La prison de Saint-Gilles et le ministère de la Justice ont été tagué dans la nuit de jeudi à vendredi pour demander au ministre fédéral de la Justice Koen Geens le retour des visites hors surveillance (VHS) dans les établissements pénitentiaires.  « VHS Now! » et « Koen, rends les visites ! » ont été inscrits à l’entrée des deux bâtiments. Les détenus et leurs proches ont dû supporter l’interdiction des visites puis le prolongement de l’imposition d’une vitre de plexiglas empêchant les contacts physiques. Le manque de considération des familles dans la gestion des visites pendant la crise sanitaire a été flagrant.

Le tag sur la prison

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Après deux jours de forte contestation et de violences, le gouvernement serbe a annoncé ce jeudi 9 juillet renoncer à mettre en place un couvre-feu le week-end. Mais en contrepartie, il interdit les rassemblements de plus de 10 personnes, et donc les manifestations. Car chaque soir, à Belgrade, des milliers de manifestants se retrouvent devant le Parlement. Le déclencheur de la colère a été le projet de couvre-feu le week-end envisagé face au retour massif du coronavirus dans le pays. En juin dernier, le gouvernement a accéléré la levée du confinement pour organiser les élections législatives, que le Parti serbe du progrès (SNS), parti du président, a alors aisément remporté. Depuis, la Serbie dénombre près de 300 nouveaux cas par jour contre 50 il y a un mois.  Le pays se retrouve désormais dans une situation catastrophique: les hôpitaux sont saturés et le gouvernement a décrété l’état d’urgence sanitaire dans de nombreuses villes, dont Belgrade. Depuis, les Serbes manifestent contre le gouvernement qu’ils jugent être responsable du rebond de l’épidémie. Mardi 7 juillet, ils ont fait irruption dans l’enceinte du Parlement. La police a alors lancé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule qui a répondu en jetant des projectiles. De nombreux blessés sont à répertorier du côté des forces de l’ordre et des manifestants.Les affrontements à Belgrade

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Mercredi 1er juillet, plusieurs centaines de personnes se rassemblaient à Toulouse contre le plan d’annexion de la Cisjordanie à l’appel d’une vingtaine d’organisations dont le Collectif Palestine Vaincra et le Secours Rouge Toulouse. Franck Touboul, président du CRIF Midi-Pyrénées, a vivement réagi dans les médias locaux face à ce succès et à son échec de faire interdire cet événement par les autorités. A plusieurs reprises, il a violemment diffamé et menacé les membres du Collectif Palestine Vaincra. Il a été publiquement soutenu par Jean-Luc Moudenc, maire de la ville de Toulouse. Ils leur reprochent notamment une campagne dynamique contre le jumelage Toulouse Tel Aviv, leur soutien à Georges Abdallah et des liens présumés avec le Front Populaire de Libération de la Palestine. Voir le communiqué du Collectif Palestine Vaincra.

Samedi 4 juillet, une manifestation de 900 personnes s’est tenue à Itxassou pour soutenir Mikel Barrios. Arrêté en 2017 en Allemagne puis remis en liberté sous contrôle judiciaire, Mikel Barrio était en procès pour appartenance à l’ETA. En juin 2020, il a été condamné à cinq ans de prison et dix ans d’interdiction du territoire français. Il est emprisonné à la prison de Mont-de-Marsan depuis le 29 juin. Plus d’infos ici.

Plus de 900 personnes pour soutenir Mikel Barrios à Itxassou

Le 5 juin 2020 à 14h30, le tribunal de district d’Augsbourg a condamné un militant araméen du Mouvement populaire révolutionnaire Suryoye pour violation de la loi sur les associations. Il a reçu une amende de 1800,00 € pour avoir publié sur son mur Facebook, l’événement d’un concert du Grup Yorum qui avait lieu en Syrie. Il a fait appel de sa condamnation. Les militants du Mouvement populaire révolutionnaire Suryoye sont régulièrement la cible d’attaques de la part des autorités allemandes pour leur résistance contre le régime turc d’Erdoğan (voir notre article). Plus d’infos ici.

