Des tirs ont été effectués par la police à Rotterdam aux Pays-Bas lors de violents affrontements avec des manifestants le 19 novembre, durant un rassemblement contre les restrictions sanitaires. Les affrontements sont survenus lors d’une manifestation à Rotterdam contre des mesures de confinement liées à la pandémie. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et au moins sept personnes ont été blessées dans l’une des principales rues commerçantes de la ville. Le 21 novembre, à Bruxelles,  près de 35 000 personnes se sont rassemblées ce 21 novembre au niveau de la gare du Nord de Bruxelles pour la manifestation contre les restrictions sanitaires. Entamée dans le calme, la marche a tourné à l’affrontement près du quartier européen et du gouvernement. Des canons à eau ont notamment été utilisés.

Au moins quatre personnes ont été blessées le 20 novembre à Kaya, principale ville du centre-nord du Burkina Faso, où des manifestants s’opposent depuis le 18 novembre au passage d’un important convoi logistique de l’armée française, en transit vers le Niger voisin. Le matin, la tension avait monté entre les manifestants et les soldats de l’armée française qui ont bivouaqué sur un terrain vague. Un groupe de manifestants a tenté de découper le grillage pour rentrer dans l’emprise et les gendarmes burkinabè ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Alors que des manifestants tentaient de s’approcher du périmètre, des soldats français et burkinabé ayant tous effectué des tirs de sommation pour disperser les manifestants. Quatre personnes blessées par balles ont été reçues aux services des urgences du centre hospitalier régional de Kaya.

 

 

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Le 18 novembre, du matériel de surveillance a été découvert dans une voiture. Il s’agit d’un appareil plus grand, avec une balise GPS de la société U-blox, ainsi que d’un appareil d’enregistrement audio, plus petit. Les appareils étaient cachés derrière un revêtement du plafonnier avant. Ils étaient reliés entre eux par un câble électrique et étaient alimentés par l’alimentation du plafonnier arrière. Pour ça, il a été utilisé un adaptateur en Y, apparemment adapté précisément à ce modèle de voiture. L’unité audio était reliée au microphone, déjà existant, du kit mains libres, qui se trouve derrière un cache au-dessus du rétroviseur. Les deux unités étaient enveloppées de mousse et de ruban adhésif toilé probablement pour ne pas faire de bruit lors des mouvements de la voiture.

L’appareil plus grand dispose, entre autres, d’un récepteur GPS « U-blox MAX-M8 », d’un slot pour cartes, avec une carte microSD de 16 Go, d’une puce de téléphonie mobile « U-blox LISA-U230 » avec une carte SIM, ainsi que d’un module d’antenne tripolaire amovible. L’unité plus petite contient un convertisseur de tension, une batterie lithium-ion de 3,7 V et 550 mAh et un petit circuit imprimé. Les différentes pièces sont reliées par une gaine thermorétractable. Sur le petit circuit imprimé on trouve entre autres une carte microSD de 32 Go et une antenne NN01-104 conçue pour la bande de fréquence des 2,4 GHz et qui peut donc transmettre et recevoir des signaux Bluetooth ou WLAN. Il n’y a pas de téléphonie mobile, mais il est possible que des enregistrements audio aient été transmis par WLAN ou Bluetooth à l’appareil plus grand et envoyés par celui-ci, ou qu’ils aient été consultés, à une distance rapprochée, via WLAN ou Bluetooth.

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Notre camarade Andi, secrétaire du Secours Rouge International, a été condamnée aujourd’hui à une peine de 14 mois de prison ferme au tribunal confédéral de Bellinzona pour une attaque contre le consulat général de Turquie à Zurich durant l’hiver 2017 en solidarité avec le Rojava. D’autres infractions liées à des manifestations pendant le confinement du Covid ont donné lieu à une amende. Le promoteur du procès contre Andi était l’État turc, qui a forcé le procès d’aujourd’hui devant le tribunal pénal fédéral par de multiples interventions. C’est pour cela que l’appel à la solidarité avec Andi était dirigée contre le fascisme turc. Ces actions se sont d’ailleurs poursuivies: tag, affichages et banderole dans plusieurs villes, action contre des sociétés ayant fourni l’armée turque comme Thales Defense à Zurich et Microtec à Berne (photo). Une manifestation sauvage a également eu lieu devant le consulat de Turquie à Zurich.

Edit: L’avocat de la camarade va faire appel et cet appel est suspensif. Andi reste en liberté provisoire en attendant le procès d’appel.

Des affrontements ont éclaté à Cadix mardi 16 dans l’après-midi, entre les grévistes des chantiers navals et la police. Plus de 20 000 travailleurs des chantiers navals sont en grève illimitée et se sont rassemblés devant les grandes installations de Navantia San Fernando, Dragados et Airbus pour protester. Des feux avaient été allumés aux entrées des usines, tenus par des piquets, bloquant toute entrée des installations. L’affrontement le plus grave a eu lieu au chantier naval Navantia de Cadix. Là, les feux ont coupé la circulation sur l’autoroute industrielle, entraînant des heurts violents entre la police nationale et les manifestants. Un deuxième affrontement a éclaté à Campo de Gibraltar, où les ouvriers des grandes industries pétrochimiques de La Linea, Algeciras et Los Barrios ont arrêté leur activité. Des grévistes avaient bloqué un rond-point. Des affrontements ont entraîné l’arrestation d’un travailleur. Les syndicats ont appelé à cette grève en raison du blocage persistant des négociations de la convention collective entre les syndicats et les employeurs. Les représentants des travailleurs réclament une mise à niveau des salaires.

