurs policiers ont été blessés ainsi qu’une centaine de manifestants, dont neuf ont été transportés à l’hôpital.

Les ouvriers, qui ont érigé des barricades et incendié des véhicules, exigeaient le paiement de trois mois de salaire de la part de leur employeur, la Nippon Garments, une entreprise bangladeshie qui a fermé ses portes en invoquant la chute de son carnet de commandes. L’industrie de la confection, qui emploie 40% de la main-d’oeuvre industrielle du pays, a rapporté 80% des 15,5 milliards de dollars d’exportation du Bangladesh l’an dernier. En juin, environ 50.000 ouvriers s’étaient affrontés à la police lors de manifestations contre des salaires impayés ou réduits, faisant des dizaines de blessés.