Un militant araméen condamné pour avoir posté un événement du Grup Yurum sur Facebook

Un militant araméen condamné pour avoir posté un événement du Grup Yorum sur Facebook

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Samedi 4 juillet, le groupe de soutien de Pablo Hasél a organisé des rassemblements de soutien et de solidarité dans plusieurs villes de Catalogne et d’Espagne. Ils demandent une amnistie pour le rappeur communiste, qui a été condamné à trois peines de prison en seulement dix jours (voir notre article). Les manifestations se sont tenues à 19h00 à Barcelone, Valence, Lleida, Tarragona, Sabadell, Banyoles et Molins de Rei. Des rassemblements de solidarité ont également été organisés dans plusieurs villes d’Espagne, comme Madrid, Séville, Malaga, Cáceres et Saragosse.

Rassemblements de soutien à Pablo Hasél dans plusieurs villes

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Samedi 4 juillet, une manifestation s’est tenue devant l’ambassade de Lituanie à Dublin pour protester contre extradition programmée de Liam Campbell vers la Lituanie. Liam Campbell est un ancien membre du conseil de l’IRA Véritable. Il a été emprisonné pendant 8 huit ans pour appartenance à cette organisation. En mai 2009, il a été arrêté à la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt européen à la demande des autorités lituaniennes, où il était recherché dans le cadre d’une enquête sur du trafic d’armes. Notons qu’il n’a jamais mis les pied dans ce pays.

Campbell est resté en prison pendant quatre ans et a été libéré en 2013 à la suite de la décision du Belfast Recorders Court de refuser l’extradition. Un troisième mandat d’extradition a été émis par l’État lituanien également en août 2013 et gardé en réserve pendant 3 ans, avant d’être envoyé à Dublin. En décembre 2016, Liam Campbell a été arrêté pour la troisième fois. L’extradition. Celle-ci devrait avoir lieu sur ordonnance de la Haute Cour de Dublin le lundi 13 juillet 2020.

Manifestation contre l'extradition de Liam Campbell

Manifestation contre l’extradition de Liam Campbell

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Mercredi 1er juillet, le ministre de l’intérieur a déclaré en Commission de l’Intérieur que la police et les services de renseignement suivaient actuellement neuf groupes d’extrême gauche et 1.315 personnes qui seraient liées à un ou plusieurs de ces groupes. La nature du suivi est déterminée individuellement au niveau du district en consultation avec tous les services. En outre, dix personnes sont actuellement enregistrées dans la base de données commune sous l’étiquette « propagandiste de la haine inspiré par l’idéologie d’extrême gauche ». Il y a peu la Sûreté de l’État prétendait ne s’intéresser qu’à une partie de l’extrême gauche qui ne regrouperait « guère plus d’une centaine de militants et sympathisants qui sont surtout localisés à Bruxelles. »

Les activités des groupes et collectifs « extrémistes » de gauche connus sur les forums Internet, les médias sociaux et les sites web sont activement surveillées. À cette fin, la police fédérale dispose d’une Unité d’orientation Internet au sein de la Direction centrale de la criminalité grave et organisée, qui est chargée, entre autres, de détecter les infractions sur Internet, y compris les médias sociaux, notamment les messages « extrémistes ». Toutes les informations jugées pertinentes sont communiquées aux structures de la chaîne de sécurité, y compris à l’Organisme de Coordination de l’Analyse des Menaces. Au niveau international, les services compétents de la police fédérale échangent activement des informations avec leurs homologues étrangers des services de police et de renseignement. Les informations peuvent être communiquées directement via des réseaux sécurisés. En outre, il est fait appel à un vaste réseau d’officiers de liaison (LO).

Le siège de la Sûreté de l'État

Les deux infirmiers qui réclamaient plus de masques en pleine pandémie (voir notre article sur le sujet) se sont vu officiellement licenciés de l’EHPAD où ils travaillaient à Toulouse. Ils avaient été mis à pied et escortés par la police hors de leur lieu de travail fin mars.

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Roland Veuillet, figure des gilets jaunes nîmois, a été condamné à un an de prison dont 6 mois fermes. Entre autres lui sont reprochés : acte d’intimidation envers une personne dépositaire de l’autorité publique, participations à un attroupement, entrave à la circulation, rébellion, outrage à personnes dépositaires de l’autorité, en l’occurrence des fonctionnaires de police dont trois se sont constitués partie civile, port sans motif légitime d’arme blanche. Assurant lui même sa défense, il a affirmé à plusieurs reprises devoir faire face à un procès politique.

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