Le 18 novembre, notre camarade Andi, secrétaire du Secours Rouge International, doit comparaître devant la plus haute juridiction suisse. Le coeur de ce procès est l’action contre le consulat turc à Zürich en 2017 en solidarité avec le Rojava. Ce procès n’a lieu qu’en raison des pressions diplomatique de la Turquie C’est pourquoi, le Secours Rouge International avait appelé à des actions solidaires (voir cet appel). Plusieurs initiatives solidaires ont déjà eu lieu, notamment des tags et des accrochages de banderoles dans plusieurs villes, mais aussi des actions contre l’OPWC à La Haye (communiqué), contre la Chambre du commerce Suisse-Turquie (CCIST) à Genève (communiqué), et contre la Direction cantonale de la Sécurité, à Zurich (communiqué).

L’action contre l’OPCW à La Haye

Un procès contre le militant Suryoye (Araméens, Assyriens et Chaldéens) Sami Grigo Baydar s’ouvrira le 9 décembre au tribunal régional d’Augsbourg. Dans le passé, son travail de solidarité avec les Suryoye en Turquie et en Europe ainsi que sa défense du groupe de musique révolutionnaire turc Grup Yorum lui ont valu de nombreuses poursuites pénales. Cette fois-ci, Sami Baydar comparait devant le tribunal pour avoir publié sur Facebook, le 14 décembre 2020, un message dans lequel il soulignait que des « policiers d’origine turque » lui avaient rendu visite. La plainte pénale indique en outre que Baydar aurait établi un lien entre les policiers et les services secrets de la gendarmerie militaire turque par le biais d’un « J’aime ». Selon l’accusation, Baydar a non seulement exprimé son approbation avec le « J’aime », mais s’est également approprié l’énoncé du commentaire comme étant le sien. Le ministère public d’Augsbourg considère désormais que cela constitue une diffamation. Le 23 juin, Sami Baydar a été condamné par le tribunal de district d’Augsbourg à une amende de 3 600 euros (90 peines journalières de 40 euros chacune). Sami Baydar a fait appel de cette sentence.

Le 18 novembre, notre camarade Andi, secrétaire du Secours Rouge International, doit comparaître devant le tribunal fédéral de Bellinzona, la plus haute juridiction suisse. Le coeur de ce procès est l’action contre le consulat turc à Zürich en 2017 en solidarité avec le Rojava. Le procès contre notre camarade n’a lieu qu’en raison des pressions diplomatique de la Turquie. Ces pressions s’expliquent par le rôle que joue la camarade dans la solidarité internationale avec le Rojava. Il est remarquable que le procureur fédéral suisse ai tenté, à plusieurs reprises, de mettre fin à cette procédure: soit en raison de la faiblesse du dossier (absence de preuve), soit parce qu’ils ont d’autres enquêtes en cours. L’État turc s’y est toujours opposé et a exigé, et finalement obtenu ce procès, en suivant son objectif de liquider la solidarité avec le Rojava. C’est pourquoi, à la mi-novembre, en réponse à la comparution de notre secrétaire devant la justice suisse, le Secours Rouge International appelle à des actions contre le fascisme turc.

Lire l’appel à l’action du Secours Rouge International

Le consulat suisse après la manifestation de soutien au Rojava

La sécurisation de la COP26 est la plus large opération policière dans l’histoire britannique. Son bilan est de plusieurs centaines d’interpellation et de 76 arrestations. Parmi ces arrestations celles de militant.e.s dont les actions impliquent forcément leur arrestation (désobéissance civile genre XR), mais aussi des militant.e.s qui se sont affrontés à la police. Des incidents ont en effet eu lieu dans le cadre des deux grandes marches qui ont traversé la ville, rassemblant des des dizaines de milliers de manifestants.

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Aujourd’hui a eu lieu à Bruxelles un rassemblement de soutien à la famille de Lamine Banguora, tué par la police le 7 mai 2018 (voir notre article). La famille Bangoura n’a toujours pas pu enterrer Lamine. Le corps de Lamine est toujours détenu dans la morgue d’une entreprise de pompes funèbres de Molenbeek, celle-ci exigeant plus de 30.000 euro de la famille pour couvrir les frais de conservation du corps ces trois dernières années. Depuis la mort de Lamine, la famille Bangoura n’a jamais pu voir son corps entièrement. Quand le corps de Lamine était à l’hôpital, à Bruges, sa famille n’a pu le voir seulement dans un sac, ne laissant voir que le visage. Concernant la mort de Lamine, le parquet de Courtrai avait déclaré que l’autopsie n’indiquait aucune violence policière « excessive », ni aucune fracture ou hémorragie. Le famille a fait appel de cette décision face à la Cour de cassation qui a confirmé le non-lieu. La famille envisage désormais de porter l’affaire devant la cour européenne des droits de l’homme. Pour en savoir plus

(photo d’un précédent rassemblement)

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